16 février 2019

Défi #547

 

Il y a figure et figure...

Trapèze

 

5471

 

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Isaure s'en prend à Google books (Joe Krapov)

10 novembre 1886

On est tous le sagouin d’un autre. Allez savoir si ce petit singe dont on m’a chargé de faire l’éducation ne me traite pas de tous les noms d’oiseaux qu’il connaît dès que j’ai le dos et la soutane tournés ? « Le macaque sent toujours le hareng », comme dit le proverbe touareg made in Breizh.

Si on m’avait prédit au grand séminaire que je passerais ma vie à aller de château en château pour venir à bout, aidé de domestiques plus ou moins évolués, de ce genre de sapajous, j’aurais peut-être bien fait demi-tour et, plutôt que de devenir « ce bon abbé Raquin », précepteur du petit-fils de Madame la duchesse de Chevreuse, je….

Qu’eussé-je fait, au reste ? Nul ne sait ce que sera son destin, son cheminement, sa profession vers les vingt ans. Les voies du Seigneur sont impénétrables.

Et après tout, ce petit Manu dont je m’occupe est peut-être promis à un destin grandiose auquel j’aurai contribué pour une petite part ? Sera-t-il ambassadeur ? Général ? Député-maire ? Propriétaire terrien ? Banquier ? Président de la République ? Il n’en prend pas vraiment le chemin si j’en crois ce que j’ai noté dans mon journal intime :

« Jeudi 7 octobre

Le gosse, impassible, raisonneur, vantard, se moque de M. Moulin, devient insolent, malhonnête, refuse de corriger son devoir, me dit qu’il sera bien content d’être débarrassé de moi pendant la journée, est privé de monter à cheval, en revenant casse un service de porcelaine, jure ses grands dieux que ce n’est pas lui et est malhonnête pour sa grand-mère à laquelle il répond insolemment. Se tient passablement à table, fait presque une scène à la chapelle pour sa prière, ne cesse que devant la menace et s’en va se consoler dans le sein de la belle Julie pendant qu’Albert, le domestique, le cherche partout.

Vendredi 8 octobre
Le gosse fouetté en règle, à 8 ans, par sa grand-mère, Henri, un autre domestique, tenant le patient. La grand’mère vient me l’annoncer tout émue. Le gosse, néanmoins, s’en vient en classe quelques instants après en chantant et en dansant.

Etc., etc. "

DDS 546 comtesse_de_segur_un_bon_petit_diable

Il ne m’appartient pas de porter un jugement sur les gens qui m’emploient et me paient mais cet usage voire cet abus du châtiment corporel par Madame la duchesse me hérisse un peu le poil. Heureusement cette humiliation permanente des fessées cul nu, ces tournées de martinet, n’ont aucun effet sur le comportement du gamin. Il sort de la correction en tirant la langue, faisant les cornes et en chantant ces diableries dont je me demande bien qui a pu les lui apprendre. Peut-être tient-t-il ce caractère mi-rousseauiste, mi-voltairien de sa mère ? Ce serait ça l’âme russe ? En prendre plein la tronche et continuer à chanter Kalinka ou Bayouchki Bayou ? Ce doit être son côté bon petit diable ou général Dourakine. La princesse Galitzin et la duchesse de Chevreuse, à ce qu’on m’a dit, ne s’entendaient pas très bien. Il est bien possible qu’elle ait monté cet enfant contre sa belle-mère.

S’il y eut ce procès retentissant, si je suis là, c’est bien pour que l’étrangère soit dépossédée et que les biens, les terres et le château restent, par l’intermédiaire de ces deux enfants-là, dans la famille d’Albert de Luynes-de Chaulnes- de Chevreuse, je me perds dans leurs titres et me noie dans leurs pages de mauvais roman balzacien. Peu importe leur nom. Mon élève est un âne et tous les ânes s’appellent Martin. Asinus asinum fricat. J’enseigne le latin à un petit sagouin.

