03 août 2019

Défi #571

17aout

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Des instants de vie, sur papier glacé. (maryline18)

 

Emprisonner tous nos instants de bonheur, tendre le filet lumineux de l'appareil pour les attirer, les attraper, quand ils déploient leurs ailes, comme autant de papillons qu'on ne laissera plus s'envoler. Les épingler ou les mettre sous verre. Prolonger à l'infini les frissons que nous procurent leur beauté, leurs  couleurs. Capturer toutes leurs vibrantes joies éphémères... 

Le défi est de taille pour les aventuriers des temps modernes, les nostalgiques des moments merveilleux, les adeptes des : " c'était mieux avant ", les collectionneurs des douceurs périmées et des sourires évaporés.  Peu importe le flacon, pourvu qu'on en ait l'ivresse...Enfouies dans une simple boite en fer, elle même rangée au fond d'un placard, ces photos attendent le bon moment pour être savourées à nouveau, comme une bonne liqueur, lentement, seul ou à plusieurs.

Précautionneusement, dans un album dernier modèle, figées, tout comme les émotions multiples qu'elles conservent, posées sur un papier cartonné, on les recouvre avec délicatesse, telles des pépites fragiles, du plastique protecteur. Cette fois, le temps n'aura pas le dernier mot, le bonheur sera préservé. Les photos restent là, émotions mortes, joies empaillées, comme s'il fallait cette matérialisation pour ne pas oublier que ce qui donne tellement de sens à la vie, c'est l'amour qui s'en dégage.

Hélas, il suffit parfois, d'un regard sur ces joies d'hier, oui, d'une seule de ces photos assassines pour vous faire éclater le coeur et pour en faire jaillir des rivières.

Toutes les occasions sont pourtant bonnes pour "faire sortir le p'tit oiseau". De la rencontre de "l'autre", au défilé des saisons et des fêtes, des mariages aux vacances, des naissances aux anniversaires, ces belles photos, si précieuses nous rassurent, donnent plus de sens à l'énergie déployée en toutes circonstances. Elles attestent que nous sommes bien en phase avec une époque où l'image tient une place primordiale.

Et puis un jour, arrive le point de non retour. Ce jour-là, le bonheur sur papier glacé ne vous réchauffe plus le cœur mais dangereusement, vous écorche et vous fait détourner le regard. Alors, vous baissez la garde et les sourires, les yeux pétillants, les joues rosies, tout, vous prenez TOUT en pleine face comme un violent coup. Sonné, c'est le "KO".

Un silence implacablement lucide de fin du monde vous traverse alors. Pour pouvoir réagir Il faudra attendre la tempête salvatrice, celle qui déchire les espoirs et toutes les promesses bruyamment ( celles bêtement signées mais aussi, plus dévastatrices, celles, implicites, dont la quantité augmente au fil des jours, au fil de la confiance qui accompagne l'abandon de soi ). Que faire quand tout est cassé, abimé, saccagé, si non établir le dernier état des lieux et récupérer l'essentiel, le minimum vital, avant de reprendre la route.

Pour soigner l'intérieur, se remplir d'extérieur... en inspirer chaque molécule d'oxygène, jour après jour, panser ses blessures et se laisser griser par cet air léger du renouveau, du nouveau "moi". Accepter ses nouvelles cicatrices comme autant de preuves incontestables que l'on est vivant, toujours vivant ! Mes émotions les plus violentes, mes flashs les plus éclairés restent coincés dans ma réalité intime. Dans cette partie de moi, ils ne jaunissent pas, ne se perdent pas lors d'un déménagement, d'un tri sélectif, d'une liquidation spontannée de la vie...d'avant. Oui, parce qu'il y a tant de vies dans une parfois...

A l'inverse de ces poupées gigognes, de plus en plus petites, j'espérais que mes vies successives seraient de plus en plus grandioses ! J'ignorais que le véritable chemin qui était à faire, l'était au centre de mon être et qu'il était sans fin.

Toutefois, il suffit parfois d'une chambre noire ou juste sombre, pour que se développent les clichés de mon imagination, à l'infini. Je t'imagine dans un tricot et en pantoufle, traînassant un livre à la main... ou encore devant la télévision, l'air faussement intéressé, rêveur...L'autre jour, tu m'as accompagné au bord de la mer ; le panorama était sublimé par ta présence à mes côtés. Tout ce que je partage avec toi est plus beau, plus pétillant, plus troublant... Je voulais encore y rester longtemps, comme toujours, mais tu étais grognon, tu avais raté ton feuilleton...Je t'aime aussi quand tu es grognon.

