27 avril 2019

Faut pas trop me chercher ... (Vegas sur sarthe)


J'étais un gringalet c'était une montagne
Castagnettes et castagne
Il était espagnol, je venais de Bretagne
Castagnettes et castagne

Il était torero bouffeur de coucougnettes
Castagne et castagnettes
Je l'ai vu par le petit bout de la lorgnette
Castagne et castagnettes

J'avais eu le malheur de mater sa compagne
Castagnettes et castagne
et de lui renverser sa coupe de champagne
Castagnettes et castagne

J'en ai fait des rillettes, andouillettes et  mouillettes
Castagne et castagnettes
Faut pas trop me chercher ...
Castagne et castagnettes

 

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Oh Toulouse ! (Walrus)


Vous connaissez Toulouse, la ville rose ?

Et Nougaro ?

C'est à une chanson de ce dernier qu'un journal local avait emprunté son sous-titre :

SATIRICON, Lou Journal des mémés qui aiment la castagne.

Bon, cet espèce de Canard enchaîné local a disparu en 2012 faute d'avoir accepté de survivre à coup de publicité.

Il était bien dans l'ambiance du patelin.

J'y suis allé une fois : le temps de faire, sur les insistances de mon épouse et malgré mes réticences, un petit tour le long du canal du Midi, on nous avait chouravé tout ce qui dans la voiture portait une poignée (valises, sac de voyage, coffret à CD et même un sac plastique contenant des restes de sandwiches à l'omelette). Il ne restait qu'un bac rempli de bières belges et de pralines de chez Neuhaus, l'essentiel quoi !

Je vous raconte ça parce qu'après ma visite déclaratoire au commissariat de police local j'ai assisté sur le boulevard encombré à une scène apparemment courante puisqu'elle ne semble avoir étonné que moi.

Dans la lente circulation deux mecs à la tête près du bonnet commencent à s'engueuler pour une raison qui m'échappe toujours. Est-ce que le gusse à pied a frôlé la rutilante carrosserie de celui en bagnole ? Toujours est-il que le ton monte, monte et finalement, le mec au volant envoie une mandale (faudra que je vous le propose ce mot-là) au piéton et, profitant d'un peu de dégagement dans la circulation, redémarre. C'était sans compter sur le réflexe de l'autre qui s'était accroché au montant de la portière d'une main tout en envoyant une châtaigne de l'autre. Il est resté accroché à la bagnole pendant plusieurs mètres avant que la file de voiture ne s'arrête à nouveau.

Je n'ai pas assisté à la suite parce que ma file à moi s'est mise à dépasser la leur...

Toulouse ? Plus jamais ! Ils sont fous ces Wisigoths !

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Un joli voyage par bongopinot

b

 

Je rêvais de voir le monde

Des croix sur ma mappemonde

Voir dans mon caméscope

Quelques villes d’Europe

 

Et l'envie me gagne

Me voilà en Allemagne

Puis sans marron ni castagne

Je découvre la Pologne

 

Mon sang ne fait qu'un tour et vise

J’ouvre les yeux sur la tour de Pise

Et le chant des cigales

M’éveille au Portugal

 

Un petit coup de castagnettes

L’Espagne dans ma lorgnette

Dans mes nuits secrètes

Je fuis vers la crête

 

Je danse en macédoine

Et t’écris depuis Vienne

Et je tourne la page

Sur la place rouge

 

Mon cœur ne sera plus gris

Au ciel de la Hongrie

Car j’ai repris mon magot

Sous le rocher de Monaco

 

 

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20 avril 2019

Défi #556

Pour vous proposer ces sujets que vous appréciez certainement à leur juste valeur, j'ai pris l'avance et établi une liste qui couvre encore une cinquantaine de propositions à venir.

Régulièrement bien sûr, au moment de poster le sujet, je change d'avis et en choisis un autre, on ne se refait pas.

Ce sera le cas aujourd'hui encore jugez-en plutôt : la liste stipulait "Cathèdre". Comme je ne veux pas foutre le feu au blog, je vous laisse choisir :

Castagne ou castagnettes

Et si vous pouvez associer les deux, ce sera encore mieux.

5563

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pause publicitaire (joye)

Musique : "La Bastringue" de Bolduc

Images : Google images

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Les baltringues par bongopinot

b


Ils étaient trois marmots
Partis à un bal de quartier
Pour chanter pour jouer
Dans un vacarme de mots

Avec une musique de bastringue
Faite d’un tintamarre de poêle
De cuillère couvercle et casserole
Qui leur ont valu le mon de baltringue

Trois jolies petites têtes
Trois joyeux drilles
Avec des yeux qui brillent
Et un sourire de fête

Toujours prêts pour s’amuser
Bal populaire carnaval
Et plus tard aux festivals
Donnant leurs récitals endiablés

Ils sont toujours trois poteaux
Partis pour une grande tournée
Saluant le printemps et bientôt l’été
Toujours dans un vacarme de mots

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Quatorze juillet (Val)

 

Ses amies avaient insisté pour qu’elle vienne passer la soirée au bal du quatorze juillet avec elles. Rien d’excitant pourtant: une piste de danse en parquet, posée sur la pelouse du stade, un orchestre local, une buvette, et des tables faites de tréteaux. 