Si j’avais un peu de temps en plus, je reprendrais bien aussi l’éducation de la bonne, la petite Julie qui s’occupe d’Emmanuel. Encore qu’elle en sache beaucoup plus que moi sans doute sur les choses de la vie, au moins sur le côté « origine du monde » et Jeanneton prend sa faucille la rillette, la rillette (nous sommes dans la Sarthe). Il y aurait beaucoup à reprendre dans son effronterie et beaucoup à dire sur sa légèreté de cuisse. Je l’ai surprise cet après-midi dans la tour du trésor en compagnie d’un vaurien des alentours de Solesmes qui vient faire les quatre cent coups par ici. Je le reconnaîtrais entre mille : il a des sourcils broussailleux et des opinions socialistes. Je crois que ce banlieusard s’appelle Ulysse.

13 novembre 1886

Tout cela m’indiffère désormais ! Je laisse Julie à son Ulysse et Manu à son destin de 9e duc de Machin Truc qui sera passé chez les Jésuites du Mans. Je pars dans 24 heures pour un autre poste à Louviers chez M. et Mme de La Haye-Josselin. Pas fâché de quitter ce château qui me foutait les boules ! Merci Seigneur !

DDS 546 Google books

***

On est tous le sagouin d’un autre et je ne suis pas la dernière des sagouines. Qu’est-ce qui me prend de farfouiller dans la vie de ces gens qui ont peut-être encore des descendants vivants aujourd’hui ? Voilà que je donne libre cours à des tendances «journaliste fouille-merde» au prétexte que je suis échotière très épisodique au journal « Le Défi du samedi » ! Et tout ça parce que monsieur Krapov, mon ancien hébergeur, a fréquenté ce château si empli de fantômes et de phéromones dans sa jeunesse !

Il n’empêche. S’il y a un autre sagouin dans l’histoire, c’est celui qui a entrepris de publier le journal intime de l’abbé Raquin en vue de glorifier ce coin de France qu’on appelle le Charolais ! Un journal intime, ça devrait le rester non ?

Et s’il y a un sagouin ultime c’est forcément monsieur Google-books. Quelle manie il a, celui-là, de caviarder des passages dans les livres qu’il reproduit ! Mille milliards de bachi-bouzouks ! Va jusqu’au bout, espèce d’enflure numérique ! Soit tu as le droit de reproduire le livre et tu nous le donnes dans son entièreté, soit tu es un voleur et alors cache-toi et garde ton butin !

Foi d’Isaure Chassériau, tu m’énerves à faire les choses à moitié ! Toi tu salis et tu salopes quand nous on salive au salon ! Sagouin, va !

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Bonsoir tristesse (joye)

francois sagouin

Le vieux schnoque, Harry Ouinestone, possédait un sagouin savant. La petite bête moustachue qu’il avait gagnée lors d’un jeu de poker savait danser, jouer d’un petit accordéon et faire encore tout plein d’astuces.  Elle lui apportait même ses pantoufles miteuses.

Rentrant tout éméché un soir, Harry entendit, éberlué, le petit singe  qui commença à lui parler. D’abord en français, et après en anglais, en espagnol, en allemand, et, enfin, en portugais.  C’était, après tout, sa langue natale. 

Harry fut tellement surpris qu'il perdit connaissnce, soit à cause du choc, soit à cause des multiples verres pris au bistrot avec les potes après son taf de pépère à l’usine de la ville.

Bien sûr que cet Harry dit à tous ses copains le lendemain après le boulot que son petit singe savait parler et bien sûr que les copains ne le croyaient pas. Après tout, ils savaient bien que leur pote était non seulement un schnoque mais aussi un ivrogne et aussi quelque peu menteur. Comme quoi, ils ne prirent pas la peine d’étouffer quelques murmures dérisoires en sifflant leurs verres.

-          Beuh non, pardi, je vais vous le prouver ! cria-t-il.  Harry appela le tamarin qui l'attendait, selon son habitude, dehors.

La bestiole arriva à ses pieds et attendit que son maître le commande.

-          Parle anglais ! grommela l’ivrogne, mais l’animal restait silencieux jusqu'à ce que Harry le tape.

-          Fiiiiiiiiiiiiiiii ! hurla l'animal.

