22 juin 2019

Défi #565


Penchons-nous sur le

Lampadaire

 

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Consigne d'écriture : chanson en kit (Joe Krapov)

Voici les éléments de base pour composer une chanson dans laquelle on entendra beaucoup les sons « K » et « T » :

Les personnages :

Un noble d’origine russe prénommé Igor
Des prostituées d’âge avancé
Des jeunes femmes minces bien mises sur elles
Un comte qui porte une toque
Un chien qui ressemble à Bill, le chien de « Boule et Bill »
Des fêtards qui braillent des chansons paillardes

Les accessoires :

Un tas de tickets de quai
Un réveil vermeil
Des aiguilles à tricoter
Une bouteille de vodka

Le décor :
Le bar de la gare de n’importe quelle ville

Vous avez une heure, comme chaque mardi. Comment cela « Vous avez déjà fini » ? Comment cela « Ca existe déjà » ? 

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Do it yourself (Walrus)


Il y a bien longtemps de celà, lorsque quelques Français aventureux, propriétaires d'une des voitures mythiques de leur pays,

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se risquaient à débarquer en Perfide Albion, ils se voyaient parfois poser une étrange question :

"Vous l'avez construite vous-même ?"

C'est que dans les pays anglo-saxons, les kitcars ont toujours été en vogue.

On en trouve toujours aujourd'hui, mais ne vous précipitez pas : en France ou en Belgique, même si vous avez deux mains gauches, il vous sera plus facile de la construire que de la faire homologuer !

 

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Ma mémoire en kit par bongopinot

 

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Dans mon grenier
Je stocke mes pensées
Mes images ensoleillées
Mes douleurs éveillées

Mais dans cet espace
Une ombre rode
Et je dois y faire face
Mais la peur me taraude

Tout y est en désordre
Mes larmes d’enfance
L’odeur de la cendre
Mes cris d’angoisse

Alors je note sur un feuillet
Tout ce qui arrive dans ma tête
La mer les vagues les galets
Et tous ces jours de fêtes

L’école le sourire de ma mère
Ma première voiture vert pomme
Mes amis mes adversaires
Mes enfants mon royaume

Doucement je reprends mes esprits
Je rallume le rythme lent de ma vie
Me reviennent tous les souvenirs enfouis
Ma mémoire en kit enfin se reconstruit

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kit littéraire : mode d'emploi (joye)


mode d'emploi

 

6. Recopiez-le si la photo est trop petite :

je suis

métal ordinaire

la chaleur

sur ma

langue

malade

excite

quelque paradis

depuis ce matin

rose torride

 

7. Envoyez le poème du kit au poème de Kit.

game-of-thrones-jon-snow

avec un petit mot qui dit :

Tu sais rien, Kit du kit.

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Amazon.com (Venise)


Mon cœur était sorti de cette relation amoureuse fragmenté.

v

Un vrai désastre m’avait annoncé mon cardiologue.
Mon flot de paroles et de questions décousues attestaient de mon état presque schizophrénique.
Mon cœur dévoilait mon errance géographique.
Je ne pouvais me résoudre à mourir, je commandai alors un cœur en kit à Amazon.com.
Une boite perlée d’or est arrivée par la poste lundi.
J’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de mon nouveau  cœur.
Quand j’étais jeune mon cœur écrivait ma vie tout seul je n’en étais pas le maitre mais là devant la notice je me rendais compte de mon pouvoir .
À la première question voulez-vous entendre battre votre cœur ?
J’avais répondu oui
La notice poursuivait
Voulez-vous entendre battre votre cœur comme un petit moulin ou comme le vent qui brasse les ailes d’un ange ?
La question méritait réflexion .
Êtes vous enclin à revivre une histoire d’amour ?
Là j’étais plus hésitante.
Si vous hésitez disait la notice , détruisez la chambre deux qui se situe entre la valve droite et l’oreillette.
Non après réflexion je voulais rencontrer quelqu’un qui m’aime comme une rivière qui me désaltérait
Le cœur est prévu pour avoir le souffle coupé mais pas pour recevoir un poing de marbre dans votre poitrine poursuivait la notice. .
Il faudra rester prudent dans vos relations pour ce faire, installez le cœur bien à gauche de votre poitrine.
Je suis revenue au monde comme une enfant qui presse son visage contre la vitre.
On pouvait encore aimer après avoir perdu son cœur.


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Une si belle journée ! (maryline18)

 

Calée sur le siège de ma voiture refuge, j'appuie un peu plus sur l'accélérateur.

La radio passe une chanson nostalgique de Maurane, j'augmente le son et ses regrets s'insinuent jusque dans mes entrailles, à me faire mal. Il faut souffrir pour tuer, peu à peu, la douleur cachée. La journée est si belle, est-il inconvenant d'être triste alors qu' il fait si beau ?

