09 mars 2019

Défi #550

Dites-nous tout ce que vous en savez.

Sinon, inventez !

(On n'est plus à un fake près)

Wisigoth

 

5501

 

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Ronchonchon et la journée de la femme ? nan rien à voir ! (Nana Fafo)

Ronchonchon et la Pirouette"culaire"

Sans nom 2

 

Même si Ronchonchon est vernacualaire (home made c'est plus tendance !)

si il continue à faire des pirouettes

il risque de virer Girouette ou Cacahuète !

 

Belle lecture (ah ben bon à ce stade on peut pas parler de lecture ! c'est un peu léger)

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99 dragons : exercices de style. 47, Comptine Ch'ti (Joe Krapov)

Le problème des langues vernaculaires, c'est qu'on ne les comprend pas si on n'est pas soi-même un autochtone ! 

Du coup ça oblige le bilingue de service à livrer une traduction pas toujours très fidèle ("Traduttore, traditore" comme disent les Guatémaltèques) !

Voici la mienne :

Bonjour, je me présente, je suis Louis le dragon. J’habite à Mazingarbe au sommet de la montagne de schistes. Comme je voulais voir du pays, je suis parti à la maraude aux poires, vous savez, celles qu’on trouve sur les pommiers à cerises ! Figurez-vous que dans le pré d’à côté il y avait trois jolies petites chèvres bien dodues. Ma nature étant ainsi faite, je me suis précipité sur elles, je les ai transformées en soupe au lard et je me suis régalé des légumes et de leur chair bien cuite retirés de la marmite avec une écumoire. Sachez le : je me fiche bien de ceux qui pensent qu’on doit seulement manger pour vivre et non l’inverse ! Moi je vis pour manger.

Bien qu’il eût les yeux fermés, le fermier m’a vu faire. Il est allé trouver le maire. Le curé lui a répondu qu’il envoyait Saint-Georges avec tout son attirail guerrier en vue de me réduire en bouillie.

Venez donc, les gars, vous ne me faites pas peur ! Et d’ailleurs, je croyais voir arriver un soldat et voilà que ce n’est qu’un garde champêtre qui revenait de Marquette et se trouvait donc sur la route de Sainghin. Le maraud m’alpague ainsi :

- Va-t’en laver tes jambes avec du savon noir, horrible bestiau. Tu pourras peut-être les ravoir ! Allez, gros sac ! Ramasse ton coq ! Tu vois bien qu’il a les pattes cassées !

- Comme tu prends la mouche, jeune présomptueux ! Qui donc t’a offusqué en moquant la taille de tes volumineux genoux, alors que tu as de si belles jambes ?

Après, nous nous livrâmes à une violente échauffourée, comme aux temps où le Bourreau de Béthune affrontait l’Ange blanc.

A un moment, il a lâché son chien et son chat m’a mordu. Il m’a mordu à la fesse et très bizarrement, je saignai à l’oreille. A vrai dire ce n’était pas du sang : je pissais du vinaigre !

Mais n’allez pas plus loin, gentils lecteurs, gentilles lectrices. Toutes ces affirmations ne sont que des fariboles et des calembredaines. Elles relèvent de ce type de blagues que les mineurs de fond se racontaient gaiement en revenant du puits de mine et qui avaient pour personnage un nommé Cafougnette créé par Jules Mousseron. Même les enfants du bassin minier les chantaient dans les cours de récréation de Noeux-les-Mines ou d’Avion en attendant Noyelles-Godault !

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Le vernaculaire c'est quand même mieux que le latin de cuisine (Walrus)

 

Arum maculatum

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 Gouet pied de veau

 

 

 

 

 

 

Coussin de belle-mère

   

   

 

   

  

 

Gueule de loup

Gueule de lion

  

  

  

   

  

Sabot de Vénus

Sabot de la Vierge

Soulier de Notre-Dame

   

   

  

   

   

Pissenlit

Dent de lion

Salade de taupe

   

   

   

   

   

Barbe de vieillard

Barbe de juif

 Comment ça, non ?

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Un petit tour en Sarthe par bongopinot

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Un petit tour en Sarthe
C’est toujours un plaisir
Un endroit à chérir
Et qui me réconforte

Des puits des fontaines
Une vallée un jardin un parc
Des communes atypiques
À la fois Rurales et urbaines

Le musée du marbre
Les monuments historiques
Un petit pont pittoresque
Une ferme un manoir

Petit bourg ou hameau
Avec un moulin à eau
Four à pain, four à chaux
Circuits à pied, à vélo

Des Lavoirs des calvaires
Des roches calcaires
Des cités de caractère
Patrimoine vernaculaire

Un petit tour en Sarthe
C’est toujours un plaisir
Un bel endroit à chérir
Et qui me réconforte

 

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Funnelcakes (joye)

Il y a 3915 mots qui commencent par VER.

