10 août 2019

Défi #572

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Ont eu l'esprit de clocher

pas cons

 

17aout

Lecrilibriste ; Venise ; Kate ; Adrienne ; maryline18 ;

Walrus ; bongopinot ; joye ;

 

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Romane d'apprentissage : Épisode cinq (joye) pour le dissout (ha ha)

Avec l’aide de Lange le photographe, je portai plainte contre la ville de Bruxelles pour mon attaque et gagnai un gros règlement punitif qui assouvait un peu le grand heurt de me faire voler sac, jump, et l’occaze de voir l’expo au BOZAR, et tout cela sans parler d’un assassinat manqué, oh !

Je décidai alors de me reconvertir en Luxembourgeoise, c’est-à-dire Luxembourgeois belge, œuf corse…

Ah, la vie en province !  L’air frais ! Les vaches ! Les bouses ! Les poules ! Les crottes ! Les mouches ! Les moustiques ! La promenade quotidienne à la recherche de son cramique ! Ouais ! Après trente petites minutes de marche sur la pente qui menait à ma cabane de paysanne, j’étais bien prête à me reconvertir en cosmopolite.

Mais, exactement au moment où je pris cette grande décision, je passais devant une petite chapelle et décidai d’aller admirer son décorchapelle intérieur.

Bien sûr que le petit bossu obligatoire dans chaque roman d’apprentissage et qui m’ouvrait la porte s’appelait Glen-Glen. Tout le monde le connaissait et dirent tous « Ah, Glen-Glen, c’est un saint ! » Mais puisque je n’avais pas de monnaie sur moi (eh oh, le cramique, c’est pas donné !) pour lui faire un pourboire, il laissa claquer la grosse portière lourde dans mon gentil petit dos, et la douleur que cela provoqua aux fesses me fit crier très fort.

Heureusement, les trois vieilles dames qui y faisaient leur culte étaient toutes des sourdes, sinon, j’aurais eu encore des ennuis, mais là, devant l’autel, je fus tellement éblouie par une vision que je faillis laisser tomber mon cramique…eh oui, sieurs-dames, l’homme qui s’y trouvait en soutane était superbe…grand, beau, brun, barbu, des yeux noirs qui brillaient... Il sentait l’encens et le sacré. Et il s’appelait Louis…

Bon, je vous laisse deviner ce qui se passait après ce coup de foudre passionnel, mais il suffit de vous dire que Glen-Glen le bossu chassait les sourdes, peut-être parce que je trouvai, par tout hasard, encore un billet ou deux dans ma poche, et je pus faire ma confession en privé.

Malheureusement, tout n’est pas bien qui finit bien (et puis, non, c’est pas fini, on en a encore trois samedis avant la fin de ma saga, hein ?).

Hélas, oui, le lendemain, je me réveillai à la vérité…que ma nouvelle dévotion avait vendu la chapelle et fui aux Seychelles, mais pas avant de vider mon compte bancaire aussi !

Je sus aussi, grâce à son complice, le saint Glen-Glen, que ce n’était même pas un curé !

Non, hein ?

Voyez-vous, ce voyou de protestant, Louis, était - eh oui - un Pasteur et, tout comme son homonyme,  c'était un adepte de la piqûre...pécuniaire.

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La Wallonie par bongopinot

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C’est au sud de la Wallonie

Par un temps un peu gris

Que vous serez surpris

Par toute une magie

 

Au cœur de la forêt d’Ardenne

Venez visiter tout un domaine

Profitez donc de l’aubaine

Baladez vous sans peine

 

C’est un endroit exceptionnel

Au fourneau saint Michel

Regardez donc la chapelle

Et ces bâtiments traditionnels

 

Plongez vous dans un autre temps

Découvrez les métiers d’antan

C’est distrayant et enrichissant

Volez vers les traces des générations d’avant

 

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Transplantation (Walrus)

17aout

Un petit air austère, non? Entourée de son cimetière. Un peu comme les églises de l'Angleterre de l'est, sauf qu'il n'y a pas le drapeau anglais sur le toit. Non, pas l'Union Jack, le drapeau anglais.

