Eh oui, deux fois veuve dans la même histoire, c’est pas la veine !  Je quittai donc ma Bordighera adorée à la recherche de nouvelles aventures, mais pas avant de vendre le resto et me transformer en modiste.  Les bouteilles qui pendaient du plafond me servirent d’inspiration et mes nouvelles créations faites de paille firent de moi une célébrité – jusqu’à ce que l’ancien amant de mon beau-fils me traite de copiste. Comment pouvais-je savoir que ce stupide panier tissé de paille qu’il portait sur la tête était son idée à lui, je vous le demande ?

Bon, fatiguée par une telle épreuve – ce n’est pas tous les jours qu’on soit traitée d’assassine et de fraude en même temps, hein ? – je décidai de changer de climat.

Alors, c’est à Edinburgh, une ville très cool, que j’établis ma boutique tout près de la cathédrale St Gilles, dans une close (non, la rue, pas la maison ! OH !) qui s’appelait « Coquelanne ».  Oui, non, je ne vous mens pas ! 

C’est là où je créai mon plus grand succès, que j’appelais la Kret’,  un chapeau rigolo fabriqué des gants en caoutchouc que j’avais gardés de mes jours à laver les plats à l'établissement de mon pauvre Otto défunt.hail a cab

Je ne sais pas pourquoi ces petits chapeaux étaient si populaires, mais j’étais bien contente que tant de touristes deviennent « Krétins ». Superbement utiles pour héler un taxi ou un bus ou attraper le bouquet quand la mariée le jette. 

Et puis, si l'on n'a plus de sous lors d'un voyage, extra pour trouver un petit boulot comme plongueuse, quoi. On ne sait jamais où cela mènera...moi, Romane, votre héroïne estivale, en suis la preuve !

Allez, je sais, personne ne meurt dans cet épisode…à part un lecteur ou deux qui en meurent de rire ? Non. Bon. Peut-être à la semaine prochaine.

Jusqu’alors, une petite compil’ par une touriste ricaine qui passa ici à Edinburgh l’année dernière, et non, elle ne fut pas Krétine…fallait qu’elle garde ses sous pour le transport, l'entrée au château, les cartes postales, et du haggis…