Et elle avait accepté. Elle ne sait pas bien pourquoi. Probablement pour entretenir sa liberté. La fête serait sans intérêt probablement. Les copines sans discussions passionnantes. La musique assez mauvaise. Rien de prometteur. Mais c’était l’occasion encore une fois d’asseoir une sorte d’affranchissement qu’elle chérissait tant. 

La liberté, c’est si fragile. On oublie de faire ce que l’on veut pendant un mois, et ça devient une habitude pour l’entourage, qui bientôt semble exiger ce qu’il n’aurait pas osé réclamer si on n’avait pas eu cette faiblesse de se laisser diriger quelques temps. Elle savait cela d’expérience. Alors, elle s’évertuait à sortir seule, parfois même sans envie. 

Et elle était là, assise au milieu d’elles. Elle n’avait pas envie de danser. Elle avait chaud. Elle avait déjà bu un orangina. Elle écoutait vaguement plusieurs conversations alentour mais tout lui semblait imbéciles : les gens, la musique, les lampions, les conversations... sa présence ici. 

Elle s’ennuyait. Voilà la vérité. Elle n’avait pas envie de danser. Au vu entrain. Une vague lassitude. Et elle regrettait de s’être laissée convaincre, finalement. Une soirée de lecture perdue. Pour rien. Cela la désolait, au fond.

Bien sûr, elle aurait pu se barrer. Rentrer chez elle, mettre sa tenue de nuit, ouvrir un livre... mais il aurait fallu se justifier, avouer que ces soirées ne lui apportaient rien. Elle s’y refusait également.

Tout l’agaçait. La musique était bien trop forte. Ses amies bien trop alcoolisées (c’est toujours le problème quand on est la seule à ne pas boire d’alcool). Rien n’allait. Elle s’irritait seule, assise, dans le bruit. 

Soudain, elle sentit vibrer son téléphone, rangé dans la poche de sa veste en jean. 

Elle pris l’objet sans conviction. Qui pouvait bien lui écrire à cette heure tardive? Celles qui avaient ces habitudes étaient toutes là...

Elle ouvrit le message et lut un seul mot, qui balaya tout l’agacement accumulé depuis le début de la soirée. 

« Viens! ». 

Elle sourit malgré elle. Se leva. Déclara qu’elle rentrait, prétexta la fatigue. 

Elle marche d’un pas rapide et tremblant jusqu’à sa voiture. 

Elle sourit encore une fois au volant, et démarra. 

Sa soirée commençait.

 

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Pari risqué (Walrus)


Parmi les nombreuses acceptions (j'ai eu un copain qui confondait allègrement ce terme avec "acceptation", mais c'est normal, il était prof de... français) du terme bastringue, je me suis demandé si l'un ou l'autre participant se pencherait sur celle relevant de l'argot (cf le point B du lien ci-dessus).

Et j'ai parié que non !

Mais finalement, aujourd'hui, connaissant la hardiesse sournoise et décontractée de quelques uns d'entre eux, je me demande si je ne vais pas l'avoir dans le...  et raviver ainsi le souvenir ancien d'une certaine biopsie de la prostate.

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Cendrillon (Pascal)


Après dix-sept heures, quand les bus de l’arsenal nous avaient déposés devant la Porte Principale, on s’essaimait en courant, vers la liberté. En début de mois, quand nos poches avaient les quelques billets de la solde, les bastringues de la basse ville de Toulon, véritables lieux de perdition, étaient naturellement nos quartiers généraux. Le Jean Bart, le Richelieu, le Sous-marin bar, le Savannah, pour ne citer qu’eux, avaient pignon sur rue, dans Chicago, le quartier mal famé de la ville.  
Nous déferlions dans les venelles, nous en devenions l’agitation, nous étions le sang dans les veines de la dépravation érectile ; nous étions la rumeur, les cris, les rires, les chansons à boire ; nous étions les exactions, les bagarres, les punitions, le tintamarre…  

Ces bataclans de troisième zone étaient nos soupapes de sécurité ; nous en avions besoin, après l’enfermement du bord. C’était vital ; plus que tout, dehors, il nous fallait empoigner, harponner, re-sacraliser ce que les règlements nous interdisaient, dedans ; à vingt ans, on dévorait tous les fruits de la jeunesse, avec les pépins et les noyaux, et on ne laissait rien qui puisse se regretter un jour. Là, dans le tumulte ambiant, dans la chaleur moite des confidences braillées, il s’y retrouvait des bordées de marins, des filles à matelots pour les accueillir, et des bières, et des bières, pour rincer tous les gosiers des assoiffés…