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Bon, d'accord, en dehors du cimetière, y a pas grand chose en commun. Déjà qu'en plus, les cimetières anglais sont pleins d'herbes folles d'où essaient de dépasser de simples stèles...

Donc, mettons que j'ai rien dit et revenons au côté austère. Toiture en ardoises épaisses, murs en moellons mal taillés, on comprend qu'on l'ait passée à la chaux, sinon on l'aurait prise pour une simple excroissance du terrain !

C'est l'ancienne chapelle des frères abbés de Saint-Hubert construite en 1771 et qu'on a déménagée dans ce musée en plein air du Fourneau Saint-Michel.

Remarquez que lorsqu'un peu de soleil la dégage de la brume...

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Si, si, c'est la même, en un peu plus sympathique...

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La chapelle (maryline18)

 

Le parcours de ma promenade, toujours matinale, varie peu. Je suis contente d'en avoir décidé l'orientation, la longueur, la durée. De cette retraite en Bretagne, j'en ai rêvée et je profite de chaque instant, tatouant toutes mes impressions de douce évasion au plus profond de mon être, pour m'en rappeler plus tard, quand me viendra à nouveau l'envie oppressante de fuir le monde.

Devant la chapelle, je prends l'allée de gravier blanc. J'aime bien cette sensation de "déjà vu" qui m'accompagne, qui me rassure, au quatrième jour de ces vacances en solitaire. Je suis l'habituée du "GR improvisé", non répertorié, non précisé, sur aucune des cartes de randonnées, et où je ne croise donc absolument personne. Le paradis !

C'est décidé, demain je visiterai la chapelle aux pierres blanches. Pourquoi est-elle aussi éloignée du village ? La brume qui  semble s'y accrocher lui donne un caractère mystérieux et éveille ma curiosité. Elle paraît toutefois bien entretenue. Les vitraux latéraux ne sont que peu visibles du chemin. Je me demande pourquoi remettre la visite à demain mais non, je n'ai pas envie de retourner sur mes pas qui connaîssent, aussi bien que mon esprit vagabond, la randonnée et qui  m'emportent déjà vers la bonne odeur de pins, là bas !

Trois semaines de solitude ou je ne l'entendrai pas me demander " Qu'est-ce qu'on mange ?

Je n'en peu plus d'entendre cette interrogation ! Je crois que je deviens folle...

Et bien oui, il y a des questions qui rendent fou !

Il ne m'en croyait pas "capable" mais je me suis enfuie de ses habitudes collantes, de sa voix omniprésente, du son de la télévision et même du téléphone. Tiens, le téléphone ! Il est resté dans la valise...il peut bien sonner !

Je respire et je me sens...si bien ! Je mange tout ce qu'il n'aime pas sans l'entendre geindre, je me couche à vingt heures si j'en ai l'envie, me lève à trois ou quatre heures si ça me chante, sans devoir m'expliquer, me justifier...J'ai une paix royale !

6h00, je dévale le sentier qui m'amène à la location. J'aime sa décoration démodée, sa bonne odeur d'encaustique. Les propriétaires n'ont pas eu la mauvaise idée de remplacer les meubles rustiques par des étagères en contreplaqué ni de se défaire de tous ses objets hétéroclites pour des bibelots hideux, sans âme, venus de Chine ou d'ailleurs et c'est très bien comme ça.

En rentrant, Je prendrai une douche et m'étendrai devant l'âtre, ( j'avais lu un passage comme celui là dans un livre...) Je regarderai danser les flammes, leur offrirai ma nudité en échange d'un peu de chaleur. Je laisserai sécher chaque centimètre de mon corps en modifiant ma posture, jusqu'à ce que, fatiguées, consumées, les bûches s'endorment sur un lit de cendres tièdes.  

...

Le soleil levant embrase l'azur. J'ai le coeur qui bat. J'ouvre la porte de la chapelle. L'intérieur de l'édifice m'absorbe, m'adopte, moi, l'enfant rejetée, perdue, nomade pour toujours, à la recherche de n'inaccessible amour...Elle me tend ses bancs comme autant de bras et me berce déjà dans sa quiétude apaisante, réconfortante. Je bascule hors du temps. Sur les murs, les visages me regardent, m'accueillent, c'est comme s'ils m'attendaient et je suis là. Je leur souris .