Tu ne pourrais pas avoir ta place dans un album car tu as un visage interchangeable, une existence malléable, un passé flou et un avenir trop lumineux pour apparaître net à ma réalité objective. Tu es le phare qui éclaire mon intuition, mon rayon d'espoir, la preuve chimérique qu'il existe quelque part, cet "autre" qui me ressemble tellement, qui me comprend sans effort, presque sans parole. Je te réinvente chaque jour avec ma propre sensibilité.

J'ai perdu le goût des photos si ce n'est celles des paysages, ces dernières m'offriront toujours leur beauté et leur réconfort.

 

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Photo de famille par bongopinot

PICT0008

 

Une très belle photo de famille

Une mamy un papy et leurs trois petites-filles

Réunis pour un chouette anniversaire

Regardez et profitez de leurs sourires sincères

 

Et ressentez le passage de tout l’amour

Qu’il y avait ce magnifique jour

Et moi j’adore tous ces moments

Qui nous donnent tant de souvenirs charmants

 

Et tous ces instants importants que l’on imprime

Pour que jamais ils ne se perdent dans l’abîme

Et pour que l’on se rappelle sans fin les cris de joie

Qui mettent tous les cœurs sur la bonne voie

 

Profitons donc à fond de ceux que l’on aime

Car l’amour doucement se sème

Pour que nos enfants nos petits-enfants le récoltent

Et accèdent à une vie qui danse et virevolte

 

Le temps a passé les petites ont bien grandi

Entre équitation musique cirque et photographie

L’enfance doucement tranquillement s’éloigne

Mais leurs grands-parents toujours les accompagnent

 

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Romane d'apprentissage : Épisode quatre (joye)

Ah oui, mes jours de chapelière à Edinburgh étaient bien joyeuses, jusqu’à ce que ma rencontre avec le photographe célèbre Lens-Michiel Schoutpixx de Kleding qui m’invita à Bruxelles pour son expo au BOZAR.

Malheureusement, pendant que j’attendais le feu pour traverser le Konigstraat, quelqu’un qui criait « C’est pour Rubino ! »  me poussa devant le tram 92, direction Schaarbeek !

Comment pouvais-je savoir, chers lecteurs, que le nouveau petit-ami de mon ex-beau-fils italien dans l’épisode deux était descendu du célèbre assassin manqué du roi Léopold II ? Ben non, voyons !  Je ne pouvais pas le savoir, pas plus que je peux maintenant vous raconter comment je pus me retrouver, votre fidèle Romane, saine et sauve suivant ce tram-drame-trauma (oui, hein, c’est du bon belge !) au toit du musée des instruments, à siroter une Zoevel restaurative.

Tout ce que je sais, c’est que l’addition avait été payée par une bonne Samaritaine belge, à ne pas confondre avec le grand magasin défunt et maintenant japonais à Paris. Quand je lui demandais son nom, la serveuse me passa une feuille de tilleul sur laquelle était écrit « Bisous ! »

Waouh, hein ?

Surtout puisque je me rendis compte que mon assassin manqué à moi que j’avais avait volé mon sac et, pire, mon jump, le saligaud !

Je descendis alors dans la rue afin de chercher je ne sais pas quoi, au juste, quand je vis l’atelier d’un photographe – non, pas celui de Schoutpixx de Kleding, hélas, mais bien un autre, le célèbre Lange Nie-Gheziegn. J’entrai dans son studio où je vis une jolie photo d’une toffamille en train de fêter quelque chose.

-          Mais qui c’est ? criai-je, impatiente de savoir qui c’était.

-          Vous ne les reconnaissez pas ? me répondit Nie-Gheziegn. C’est « Arthur », son épouse « Pépita », et leurs petites-filles Élisabeth, Éléonore, et Maria Laura.

Et puis le photographe me fit un grand clin d’œil, tout comme le prétendu « Arthur » sur la photo.

-          Non ! Mais ! Vous voulez dire que c’est … ?

-          Bah oui, hein, et savez-vous pourquoi la petite-fille à gauche est tellement heureuse ?

-          Parce que c’est elle la prochaine reine des Belges ?

-          Exact !  Vous ne croyez pas que je photographie n’importe qui, hmm ?  

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La vie parfois est étrange (Walrus)

PICT0008

Lors de mes études de chimie, j'avais une condisciple avec qui je filais... la parfaite amitié.

À la fin de nos études, nous avons craint ne plus jamais nous revoir, mais la vie en a décidé autrement : nous sommes tous deux venus habiter la région bruxelloise et elle a fini par épouser... un de mes collègues et ils ont acheté une maison dans la commune que nous habitions.

Nos premières filles sont allées ensemble à l'Athénée et sont devenues les meilleures amies du monde, si bien que la fille de mon ex-condisciple passait beaucoup de son temps chez nous. C'était à un point tel que je l'appelais ma deuxième fille et que lorsqu'elle a décidé d'épouser un Portugais, elle nous l'a amené avant de lui faire rencontrer ses parents.

