Les premières années d’Archéologie m’ont demandé d’intégrer beaucoup de connaissances en peu de temps.

Quatre mois plus tard j’étais sur un site de fouille ZAPOTEQUE, J’avais pris la confiance !!

 

J’étais prête à me confronter, du moins je le croyais à toutes les exhumations.

 

Je travaillais pourtant avec des pirates sans vergogne, des dominateurs tout en deltoïdes et sans cou !!

Ces tombes renfermaient au moins cinq milles ans d’inquiétude au regard des cranes fracassés.

Ils avaient tous dû être chassés du paradis.

Voilà ce que c’était une vie d’étudiante. J’étais tout à fait conscience d’avoir gâché toutes les occasions de me la couler douce.

Je n’appartenais pas à un club de lecture à croire que ma nature avait déterminé mon destin.

 

Il ne suffit pourtant pas passer son temps à déterrer des morts pour prendre vite conscience que l’archéologie c’est déprimant. J’estimais alors que c’était là que résidait le problème.

Il y a des relations causales qui servent à établir qu’ici il n’y a aucun espoir de revenir à l’EDEN.

J’avais ainsi l’impression d’avoir été chassée du paradis.

Je ne pouvais tout de même pas donner des leçons de déontologie et d’essayer de démontrer d’une manière légèrement baroque qu’on n’embête pas les morts et qu’ils ont le droit d’emporter leur secret.

Ici il n’avait rien à sauver tout était en cendre je venais après Tchernobyl.

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Je ne vais pas faire durer le suspense trop longtemps j’ai tout largué

Je suis sagefemme ! être postée au début de la vie c’est quand même plus marrant !!