Une fresque de pêcheurs tapisse une partie du l'aile droite. Sur la gauche, un guéridon supportent des cierges. L'un d'eux a été fraîchement allumé. Cela me surprends. Quequ'un m'a précédé. Une odeur que je reconnais flotte dans les alentours. Après quelques secondes, je l'identifie. C'est la même que celle qui impreigne les vêtements accrochés dans le hall de la grande entrée de la location. C'est un parfum d'homme, boisé, subtil, agréable. 

Le locataire du dessus est donc arrivé et sent très bon. Mes vacances ne font que commencer... Je souris d'avoir de telles pensées quand un "Bonjour", me fait sursauter. Je me retourne, l'homme, qu'un coin d'ombre dissimulait, m'apparaît. Son regard cherche le mien. Il savoure ma surprise.

 

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Wallonie, Wallonie! (Adrienne)


 - Ça ne va plus être possible! dit Monsieur Neveu tout à coup, avec cet air péremptoire et sans pitié qu’on peut avoir à vingt ans. Ça ne va plus être possible de t’emmener en vacances !

La mère de l’Adrienne en reste un long moment sans voix.

C’est vrai qu’elle fait parfois de drôles de choses, traverser sans regarder, se perdre dans la foule en continuant droit devant elle, comme si elle était seule au monde. C’est vrai qu’il faut l’avoir tout le temps à l’œil, comme un enfant. Sauf que ce n’est pas un enfant et qu’elle ne se laisse pas commander.

- C’est vous qui marchez trop vite, finit-elle par dire d’un ton accusateur.

C’est chaque fois son même système de défense.

- Tu vois bien, dit en riant l’Adrienne à Monsieur Neveu, que j’ai raison et que l’an prochain, au lieu de faire un voyage à l’étranger, on ira dans les Ardennes belges ;-)

Voilà bien trois ans qu’au moment du choix de la destination, l’Adrienne propose la Wallonie et que Monsieur Neveu répond Amsterdam, Copenhague, Berlin, Budapest, Prague.

Sans doute la Wallonie n’est-elle pas assez instagrammable à ses yeux ;-)

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Il suffisait (Kate)

 

Il suffisait 

Que j'entende 

Parler d'Islande

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Que la neige

M'évoque la Norvège

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Pour que le moindre aède

Me transporte en Suède

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Il suffisait

D'un mot

D'un bateau

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Pour que s'emballent mes chevaux

Même si des celtiques bardes chantent faux

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Il suffisait

Qu'on me raconte

Une histoire

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Un conte

Une légende de vierge noire

Pour que mon imagination

S'envole dans l'espace le temps

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L'histoire des religions

Comment les hommes depuis si longtemps

Ont écrit ont parlé

Quels textes les ont charmés

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 Photos de l'auteur, août 2019 et mai 2018 pour la Vierge Noire du Puy (43)

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La chapelle (Venise)

 

La chapelle est introuvable, les routes qui y mènent

Sont impraticables pour ceux qui haïssent la lenteur. Dans le paysage, elle surgit comme crayonnée de gris , espiègle ,comme un nageur perdu dans l’écume des jours ..

C’est qu’elle en a vu du haut de ses vieilles pierres des pélerins !!

Elle a gardé en suspension dans l’air toutes les espérances des hommes sans rien ne promettre à personne.

Pourtant quelque chose peut-être doit s’entendre ici puisqu’ils reviennent tous.

C’est sa présence humble, son cœur léger de pierre et son inimitable façon d’être éternelle peut être.

Qui a donc posé ici la première poutre ?

Elle sourit à ces questions et me répond

Connais-tu l’inventeur du liseron ?

Mes questions tombent dans le puits de la falaise où elle s’adosse.

Alors j’apprends à faire silence, c’est tout ce qu’elle me demande.

 

À peine jetée à l’intérieur je me trouve au cœur de son trésor de silence.

À peine la porte fermée et on se trouve au XIII siècle sans bagage nue comme un vitrail.

 

Soudain toutes les portes s’ouvrent, les étoiles sont à la meilleure place, les bancs recroquevillés

Applaudissent, une rose trémière atterrit sur mes pieds.