Quand elles ont eu à leur tour des enfants, nos filles se sont choisies mutuellement comme marraines (et leurs époux comme parrains) au gré des naissances.

Je rencontre donc régulièrement ma "deuxième fille" chez la première parce qu'elle est de toutes les fêtes familiales depuis  plus de vingt ans et c'est donc sa fille, Clara, qui sur la photo est encadrée par mes deux petites-filles.

Bien sûr, aujourd'hui, dix-sept ans plus tard, je ne l'assieds plus sur ma cuisse droite (ni sur la gauche d'ailleurs).

Comment ?

Ma copine ?

Elle habite la même rue que ma fille, nous nous croisons quelquefois...

 

 

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Vive la famille ! (Joe Krapov)

DDS 570

Je m’appelle Albert Camus, comme l’autre, mais je n’ai jamais écrit de roman ou de pièce sur Caligula et je ne suis pas philosophe pour un sou. Je suis inventeur de jeux de société.

C’est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien de cette soirée chez mon oncle Jean-Claude et ma tante Adrienne. Ils habitaient alors avenue Louise à Bruxelles et j’étais de passage par-là pour aller vendre nos derniers jeux sortis au «Brussels game festival» comme on dit en flamand (ou en wallon, je n’ai jamais été doué pour les langues).

Je ne sais plus de laquelle de leur petite fille on fêtait l’anniversaire, justement le soir où ils m’avaient invité. Coumarine ? Pivoine ? Ou Emilie qui est devenue célèbre plus tard en étant la première actrice capable d’interpréter au théâtre le rôle de Madame Chapeau sans que le public ne voie qu’il ne s’agissait pas d’un homme travesti.

Peu importe. La soirée a été très gaie parce qu’après l’indigestion de gâteau au chocolat on a joué au jeu des sept familles modernes dont j‘avais amené un prototype. Qu’est-ce qu’on a pu rire avec ces tirades improbables :

- Papy, dans la famille Minquien, je voudrais le promeneur.
- Pioche !
- Dans la famille Toutélectrique, Coumarine, je te demande « ton kéké en segway ».
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ta mère en trottinette »
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ton papy en hybride »
- Pioche ! A mon tour. Albert, dans la famille Gravuredemode je voudrais « la pineupe décolletée mais pas touche !»
- Tiens !
- Je voudrais maintenant « Grand-mère Brigitte cougar en string » !
- Tiens ! La peste soit de cette gamine elle va me piquer toutes mes cartes !
- Je voudrais aussi « La mère s’habille en Prada » !
- Alors non, ça ce n’est pas possible ! Aujourd’hui maman est morte ! Pioche ! A mon tour !

A la fin de la partie on est allé coucher les gamines et j’ai terminé la soirée avec tante Adrienne et oncle Jean-Claude à boire de leur excellent vin de Porto et à disserter sur les qualités littéraires inégalables selon eux de Marcel Proust, d’Amélie Nothomb et de Fred Vargas.

***

A la relecture de cette note manuscrite jointe à cette photo dans l’enveloppe quelque chose me semble clocher. C’est pourtant bien mon écriture mais… je suis sûr et certain que je n’ai jamais eu de famille en Belgique.

Qui plus est je ne m’appelle ni Albert ni Camus. Mon prénom est Georges, mon nom est Lesaint et avant de venir dans cet endroit j’étais sous-lieutenant au 99e régiment de dragons à Mourmelon-le-Grand.

- Qu’est-ce que je dois faire, maintenant, Madame ?


DDS 569 124220413- Ouvrez une autre enveloppe, monsieur Krapov ! me répond l’animatrice de l’EHPAD. Et laissez-vous aller pour écrire ce que vous inspire cette photo-ci.

Devant l'image des deux filles avec un gant de vaisselle jaune sur la tête j’ai commencé :

- Je m’appelle Célestine Bongopinot et j’habite Edimburgh. C'est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien...

DDS 570

Je m’appelle Albert Camus, comme l’autre, mais je n’ai jamais écrit de roman ou de pièce sur Caligula et je ne suis pas philosophe pour un sou. Je suis inventeur de jeux de société.

C’est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien de cette soirée chez mon oncle Jean-Claude et ma tante Adrienne. Ils habitaient alors avenue Louise à Bruxelles et j’étais de passage par-là pour aller vendre nos derniers jeux sortis au «Brussels game festival» comme on dit en flamand (ou en wallon, je n’ai jamais été doué pour les langues).