-          Voyez-vous ? s'exclama Harry à ses potes. Il a dit « Fee ». C’est le mot anglais pour « honoraire » !

Le groupe d’amis ne se montra pas très convaincu. Un bruit irrité monta au fond du comptoir.

-          Allez, parle l’espagnol ! cria Harry. De nouveau, silence, alors le schnoque le pinça.

-          Ahiiiiiiiiiiiii ! cria le petit singe.

-          Je vous l’ai bien dit, gloussa Harry. « Ahí » en espagnol, cela veut dire « là-bas » !

Ses amis n’avaient visiblement pas assez bu, et ils commençaient même à se moquer ouvertement du pauvre Harry et de son encore plus pauvre bête moustachue.

-          Non, non, les mecs, attendez !  Il parle l’allemand !  Allez, toi, parle allemand ! et sans attendre le silence préliminaire, il tira méchamment sur la queue de la piteuse créature.

-          Ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! glapit-elle.

-          Vous avez bien entendu, elle a dit « Sie » ! En allemand, cela veut dire « vous » !

Tout un chacun dans le bistrot explosa en rires, sauf Harry, qui allait sans doute étrangler sa petite victime polyglotte.

Excédé, et plus bourré que d’habitude, Louis, qui cotisait en secret à la SPCA, saisit la pauvre bête qui grimpa tout de suite sur sa tête chauve, hurlant toutes sortes de mots dans la langue des singes. 

Les copains roulaient par terre à l’entendre, criant tour à tour « Y parle japonais ! » et « Bah, ouais, c’est bien le wolof, ça ! »  Harry rentra chez lui, humilié.

Mais hélas, c’était la dernière fois qu’on vit la petite bestiole, devenue le nouvel amour de Louis. Trop tard, il apprit qu’elle parlait dans son sommeil, évoquant le prénom de son ancien maître :  « Ha-riiiiiiiiiiii ! Ha-riiiiiiiiiiiii ! »  

Louis, consterné, regrettait fort de l’avoir baptisée « Françoise ».

Bah oui. Françoise Sagouin.

Vous vous attendiez à Marmoset Saugham ?

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Il suffirait de presque rien...(maryline 18)

 

Il suffirait de presque rien,

Que tu entendes ce refrain,

Pour que le printemps refleurisse...

Allez, ne fais pas le sagouin,

Oublie tes larmes et ton chagrin,

Ne refuse pas ces iris !

Ce café crème à Saint- Germain

On le prendra main dans la main,

Sur tes lèvres le goût des prémisses,

D'un grand amour née un matin

Dont il faudra prendre grand soin,

Pour en faire durer les délices...

On s'aimera jusqu'en automne,

Ou en hiver, quand le glas sonne,

 

Et qu'on enterre des corps qui encore frissonnent, de tant d'amour qu'ils emprisonnent...

 

Il suffirait de presque rien,

Ces quelques mots que tu retiens,

Pour que ma raison s'envole...

Le sel, sur ma peau, des embruns

Dis, le goûteras-tu enfin,

Au crépuscule, la peur s'étiole...

Me laisseras-tu sur ma faim,

Vois-tu la vie comme un festin

Ou bien comme une farandole...

Libère ton coeur de son écrin

Et fredonne lui le refrain

Des jours heureux qui caracolent !

Le bonheur n'est plus incertain,

Puisque nous partageons ce train...

 

Emmène moi vers ces pays que tu connais, sur ces chemins non goudronnés !

 

Il suffirait de presque rien

D'un simple cadeau du destin

Pour que je te dises je t'aime...

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Le petit sagouin par bongopinot

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On l’appelle le petit sagouin
Avec sa bouille de poulbot
Ses mains noires corbeau
Un enfant aux yeux malins

Attendant l’heure de la pluie
Pour jouer dans la gadoue
Sans botte en caoutchouc
Avec ses nombreux amis
 
Il adore se rouler dans l’herbe
Vénère ce tapis de verdure
Et affectionne Dame Nature

Et quand le vent l’enrobe
Il profite de ces heures
Et admire les splendeurs

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Drôle de ouistiti (Walrus)

 

Se sagouin de Walrus a de nouveau sévi !

