01 juin 2019

Défi #562


Une occasion de briller ?

 

Incandescent

 

5621

 

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Histologie, une histoire sans coeur... (maryline 18)


Entre deux sommeils, les bruits lui parvenaient sans qu'elle puisse les identifier, comme filtrés par une épaisse couche de coton hydrophile.

En effet, à l'étage du dessus, des verres se cognaient, des pas résonnaient, des voix se répondaient. Des "toc toc toc" précipités et des bonjours, prononcés avec un tel automatisme qu'ils ne semblaient pas attendre de retour, la sortaient peu à peu de sa torpeur.

Ses paupières étaient encore closes, son corps inerte. Une odeur connue de sa mémoire olfactive flottait dans la pièce. Déjà, le dégoût transformait son visage en une moue qui lui rapprochait les yeux et qui lui remontait le nez. Elle aurait voulu la chasser en plaquant promptement l'une de ses mains sur ce dernier, mais n'en avait pas le courage.

Les bruits, semblaient se rapprocher. Ses doigts frolèrent, dans un geste involontaire, le drap qui lui parut rugeux et lourd. Alors qu'elle ouvrait les yeux, un réflexe de rejet, la fit se redresser. Sa couleur grise était répugnante et de nombreuses tâches y étaient vilainement incrustées.

Bêtement, il lui vint à l'idée que ces salissures ne partiraient pas au premier lavage et qu'il faudrait le faire tremper dans un bain additionné de javel. C'est en le repoussant qu'elle constata que son corps n'avait plus de peau, plus de frontière bactérienne, plus d'enveloppe ! A moitié endormie ( elle n'avait pas encore bu de café !), ce détail la contrariait . Il devait y avoir une explication rationnelle à toute cette nouveauté. Elle faisait toute fois preuve d'un calme surprenant.

(Un corps sans enveloppe...de quoi devenir timbrée non ?)

Elle fut distraite un instant par le cri d'une souris qui traversa la pièce, en diagonale. Dans un coin, trainaient des bidons, des cartons avachis, du linge sale. Dans l'autre, des vieux balais remplis de toiles d'araignées, une casserole sans manche et un charriot de cantine rouillé.

Elle était donc dans une cave... Elle reconnaissait maintenant cette odeur désagréable d'humidité. Assise sur le lit de fer, elle regardait ses organes, lesquels, semblaient fonctionner à priori normalement, mais ils ne tenaient en place que grâce à une sorte de gélatine transparente. Elle ne ressentait bizarrement aucune douleur mis-à-part une migraine lancinante.

- Ses lunettes, où étaient ses lunettes ?

Ah oui, elle se souvint, elles les avait oublié dans le hall de gare, posés sur son dernier roman  : "Les six reines savaient-elles nager ?", une reconstitution historique de ce curieux massacre de l'Epiphanie 1793 attribué aux "sans culottes". Un partage de galette qui avait mal tourné, sans doute...La fête s'était terminée dans la Seine. 

"Bonjour, combien de tartines ? Du lait? Du café ?" La voix du dessus lui arrivait plus distinctement..."

C'était donc le matin. Elle avait faim. Elle devait se trouver au sous- sol d'un hôpital. Oui, elle revit les brancardiers qui l'avaient ramassé sur le trottoir, leur précipitation, leurs chuchotements, le grand ascenseur de l'entrée et l'inscription sur la porte battante du long couloir sombre : HISTOLOGIE, EXTRACTIONS, interdit au public. 

Une femme en blouse blanche entra, accompagnée d'un jeune chirurgien, Docteur Boucher,( bel homme ), c'était écrit sur la poche de sa blouse, son nom bien sûr !

-" Cette femme est sous anesthésie de synthèse, poursuivez le travail commencé !"
...

(Dans un réflexe enfantin, elle faisait semblant de dormir)...
...

La supposée Chef de service poursuivit d'une voix adoucie et avec un sourire qu'elle détesta aussitôt :

- "Tous ses organes sont en exellent état, ils  partiront pour l'Asie en fin de journée, par avion. On nous en offre un bon prix ! Suivez la procédure habituelle de prélèvement, la famille ne s'est pas manifestée !"

Etant sûre maintenant qu'elle rêvait, elle fit un clin d'oeil au Médecin et lui dit :

- Vous pouvez emballer mon coeur ? c'est pour offrir !

( Boucher, c'est pas un nom de chirurgien, sauf dans les mauvais rêve ! )

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l'histologie par bongopinot

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Qu’est-ce que l’histologie

Ce n’est pas de la magie

C’est une science qui étudie

Les tissus blanc beige bruni

 

Il faut un microscope

Des tissus des cellules

On doit bien les regarder

Surtout bien les observer

 

Pour voir si tout va pour le mieux

Car certains peuvent-être capricieux

Voir aussi si il n’y a pas un début de maladie

 

Et si tous, sont bien intégrés dans leur milieu

On a plus qu’à s’en réjouir et être très heureux

Et continuer tranquillement vers notre destin

 

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ologiquement parlant (joye)

L’archéologie est l’étude de l’arche de Noé. C’est biblique.