On avait nos serveuses préférées, les attitrées, ces belles adulées, qu’on espérait toujours, à un moment ou à un autre, blottir dans le creux de notre épaule ; on ne les voulait plus que pour nous mais elles étaient pour dix, pour cent, pour mille !...  
On les accaparait ! On recommandait sans cesse, dans le bleu de leurs yeux, de quoi leur soupirer ce que leurs sourires indécents nous inspiraient.
Évanescentes sirènes sur la plage de nos délires infinis, pépites scintillantes dans les reflets des bouteilles, mirobolantes ingénues, chimères en chair appétissante, elles remplissaient d’un côté, elles sirotaient, toujours à notre santé, de l’autre…
Entre le mascara débordant, les paillettes clignotantes, les ombres flatteuses, les crissements prometteurs des bas-résilles, pour une œillade, une cigarette partagée, des tabourets contigus, nous étions les chevaliers de leurs mouchoirs presque brodés…  
Et tant pis si Déborah, c’était Lucette, si Sonia, c’était Simone, si Maéva, c’était Raymonde ! Là, dans les vapeurs de l’alcool, la musique tintammaresque, la fumée opaque, la sueur adipeuse, notre imagination d’aventuriers insatiables débordait la réalité…  
Vahinés, elles étaient l’exotisme de nos fantasmes fous ; pétroleuses et naufrageuses, elles nous descendaient en flammes ou bien, elles nous ravivaient avec une seule grimace de briquet ; mystérieuses, fausses pudiques, princesses imprenables, mais vraies joueuses, hydres nuiteuses, impudiques ensorceleuses, elles aiguisaient nos stratagèmes, trémoussaient langoureusement leur corps et nous nous obstinions dans cette chasse au trésor…  

Tout à coup, une nouvelle marée de tournées nous emportait plus loin que tous les posters jaunasses du bastringue ; la mousse aux lèvres et le feu aux tempes, l’alcool aidant, les blondes étaient blondissimes, les belles étaient magnifiques ; puisque tout n’était qu’illusion, ici, elle était palpable ; l’écho des miroirs obliques était notre réalité infernale. Sans vergogne, licencieux, on mesurait la profondeur des décolletés, on matait les cuisses, l’arrondi des hanches, et on surveillait toute cette gestuelle maligne qui fait d’une femme, une fieffée séductrice. On voulait leurs faveurs, la clé de leur piaule, finir la nuit dans leur lit, et même pire ! Nous étions tous fiers et courageux, forts et beaux, ténébreux et comestibles, sous les acclamations tarifées de ces cajoleuses…  

Parfois, on arrivait à guincher avec l’une d’elles, entre les tables de l’estaminet. Sous les regards jaloux, le chahut ambiant, conquête illusoire, d’approche en dérobade, on la prenait dans nos bras, quand la faveur de la musique nous permettait cette estocade.
Enlisés dans le charme de leurs parfums tièdes, hypnotisés par leurs talents de soubrettes, amoureux des apparences, je crois que nous étions heureux au milieu de toutes les bousculades…  
Par cet allant sans condition, on devait prouver à notre jeunesse qu’on était capables de l’assumer. On conjuguait passion avec instinct ; on avait des secrets et des mensonges, des certitudes et des illusions, on pleurait en riant, ou bien c’était le contraire, on noyait des chagrins dont on avait oublié le malheur. On fumait trois clopes à la fois ; sur le zinc, on avait des chopes d’avance qui attendaient notre pépie rémanente ; la bâche en arrière, montés sur nos pompes à bascule, on discutait avec l’une et avec l’autre, en leur tenant des discours à haute teneur philosophique. On refaisait le monde, et nos rires, c’était des rivières, nos cris, c’était des continents, nos postillons, des frontières, nos emportements, des volcans, nos éructations, des nouvelles fondations, nos bras agités, des moulins à vent…   

Ego froissés, mauvais regards, visages empourprés, souvent, il se distribuait quelques coups de poing et quelques coups de pied ; parfois, les tables volaient dans le bastringue et les canettes de bière les accompagnaient comme si elles cherchaient à s’y reposer.
Au tohu-bohu général, c’était la débandade, le départ précipité vers la sortie, avant les flics et le panier à salade…

Quand ce n’était pas nos poches vides, l’aube, entre les mailles du rideau du bar, avait le pouvoir de rassembler les esprits encore valides. Quelquefois, par les ruelles livides, je ramenais Colette, une brunette de Paimpol, surnommée la reine des bières sans faux col, jusqu’à sa modeste chambrette ; bras dessus, bras dessous, nous étions comme deux oiseaux de nuit fatigués d’avoir trop volé ; on arrivait pourtant à gazouiller des banalités d’étoiles, sur nos horoscopes…  
En dehors de son bastringue, Colette, elle avait perdu nombre de ses paillettes ; le rimmel de ses yeux avait coulé comme si elle avait pleuré des larmes de nuit ; elle sentait la sueur de la bière et la clope froide ; son déhanché, sur les pavés humides, ressemblait à ses chaussures trop serrées et à ses pieds gonflés. Pourtant, elle était ma Cendrillon, celle que j’avais une fois de plus enlevée à tous les regards des convoiteux lubriques…  
Colette, je crois qu’elle m‘aimait, moi, et surtout les cent balles que je laissais sur sa tablette. Mes fringues de taf sur la chaise, la légende de ma bâche me supervisant, au tintamarre des vieux ressorts, j’épuisais mes vingt ans…  

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