Je ne sais plus de laquelle de leur petite fille on fêtait l’anniversaire, justement le soir où ils m’avaient invité. Coumarine ? Pivoine ? Ou Emilie qui est devenue célèbre plus tard en étant la première actrice capable d’interpréter au théâtre le rôle de Madame Chapeau sans que le public ne voie qu’il ne s’agissait pas d’un homme travesti.

Peu importe. La soirée a été très gaie parce qu’après l’indigestion de gâteau au chocolat on a joué au jeu des sept familles modernes dont j‘avais amené un prototype. Qu’est-ce qu’on a pu rire avec ces tirades improbables :

- Papy, dans la famille Minquien, je voudrais le promeneur.
- Pioche !
- Dans la famille Toutélectrique, Coumarine, je te demande « ton kéké en segway ».
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ta mère en trottinette »
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ton papy en hybride »
- Pioche ! A mon tour. Albert, dans la famille Gravuredemode je voudrais « la pineupe décolletée mais pas touche !»
- Tiens !
- Je voudrais maintenant « Grand-mère Brigitte cougar en string » !
- Tiens ! La peste soit de cette gamine elle va me piquer toutes mes cartes !
- Je voudrais aussi « La mère s’habille en Prada » !
- Alors non, ça ce n’est pas possible ! Aujourd’hui maman est morte ! Pioche ! A mon tour !

A la fin de la partie on est allé coucher les gamines et j’ai terminé la soirée avec tante Adrienne et oncle Jean-Claude à boire de leur excellent vin de Porto et à disserter sur les qualités littéraires inégalables selon eux de Marcel Proust, d’Amélie Nothomb et de Fred Vargas.

***

A la relecture de cette note manuscrite jointe à cette photo dans l’enveloppe quelque chose me semble clocher. C’est pourtant bien mon écriture mais… je suis sûr et certain que je n’ai jamais eu de famille en Belgique.

Qui plus est je ne m’appelle ni Albert ni Camus. Mon prénom est Georges, mon nom est Lesaint et avant de venir dans cet endroit j’étais sous-lieutenant au 99e régiment de dragons à Mourmelon-le-Grand.

- Qu’est-ce que je dois faire, maintenant, Madame ?


DDS 569 124220413- Ouvrez une autre enveloppe, monsieur Krapov ! me répond l’animatrice de l’EHPAD. Et laissez-vous aller pour écrire ce que vous inspire cette photo-ci.

Devant l'image des deux filles avec un gant de vaisselle jaune sur la tête j’ai commencé :

- Je m’appelle Célestine Bongopinot et j’habite Edimburgh. C'est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien...

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Il avait suffi (Kate)

Il avait suffi

Il avait suffi

Que ce doudou

Tomba

Et que je grimaça

 

Il avait suffi

Que mamie s'esclaffa

Et que papy 

Fort me serra

 

Il avait suffi

Que le photographe

Capta 

Ce moment-là

 

Pour qu'aujourd'hui l'on croit

Que la joie

Ce jour-là

Ne m'irradia pas

 IMG_20190730_090208

Photo de famille, mai 2000

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Conversation entre papy, mami et les enfants (Venise)

 

C’est quoi le bonheur papy ?

C’est ce toit sous lequel nous sommes réunis.

Ce sont vos éclats de rire , et la peur de vous quitter qui s’éloigne.

Bon les enfants arrêtez vos questions je vais me faire un nœud au cerveau .

Grand-mère ne veut plus que tu ouvres la porte aux défiants en déroute elle parle de crash philanthropique c’est quoi papy

Philantro quoi demande grand-pére qui fait la sourde oreille ?

v

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Quatre ans (Lecrilibriste)


Ô souvenirs, souvenirs
quand tu surgis soudain
comme un boomerang tu reviens
dans une page d'album photo
te rapp'ler un truc rigolo
pris sur le vif fort à propos

T'avais quatre ans, tu t'en souviens ?

Comme il était beau le gâteau
sa couronne en pâte d'amande
son beau glaçage en chocolat
planté de quatre bougies
et de neuf  fusées lumineuses
qui devaient faire la sarabande
quand j'aurais fait un voeu
et  soufflé les quatre d'un coup
pour qu'il se réalise mon voeu
et que je l'aie mon petit chien

J'avais quatre ans, je m'en souviens

Mais qu'avaient-ils donc tous à rire
à rire, mais à rire aux éclats
papy, mamy, et les deux folles
qui, de joie en levaient les bras ...
De rage j'en serrais les poings
baissais la tête dans mon coin
Ces foutues bougies s' rallumaient
et ne voulaient pas s'éteindre
je soufflais, je recommençais
pensant à mon petit chien
qui disparaissait peu à peu
Et ça les faisait bien rire, eux
 
J'avais quatre ans, je m'en souviens !
Et je l'ai eu, mon petit chien ...

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