Je manque d'air, j'étouffe. J'ouvre ma vitre. Un courant d'air fou s'engouffre et me gifle la face sans ménagement. J'accuse le coup et monte le son encore un peu plus. La départementale se déroule devant moi comme un jeu de piste à travers la campagne vallonnée. J'accélère encore, la vitesse me grise. Mes mains serrent un peu plus le volant.

Il suffirait d'un écart, d'une seconde d'inattention, d'une maladresse pour en finir avec cette tristesse...On incriminerait une fois encore l'imprudence et tout rentrerait dans l'ordre, dans les statistiques. Je leur offrirais ma mort en kit. Il ne leur resterait qu'à rassembler les morceaux, qu'à reconstruire la chronologie d'un accident banal. Tous ces étrangers à mon chagrin, continueraient leur chemin, accusant au passage la fatalité ou bien mon inconscience.

La journée est si belle, serait-il inconvenant de mourir alors   qu'il fait si beau ? Je croise des femmes, des hommes, des familles, des couples...Leurs visages passent trop vite pour pouvoir y lire quelqu' humeur. Sont-ils heureux, malheureux, confiants, inquiets, résignés, amoureux ? La belle voix de Maurane, comme venue de là haut, berce mon coeur et je chante avec elle son amour perdu.

J'avale les kilomètres, je rejoins les nuages qui m'attendent au sommet de chaque côte. Je plane et les platanes accompagnent mes descentes, de plus en plus rapides, de plus en plus risquées. J'aimerais ne plus m'arrêter, rouler, rouler, jusqu'à expulser ma peine.

"TOI, a...ahhhh...,TU ES MON AUTRE, la force de ma foi, ma faiblesse et ma loi.." Je crie ma folie, mon amour, mon désespoir, investie de l'envie d'en finir...Seule Maurane me comprend et m'accompagne à cet instant. Je négocie de plus en plus mal les virages qui semblent me défier mais je suis lancée, déterminée...Je n'ai plus peur de rien, pourvu que ce soit ma destinée.

Elle chante encore avec moi : "ça casse comme un verre en cristal contre le métal, issue fatale, éclat d'étoiles "! Pourquoi es-tu partie Maurane, toi si belle, si vivante dans ton besoin d'aimer et d'être aimée, pourquoi ? ta voix chaude comme une larme qui ne ment pas, se répand et comble le vide, l'espace inutile de ma vie.

Fait-il trop beau pour pleurer, c'est une si belle journée ? Mes larmes dévalent la pente abrupte de mes joues...je laisse couler l'amertume de mes espoirs déçus, de mes joies étouffées de mes projets avortés.

-"J'arrive Maurane...!"

C'est le virage de trop, le plus beau, le dernier peut-être...la voiture qui me fait face ne peut se rabattre. Un tracteur l'en empêche, bien malgré lui. Pourquoi entreprendre ce dépassement sur cette route sinueuse avec une bagnole qui n'a rien sous le capot ? C'est donc la fin ? Il faisait si beau ! Je lui balance une salve d'injures et appuie de toute mes force sur le frein. Me voilà dans le fossé, coincée entre l'airbag et le volant.

Est-ce Maurane qui a braqué ou moi, je ne m'en souviens pas...J'aurai du retard, mais elle m'attendra.

 

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Tempête de grêle (Pascal)


Ce matin, les visages sont tendus, les traits sont tirés, les yeux sont cernés ; la nuit a été courte et pleine de réflexions sur la relativité de l’existence. On était riches de tout ce qu’on possédait, de tout ce qu’on avait entassé, à force de crédits et de privations et, tout à coup, on apprend à faire sans. On prend connaissance du vide, on philosophe, on se dit qu’on est survivants, et n’est-ce pas le plus important ?...  

On va chercher dans la mémoire des plus anciens le même chambardement mais on ne trouve pas l’inconscient réconfort du déjà vu. On se croirait l’an zéro, à l’aube d’une nouvelle ère où tout est à reconstruire, où tout est à refaire. Tout à coup, nous sommes les précurseurs de cette catastrophe surnaturelle ; nous ferons date, on fera appel à notre mémoire pour justifier, à l’avenir, pareille calamité. On prend la mesure du pouvoir de la nature et, inversement, celle de notre insignifiance terrestre. C’était une bourrasque chargée de haine et de grêlons épais, d’injures et de tourbillons venteux, remplie d’une indicible noirceur effarante, plus sombre que la nuit la plus épaisse…  

Hier, l’enfer avait entrouvert ses portes ; son pouvoir dévastateur est bien plus fort que toutes les prières réunies ; le Mal a encore de beaux jours devant lui pour nous les rendre plus funestes.
En ville, les voitures sont martelées d’impacts, les pare-brise, les lunettes arrière et les fenêtres des portières n’existent plus. Les platanes de l’avenue Jean Jaurès sont tous mâchurés ; les vitraux de Saint Barnard ont été mitraillés par une inquisition aveugle et revancharde. À l’intérieur du monument, les débris de verre en couleur sont comme des étincelles de procession sans flamme. Les gouttières des toitures sont agonisantes, les vitrines des magasins ont volé en éclats, les bâches se sont envolées, les oiseaux se taisent et cherchent leurs nids et leurs petits…