Il y a 139 mots qui commencent par VERNA.

Il y a 2 mots qui commencent par VERNAC.

VERNACULAIRE. VERNACULAIRES.

Il y a 245 mots finissant par LAIRE.

Il y a 67 mots finissant par CULAIRE.

Il y a 6 mots finissant par ACULAIRE.

...

Il y a

un seul mot

finissant par NACULAIRE.

VERNACULAIRE.

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Pierre Machefer (Pascal)


L’École des Apprentis Mécaniciens de la Flotte, située à Saint-Mandrier, comme tous les endroits d’instruction sévères et d’éducation militaire, au fil des années, a vu passer, parmi ses milliers d’adolescents, des cas difficiles, pratiquement irrécupérables, de ces enfants cabossés, orphelins, adultes avant l’heure, et ne connaissant rien de la tendresse.
Et celui-là, déjà balafré, le crâne rasé, trop grand pour son âge, d’où venait-il ? De quelle région, de quel banc pouvait-il se prétendre sinon de celui des enfants abandonnés ?...
Pierre Machefer, dur comme son prénom, surnommé Gueule d’Acier, renvoyé de tous les pensionnats successifs qu’il avait fréquentés, ne ferait pas long feu, échoué ici, car cette École, c’était comme une galère ; il fallait prendre sa rame pour nager en cadence avec les autres…  

Élevé à l’eau froide et aux coups de ceinturon, rien ne pouvait lui faire baisser les yeux. Comment redresser pareil énergumène ? Comment le remettre dans le droit chemin si tant est qu’il existe ? Le briser ? Le foutre en prison ? L’expulser une fois de plus ?...
Pourtant, il n’était pas un élément perturbateur, un fouteur de merde, ce genre de personnage mal sevré qui a besoin de se montrer avec des fanfaronnades de paon et des excès de grande gueule tout azimut.
Il ne fallait pas l’emmerder, pas trop l’approcher ; ce n’est pas nous qui l’apprivoisions, c’est lui qui, petit à petit, s’habituait à nous. Au réfectoire, devant son plateau, il était comme un loup affamé dévorant sa proie. Naturellement, c’était le vide autour de lui ; personne ne se serait amusé à lui piquer son pain, même pour plaisanter, et Gueule d’Acier ne plaisantait jamais. Quand il soulevait son regard jusque dans vos yeux, vous étiez dans son collimateur, et gare à son déferlement de violence.
Dans sa bannette, il dormait les yeux ouverts, une vieille habitude de surveillance gardée de l’époque où, quand son gardien venait le tabasser, la nuit ; c’était plutôt des apnées de sommeil…  
Quand on lui a donné sa dotation, même si ce n’était que des modestes tenues de travail, façon bagnard, avec calot et gilet rayé, c’est la première fois de sa vie qu’il portait des vêtements neufs. Partout où il le pouvait, il marchait nu-pieds pour ne pas user ses belles chaussures.
Apprendre à marcher au pas, vivre avec d’autres gamins, les laisser rentrer et vaquer dans son espace vital, son incorporation fut difficile ; se croyant continuellement agressé, c’était à la limite de ses forces. Toujours sur la défensive, il montrait les dents, il grognait, il serrait les poings.
Pourtant, à son rythme, il apprit le maniement de la lime, l’organisation des traits croisés, la justesse des côtes, le pouvoir du pied à coulisse. Il y avait de la passion en lui ; ce qu’il entreprenait, il le faisait avec cœur et courage…

Yann, un pur breton bretonnant, avait perdu son père, un marin pêcheur ; abus de chouchen ou mauvaise vague, il était passé par-dessus bord de son chalutier, pendant une marée, et sa veuve, une mère supportant ses cinq gosses, avait envoyé son aîné à l’Ecole des Apprentis. Grand avant l’âge, il avait pourtant gardé son côté un peu enfantin et c’était le blagueur de la chambrée. Bien sûr, il avait tellement d’accent vernaculaire qu’on ne comprenait pas tout mais on rigolait quand même d’entendre ses clowneries.
Il bossait à l’étau d’à côté de celui de Pierre ; inoffensif petit oiseau, il se permettait de lui donner quelques conseils, quelques astuces ; l’instructeur d’atelier fermant les yeux, ils étaient devenus un binôme occulte. À deux pour tenir la même rame, c’était déjà moins difficile…