 

Je suis venue une seule fois ici, maintenant je sais que je me trompais.

Tout était inaudible dans ce monde où je vis  

Je suis revenue inondée par ce parfum ancien

Je peux maintenant commencer à vivre ..

 

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La chapelle de Fromental (Lecrilibriste)


L'air est pesant ; le ciel assombrit d'anthracite bleuté son humeur d'orage et le vert végétal s'avive sous le souffle de la colère qui gronde ; le rouge monte aux pétales des pois de senteur qui courent sur l'antique mur moussu  mais le lierre grimpé à l'assaut du vieux tilleul chuchote la mémoire d'un lieu empreint de calme et de paix.
Autour de la chapelle, le silence s'habite peu à peu, bruissements, crissements, bourdonnements, gazouillis.
Ecoutez la caille !  Elle margotte au cœur du champ de blé.
Voilà le merle qui répond, grisé par l'odeur sucrée du tilleul en fleurs tandis que les hirondelles en quête de quelque moucheron à gober intensifient leur vol de chasse et leurs cris stridents en rasant le sol.
 Les abeilles ont élu domicile dans les trous des murs et s'activent en va et vient besogneux pour engranger les pollens  des fleurs de la Saint Jean.
Au campanile, la cloche attend le prochain rendez-vous pour carillonner la vie qui s'écoule et le minuscule cimetière materne les âmes endormies attendant sereinement le bouquet de fleurs des champs qu'un prochain visiteur déposera sur une stèle enherbée.
Le  cadran solaire marque d'une ligne d'ombre l'heure du temps qui passe inexorable.
Combien de pas ont-ils foulé les marches pour en user ainsi la pierre ?
Combien de mains ont-elles poussé la lourde porte de chêne pour prier un instant ?
Combien de pèlerins, en marche vers Compostelle se sont-ils reposés un moment au calme, sur le banc de pierre, embrassant le même paysage qui est devant nos yeux, avant de  poursuivre leur chemin ?
Un visage de pierre au relief estompé par les années sait.  Il veille, surplombant le porche.
Son regard semble perdu vers le lointain en quête d'un temps où  les processions s'acheminaient vers la chapelle romane et les prières des rogations montaient avec foi vers le ciel pour invoquer Dieu d'avoir de belles récoltes.
Fromental, n'est-ce pas un nom de froment, de pain, un nom de faim, un nom de quotidien, un nom de paix, un nom de vie ?

Le bruit des sept marches grimpées à toute vitesse interrompt ma contemplation. .. Une petite fille brune entre en courant  dans le minuscule cimetière, un bouquet de coquelicots à la main. Je luis souris. Elle me sourit.  
J'entends sa mère qui l'appelle «Mary ! Mary,  mais enfin Mary , Attends moi !
Mais Mary n'attend pas.  Elle court et s'arrête  devant une petite tombe envahie de lierre où elle pose son bouquet.
« Tiens Marie, c'est pour toi ». Puis, aussi vite qu'elle est entrée,  elle court rejoindre sa mère qui presse le pas sur le chemin.

Curieuse,  je m'approche pour lire le nom sur la stèle. Il est presque effacé, mais en passant mon doigt sur chaque lettre,  je  décrypte :  Marie, 1780 – 1787.  
Les coquelicots font comme un nez rouge de clown au milieu de la chevelure de lierre, et ça m'amuse !
Qui était donc cet étrange petit personnage  si tôt disparu ?

Toute la soirée, mon esprit a vagabondé,  imaginant quelle histoire pouvait bien unir ces deux-là …
Le prénom était le même ….  Marie...
Quel lien avec ce passé enfui  demeurait-il si vivace  ?
Quel fil nous unit à nos chers disparus ?  
Quel fil nous relie  aux générations précédentes, nous relie à « l'avant nous », nous relie au passé ?  
 Le mystère est là. Il  ne se laisse pas percer, mais il bat au cœur de toute vie !

Aujourd'hui, la porte est close. Pour entrer dans la chapelle de Fromental, il faut prendre rendez-vous.
Les temps ont changé mais Dieu n'est pas mort ! Il est mystère au cœur de toute vie !

Fromental 2

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