La biologie est l’étude des trucs bios. C’est bon pour pédaler dans les yaourts quand il n’y a pas de choucroute.

La criminologie est l’étude de la vie de plusieurs hommes politiques.

La dermatologie est une étude obsessionnelle. On l’a dans la peau.

L’entomologie est l’étude des petits frères et d’autres bestioles ennuyeuses.

La futurologie est l’étude verbale de ce qui est proche ou simple et parfois même parfait.

La géologie est l’étude de ce que j’ai. D’où la première syllabe du mot.

L’histologie a été inventée par un sadique belge qui semble croire qu’on peut faire un poème avec. C’est aussi l’étude des tissus et donc, du coton.

L’idéologie est l’étude des idoles qui te donnent des idées.

La japonologie est l’étude de madame Ono, qui était japonaise avant de ruiner les Bitèlze.

La kangaroulogie est l’étude des animaux qui ont des poches et qui vous battent avec leurs pieds.

La latrinologie est l’étude de ce qui est écrit aux murs des chiottes. Non, c’est vrai. Googlez-le.

La morphologie est l’étude de la mort. Je ne sais pas ce que fait le /ph/ dans ce mot. J’imagine qu’on l’y a mis pour le phun.

La néonatologie est l’étude de son nouvel ex, s’il s’appelle « Nate » ou si elle s’appelle « Natalie ».

L’œnologie est pour les cons. Les gens normaux boivent du vin sans faire chichi.

La pathologie est l’étude de pourquoi certains animaux ont des pieds lorsque d’autres ont des pattes, voire des sabots.

La quoiencoretologie est l’étude de rien parce que ce mot est inexistant.

La rhinologie est l’étude des fleuves dans l’est de la France et où ils sont nez.

La seismologie sert à vous rappeler de ne pas tomber des échelles, surtout celle de Richter.

La tautologie est l’étude des petits chiens noirs qu’on retrouve hors du Kansas.

L’uvulologie est l’étude de l’uluv…de l’uvul…du pharynx et le machin qui y est pendu.

La vénerologie est l’étude d’allumer des bougies par certains cultes.

La wasabiologie est l’étude de pourquoi on cherche à ruiner les sushis.

L’xylophonologie est l’étude de la famille de Lionel Hampton.

L’yttribumologie est l’effort de deviner quel mot sera choisi comme consigne d’ici dix-huit semaines.

La zédologie est l’étude de pourquoi les anglophones disent « zee » pour la lettre « z » lorsque le reste du monde l’appelle « zed ».

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Logique biologique (Walrus)


Histologie : "Étude de la structure microscopique des tissus animaux et végétaux et des cellules qui les composent" me dit mon dictionnaire favori.

Il fait bien d'être précis. Moi j'aurais dit bêtement : "Étude des tissus" et je me serais retrouvé noyé sous le flot des Tweed, Tartan, Kelsch, Organdi, Chintz, Madras, Percale, Batiste, Vichy, Zibeline, Mohair, Popeline, Calicot...

Je m'arrête là, je ne suis pas payé à la page comme certains auteurs célèbres le furent (n'en profitez pas pour croire que Marcel devrait son style ampoulé à cette particularité, chez lui, c'est naturel).

Je suis toujours épaté par la luxuriance du vocabulaire des sciences de la vie (biologie) et par les imbrications et ramifications que ses termes autorisent ou suggèrent si bien que parfois (et je me vante un peu) j'ai du mal à m'y retrouver.

Exemple : si l'histologie est ce que nous dit la définition ci-dessus où se situe donc la cytologie ? Ah ! Vous en êtes comme deux ronds de flan hein ?

Bon, on va considérer que la cytologie est un sous-compartiment de l'histologie, qui est elle-même une subdivision de l'anatomie.

Encore que, stricto sensu, l'anatomie soit la dissection d'un corps en vue de l'étude de sa structure et que ce n'est que par métonymie qu'elle peut désigner cette étude elle-même.

Métonymie ! Eh bien dites-moi, y a pas qu'en biologie que le vocabulaire est particulier, on en reparle à la lettre M ?

 

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Première nouvelle (Adrienne)

 

- Cette année, dit la mère de l'Adrienne, on ne pourra pas fêter ton anniversaire.

Première nouvelle! Le fêtent-elles ensemble, habituellement? Mais l'Adrienne préfère ne pas polémiquer:

- Ah? Pourquoi? qu'est-ce qu'il y a?

- Et bien, depuis deux ou trois semaines, j'ai parfois du mal à déglutir, alors je suis allée chez Christian - la mère de l'Adrienne appelle son médecin, son dentiste... par leur petit nom - et mercredi après-midi j'ai un rendez-vous à la radiologie. Je dois y être à 14.30 h.

- Si tu veux, je t'y accompagne, propose l'Adrienne.

- Oui, ce serait bien... J'ai sûrement un cancer de la gorge... Ça ne peut être que ça!

- Mais non! c'est quasiment impossible! tu n'as jamais fumé ni vécu avec des fumeurs!

- Oui, mais ces dernières années, je vis en ville, et avec tous ces gaz d'échappement...