Dans la chambrée, à côté de son lit, il y avait Etienne Pizarneau, un gamin de la Mûre ; son père y était mineur de fond. Il n’avait pas souvent le sourire, Etienne ; épais comme un sandwich de chômeur, lui aussi, largué dans cette École, il apprenait l’ordre et la sévérité. Souvent puni, à cause de ses piètres notes, il restait enfermé dans l’Ecole quand les autres partaient en permission. Du cirage à l’aiguille pour recoudre un bouton, refermer un accroc, on pouvait tout lui demander ; c’était même un plaisir pour lui de partager avec sa nouvelle famille. Dans l’intimité de nos confessions, je sus plus tard qu’il n’avait pas vraiment de chez lui, que son père n’était pas vraiment son père, ou quelque chose comme ça…  

De l’autre côté, il y avait Paul Ostich, un ch’ti, gentil débonnaire, échoué ici par hasard ; nous, on l’appelait Pollux, à cause de sa grand-mère qui lui envoyait des colis remplis de bonne bouffe ; heureusement, il était partageur. Un jour, quand il a tendu une part de « tarte au libouli » à Pierre, je crois que c’était la première fois qu’on entendit « Merci » de la bouche de Gueule d’Acier…

Et puis, il y avait moi. Gamin turbulent au lycée, mes conneries allant grandissant, dare-dare, mes parents m’inscrivirent dans cette École, en espérant qu’elle me récupère avant la vraie délinquance. Les devoirs d’atelier, les épaisseurs des traits du Rotring, les contraintes des côtes, ce n’était pas pour moi. Comment dire ? J’étais fait pour l’ajustage comme un oiseau sauvage qu’on a enfermé dans une minuscule cage…  
Manuellement incapable, j’excellais dans toutes les autres matières. Aussi, problèmes de maths, rédactions, corrections des fautes d’orthographe, et même du courrier familial, je faisais profiter de mon savoir à toute la chambrée. Trois mains de plus pour tirer sur la même rame, c’était beaucoup moins pénible…

Dans cette Ecole, il y avait un pouvoir parallèle où les gros bras, les durs de la Cour d’Honneur, cherchaient toujours à prouver aux autres leur suprématie de meilleur guerrier, de meilleur boxeur, de meilleur tueur. Comme après chaque rentrée, les duels s’organisaient, les déclarations de guerre se décrétaient, les convocations nocturnes couraient sous les arcades. Les règlements de compte se faisaient derrière la chapelle, comme si Dieu en personne adoubait naturellement le vainqueur, après la castagne.
Très vite, il avait couru le bruit comme quoi le sieur Pierre Machefer, grande terreur de réputation, pouvait prétendre au titre honorifique de roi de la Cour d’Honneur. Forcément, pour entretenir leur supériorité, les querelleurs, les violents voulaient en découdre avec lui…

Lucien Lématom, surnommé Le Bleu, était le cogneur patenté de la 4A ou de la 4B, je ne sais plus ; il n’empêche, il était de ceux qui voulaient dézinguer Pierre, notre pote de la chambrée. Lui aussi, il avait un cursus élogieux de bagarreur à faire pâlir un vieux maton, à faire réfléchir un sacco avant de l’empoigner. Graine de méchanceté, mauvais garçon, gibier de potence, il cumulait les superlatifs et il était craint par toute l’Ecole. Prélat, il avait ses valets, ses indics, ses lieutenants, ses messagers.
Un soir, l’un d’eux réclama la présence de notre champion sur le pré de l’affrontement, derrière la Chapelle. Entre nous, ce Lématom, s’il avait su à qui il s’en prenait, il aurait caché ses biceps, rentré sa grande gueule et il serait sagement resté à taper sur les tôles de sa chaudronnerie, en confectionnant au mieux son arrosoir…

Notre Gueule d’Acier semblait contrarié, non pas que le futur pugilat le dérangeât mais pour une fois qu’il avait trouvé sa place dans cette Ecole ; il pouvait même prétendre à décrocher son CAP d’ajusteur, tant il se débrouillait bien. Si cela se trouve, il allait encore se faire virer manu militari et se retrouver dans une prison de vraie correction…