Partout, il règne une atmosphère de désolation. C’est un cauchemar grandeur nature ; on voudrait se réveiller, remonter le film à l’envers et reprendre le tournage, ou bien couper la pellicule, enlever ce terrible fait divers. On voudrait sauter cette journée, revivre le mois sans ce quinze juin assassin.
Égarés, les gens errent dans les rues ; personne n’arrive à réaliser l’ampleur du fléau qu’ils viennent de subir. Ils cherchent dans le malheur des autres à atténuer le leur, ils se regroupent pour partager des mots simples de réconfort.
Abrutis d’épouvante, ils regardent le ciel, inquiets de ce petit nuage ; ils sursautent à la porte qui claque dans un courant d’air ; ils rentrent la tête au moindre coup de vent. Le traumatisme court dans les veines de tous ; il faudra des années pour soigner nos plaies…

À la campagne, au jeu du massacre, dans les traces de la tourmente assidue à la destruction, les paysages sont apocalyptiques. Des tonnes d’abricots jonchent les rangées d’arbres ; des noyers sont déracinés, des champs de maïs sont hachés ; il y a même des cultures dont on ne pourrait plus dire ce que c’était. D’innombrables floquets d’arbustes jonchent la route ; elle en devient un chemin aux contours approximatifs. Il y a des villages alentour où toutes les maisons sont bâchées. Des poteaux électriques sont renversés ; ils ont emporté avec eux leurs fils et c’est un enchevêtrement inextricable qui pendouille dans leurs armatures ; on voit des camions de pompiers qui sillonnent la campagne…  

Dans le petit bar, rescapés du bombardement, les gens sont hagards ; zombis, encore terrorisés, ils sont les tristes héros d’un mauvais scénario et ils se regardent comme des survivants. Tous les sinistrés se resserrent ; chacun voudrait puiser un peu de compassion dans le regard de l’autre mais il ne lui amène que ses propres misères, comme un écho plus puissant de détresse. Ici, on recherche le pansement des mots consolateurs ; là, on retient ses larmes parce qu’il nous reste des bribes de pudeur, pas encore arrachées par cette maudite tempête.
Les uns quantifient le drame, ils parlent d’assurance, du nombre de tuiles cassées et des vitres des vérandas explosées ; parce qu’il faut rapporter son malheur sur quelqu’un d’autre, ils en veulent même au maire comme s’il était le responsable de cet holocauste. Les autres se taisent parce qu’il n’y a rien à dire, parce qu’ils ont trouvé ici plus sacrifié qu’eux ; on garde son affliction comme une maladie intérieure et on va se la soigner en solitaire, avec les onguents des pertes et des profits…  
Et moi, qui me plains parce que j’ai seulement deux vitres pétées à la maison ; j’aurais l’air malin si moi aussi j’argumentais mon malheur, au milieu des vrais sans-abri. Aussi, je me tais ; je compatis, je hoche la tête, je partage la douleur, mais je me sens plus inutile qu’un toréador, un jour d’arène sans taureau…  

Mais les habitants de la Drôme sont des durs au mal ; ils courbent l’échine, ils râlent, ils plient mais ils ne rompent pas. Écoutez ! Il revient déjà, le rire innocent des enfants ! Regardez ! Les hirondelles sont revenues ! L’espoir renaît ! N’est-ce pas la preuve d’un futur meilleur ? On va reconstruire, en kit, s’il le faut ; on va panser les plaies, ranger ces mauvais souvenirs et recommencer à sourire. De toute façon, le soleil est revenu ; celui-là, il revient toujours après la tempête. Le ciel est si bleu, si candide, si lumineux, on ne pourrait pas dire, en le regardant, qu’hier après-midi, il transportait tout un cortège d’acharnement, de malheur et de destruction…

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J'aime les kits ... (Lecrilibriste)


Au milieu de tous les kits
j'aime les kits insolites
dont la notice explicite
ne pose aucune limite
et montent grâce au mérite

Quitte à me répéter
j'adore  les kits à monter

J'ai trouvé un kit
d'un beau site poétique
qui proposait  une suite
de petit's phrases inédites
présentant des rimes en ite

Quitte à me répéter
j'adore  les kits à monter

J'ai foncé sur la pépite
fortuite et cosmopolite
de cette aubaine émérite
d'un bon père archimandrite
et aujourd'hui j'en profite

Quitte à me répéter
j'adore  les kits à monter

J'ai enfin monté le kit
d'une  guérite composite
pour un ami annamite
qui voulait mettre en orbite
un kilo de dynamite

Désolée de vous quitter
la guérite a explosé ...

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