L'Adrienne s'est tue. Ah quoi bon argumenter avec quelqu'un pour qui chaque petite tache brune sur la main est un mélanome, chaque battement de cœur un peu accéléré le signe imminent d'un infarctus. Elle est la meilleure cliente des spécialistes de la ville.

- C'est la fin, conclut la mère d'un ton dramatique. Il fallait bien que je meure de quelque chose...

***

Le mercredi suivant, elles sont toutes les deux à la radiologie. Même l'Adrienne est stressée :-)

La gorge de la mère est examinée à fond par deux spécialistes. Quand elle réapparaît, elle ne dit rien.

- Tu sais déjà quelque chose, demande l'Adrienne, ou il faut attendre qu'ils envoient les résultats à Christian?

- Je le sais déjà, dit la mère.

Silence. L'anxiété de l'Adrienne monte de trois crans.

- Et ils t'ont dit quoi?

- Que c'est un cadeau de l'âge.

Et elle sort de la clinique en regardant bien droit devant elle.

 

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Miss Togo git (Lecrilibriste)


Miss Togo git
dans un buisson d'orties
arrosée d'hémoglobine
Mais son cœur bat, elle vit
en ambulance est partie
au CHU d' histologie
analyser son anatomie
Aura-t-elle vendredi
son diplôme d'histologie
car être en ce service précis
lui donne un sérieux appui
Tansis qu'au cou veille son grigri
que le marabout a mis
et qui soutient son défi
Elle aura donc  vendredi
son diplôme d'histologie
et les félicitations du jury
à cause du grigri
puissant et aguerri
envers et contre tous les ennuis

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Parlons chiffons (Vegas sur sarthe)


Au début j'avais mis ce coup de foudre sur le compte d'une belle osmose épidermique mais au fil des jours j'ai constaté qu'elle s'intéressait de trop près à mon derme et à ces follicules pileux qui nourrissaient ma barbe et mon torse …
J'allais comprendre plus tard qu'elle kiffait moins mes attributs pileux que mes glandes et ce microscope qu'elle m'avait offert pour Noël soi-disant pour booster mon matériel de philatélie lui était en fait destiné !

S'il est vrai qu'elle avait un passé de chercheuse en sécrétion glandulaire chez les abeilles, elle travaillait aujourd'hui à l'observation des cellules en culture mais de là à faire de moi son cobaye, sa souris …
Moi qui imaginais que l'observation des cellules n'était qu'un job de maton à Fleury-Mérogis, je tombais de haut.
J'étais devenu sa souris - son souris sot - un banal sujet d'expérience et quand dans nos moments d'intimité je lui parlais extase et transpiration elle trouvait mes glandes exocrines « un peu pelotonnées » et son regard sévère d'observatrice de cellules en culture me coupait tous mes moyens.

C'est quand elle me proposa un frottis urétral que le vase déborda …
Je la revois encore le coton tige en main et cette image me poursuivra longtemps.
Au prochain speed dating, je me méfierai.
Je veux bien parler chiffons mais pas tissus !
 

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HISTOLOGIE DE LA FACE CACHEE DE LA LUNE (Venise)

Ou les premiers pas d’une femme  sur la lune .

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La lune un caillou ?
La lune un fromage ?
Les parties honteuses de dieu ?
Le visage caché de la femme ?
Le promontoire d’un songe ?
Madame la lune me permets-tu d’interroger ton identité floue
–LUNE ROUSSE (tu permets que je t’appelle ainsi ?), nous sommes dans la merde : réchauffement climatique, réduction massive de la biodiversité, extinction du genre humain se profilant à l’horizon. Pourrais-tu résoudre le « paradoxe de Thom » et nous dire quel est le véritable nombre de dimensions de notre univers ?
– Wow ! Vous devenez super-ambitieux, vous les Humanos !
– Hmm… nous comptons en fait essentiellement sur toi pour nous donner la réponse !
– Ce n’est pas évident : il faudra que je crunche toutes les data que nous avons sur l’univers ! Tu n’es pas trop pressé au moins ?
– Ça va, on peut encore attendre un tout petit peu.
– Si je dis trois semaines ?
– C’est bon, on tiendra jusque-là.

Et, en fait, dix jours plus tard seulement, la lune m’a rappelé

– J’ai pu gagner un peu de temps en comprimant pas mal de données redondantes, des « double emploi » comme vous dites. Une bonne nouvelle et une mauvaise, je commence par quoi ?
– La bonne, c’est la tradition.
– Sept ! Il y a sept dimensions. Pas étonnant que vous ramiez comme ça : il vous manquait carrément trois dimensions et…
– D’accord, abrège !
– Si on tient compte des sept, tout s’éclaire : passé, présent, avenir…
– Tout l’avenir ?
– Pour l’éternité ! Je peux tout te dire ! 100 % garanti : satisfait ou remboursé, c’est ma devise !
– Et la mauvaise nouvelle ?
– Dans cinq secondes, tu vas me dire : « nous vous passons respectueusement la main ! » Alors, qu’est-ce que tu dis ?

La Singularité, cela pourrait très bien être exactement cela.
Il faut faire l’histologie de votre singularité dans l’univers.

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