Passé les sommations d’accueil, en noms d’oiseaux et en phrases assassines, du genre : « Gueule d’acier, je vais te faire bouffer toutes les bites de l’Arsenal !... », « Lématom, dans peu, tu vas compter les tiens !... », il ne fut pas longtemps avant que les deux protagonistes ne se jettent l’un sur l’autre…  
À la lumière des éclairages faiblards, la bagarre fit rage dans la poussière, la sueur, la bave et le sang. Empoignades, étranglements, coups de pied, coups de tête, coups de poing, de force égale, il n’était que la roublardise, le vice, la résistance au mal, pour donner l’avantage à l’un ou à l’autre…
Dans le cercle des spectateurs, nous, on était les supporters attentifs ! Parfois, on ne savait plus qui était l’un et qui était l’autre ! Parfois, on encourageait le mauvais ! Nous, on était sûrs qu’on allait gagner ! Et… on a gagné !...
Je crois que Lématom avait reçu plus de coups que tous ceux qu’il avait donnés sur ses pièces d’atelier, depuis le début de l’année scolaire. Au drapeau blanc, il cria grâce mais reçut quand même le quarante-quatre des belles chaussures cirées de Pierre dans la gueule ; il cracha quelques dents et s’éteignit pour le compte. Le Bleu avait viré au rouge… sang…

Les lumières de la chambrée étaient à peine éteintes qu’un rapide galop de saccos furieux déferla dans les escaliers ; c’était pour nous… « Tout le monde debout devant son lit !... », hurla le plus gradé !... « Ce soir, qui s’est battu derrière la Chapelle ?!... ».  Lentement, il inspecta chacun d’entre nous comme s’il y cherchait les stigmates de l’échauffourée nocturne ; il resta un peu plus longtemps devant Pierre et ses coupures sur le visage…
« Je répète et c’est la dernière fois : ce soir, qui s’est battu derrière la Chapelle ?!... ». Il continua son inquisition auprès de chacun d’entre nous. Ça allait morfler pour nos matricules ; un des sbires à Lématom avait dû cafarder la débâcle auprès des instances supérieures…

« C’est moi… », soupira Pierre, en s’avançant et en boitant bas…
« Non, c’est moi… », dit Yann, sans se démonter. « Dame, oui !... », renchérit-il. Il arriva même à boitiller…
« Non, c’est moi… », dit Etienne ; toujours épais comme un passe-lacet, qu’un simple éternuement aurait pu renverser, il avança d’un pas ; il traînait mieux la jambe que quiconque…
« Non, c’est mi… c’est moi… », dit Paul en regardant le sacco droit dans les yeux ; il claudiqua son pas et vint, tout fiérot, se figer devant son nez…  
« Non, c’est moi… », dis-je sans sourciller. C’est fou mais je me sentais fort à cette seconde ; rempli de frissons dans l’échine, comme si je m’étais vraiment battu, c’était mon grand moment de gloire. Avec mon pas en avant, je restais de guingois, allégeant une jambe…
« Non, c’est moi… », récitèrent, les uns après les autres, tous les p’tits gars de la chambrée, en s’avançant d’un pas devant leur lit…  

Dubitatif mais pas dupe, le sacco inquisiteur, ne sachant plus s’il fallait sourire ou s’emporter, à cause qu’on se foutait tous de sa gueule, opta pour un jugement en forme de porte de sortie honorable pour les deux parties. En punition générale, il nous envoya faire des tours de stade, autant dire une partie de rigolade. La galère avait jeté ses rames et naviguait maintenant aux grands vents de l’Amitié…

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Pour Sarah (maryline 18)

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VERNACULAIRE (Venise)


Je suis entrée en coup de vent dans la masure
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Des milliers de bruits y murmuraient encore, une langue ancienne mâchonnée dans l’enfance
Est-ce que cette nuit recèlera un matin si j’y dépose mes valises
Sous ce soleil du sud enfin retrouvé la langue de ma mère si longtemps méprisée. Je suis née du désir de m’extraire et du remord de l’avoir fait.
Quel bonheur de m’endormir dans la longue chevelure de la mousse de ses robes et de la langue de son sein.
Je sais maintenant que tu as fait le mieux que tu pouvais avec le peu que tu possédais.
Je me demande maintenant ce que j’ai appris ou plutôt désappris à me battre loin de toi comme un animal
J’ai traversé son jardin sans le voir maintes et maintes fois.
Ma langue chaloupe à l’approche de la tienne, et je mesure mon égarement dans les débris de cette enfance que tu n’as su retenir.
Je reviens au lavoir l’ecchymose d’une langue qui a souffert d’être abandonnée et qui garde en son centre le palpitement d’un cœur attendri par tes mains dans ce lavoir.
Je laisse monter un soleil timide entre nous où ma langue prend enfin refuge .

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