C'est la java bleue, 
La java la plus belle, 
Celle qui ensorcelle 
Et que l'on danse les yeux dans les yeux, 
Au rythme joyeux, 
Quand les corps se confondent. 
Comme elle au monde 
Il n'y en a pas deux, 
C'est la java bleue. 

 

Celle que ma grand-mère

Avait dansé avec mon grand-père

Un jour dans un bastringue,

Un  bal musette où est née leur idylle.

Celle que ma grand-mère

Tenta de m’apprendre à danser ;

Avec mes talons à la mode

Je perçais son lino, mettant à nu

Le parquet : une marque du souvenir.

 

Eh Monsieur, une cigarette 
Une cibiche, ça n'engage à rien 
Si je te plais on fera la causette 

Cette cibiche que fumait mon grand-père.                                                                                 

Des paquets de quatre de l’époque, des P4.     

Cette cibiche que je fumais pour me donner confiance

Pour oublier ma timidité et mes angoisses.

Une cibiche que je fumais à la fenêtre de ma grand-mère

En cachette de mes parents.

 

Leur idylle, ses cibiches

Qu’elle me racontait.

Mes idylles, mes cibiches

Que je partageais avec elle.

Notre relation

Quoi qu’ils en disent

N’étaient  qu’à nous.

 

 

La chanson d'origine:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2017/01/09/c-est-la-java-bleue-5894278.html