Aaah ! La faute ! Où avais-je l'esprit ?

Grands dieux, je suis maudit !

On la saute, on l'oublie et on fait comme si

Un peu de distraction s'était glissée ici.

Il n'en est pas question ! Sur le blog que voici

Nul ne peut se tromper, même pas lui !

 

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Une éternité d’enfant (Pascal)


À Gaillard, quand j’étais au cours moyen deuxième année, nous avions un instituteur hors du commun. Le cheveu rare, le teint rougeaud, on disait qu’il avait pris un éclat d’obus dans la figure à la guerre, même si on ne savait pas trop laquelle ; il était craint autant par ses silences pesants que par ses coups de colère…  
L’éternel Borsalino vissé sur la tête, tiré à quatre épingles, les chaussures toujours impeccablement cirées, c’est comme cela qu’il surveillait la cour ; derrière les platanes, quand on le croisait, sous peine de ses terribles châtiments, on avait intérêt à le saluer. Les autres instits le craignaient ; de toute façon, il ne se mélangeait pas, il était d’une autre culture, d’une autre éducation, d’un autre siècle…  

Il s’y connaissait en supplices ; il faut dire qu’entre les fortes têtes, les bons à rien, les ultra-redoublants, dans sa classe, il collectionnait la panoplie des brigands, des canailles et des fripouilles de l’école. Oui, c’était l’âge des chenapans, des bousculades à la récré, des billes qui crevaient les poches de nos blouses et des tours de platane en punition…  

Il avait ses raffinements dans l’art de nous faire mal ; parmi ses maltraitances corporelles, (il en avait toute une palette non exhaustive comme si, à chacun de nos méfaits, il adaptait celle la plus appropriée à son humeur du moment), il aimait bien nous prendre la patte de nos quelques cheveux, au bord de l’oreille. Puis, il nous soulevait jusqu’à ce qu’on se tienne maladroitement sur la pointe des pieds, en grimaçant toute notre douleur. Bien sûr, dans l’équilibre précaire, il ne fallait surtout pas verser une larme qui aurait naturellement signé notre soumission. Avec les pugnaces et les réfractaires, il tirait sur les deux pattes en même temps, ce tortionnaire. Nous, pendant cette pénible épreuve, on avait mal pour celui qui restait suspendu entre ses doigts ; on avalait notre salive en nous faisant tout petits. Je me souviens ; entre nous, pendant la récré, on s’entraînait à endurer ce terrible calvaire, pour apprendre à moins souffrir…  

À la lenteur de ses explications aussi savantes que nébuleuses, devant toute la classe, quand il en choppait un, automatiquement puni, il le faisait mettre à genoux sur une règle carrée et il l’oubliait au coin du mur. Ou bien encore, on devait placer les doigts devant sa règle en fer et attendre de recevoir ses coups pervers. Malheur au rapide qui ôtait ses doigts…  
Parfois, quand il surprenait un bâillement, un désintérêt momentané à son cours, un de nos regards buissonniers du côté des fenêtres et des nuages, automatiquement, il balançait au candidat à l’évasion tout ce qu’il avait entre les mains ; craies, brosses et parfois livres, volaient dans les airs…  
Quand il nous appelait, on se tenait à un bon mètre de lui. Adepte des gifles et des coups de pied au cul, c’était son exercice de gymnastique habituel ; j’en connais qui attendaient sans trembler sa sentence ; c’était bien peu en comparaison des coups de manche à balai et de ceinturon qu’ils recevaient à la maison.
Par instinct naturel, quand on rentrait les fesses ou qu’on évitait sa beigne, ça le rendait encore plus mauvais. Nous plaindre de ses sévices à nos parents ?... Mais c’eût été recevoir la punition en double, le retour à l’aller de la gifle, des privations de sortie, de ciné, de repas, de vélo, de télé et, même pire : de dessert !...

Quand on avait une dictée, à part sa voix nasillarde et pincée, on n’entendait que nos plumes allant lécher timidement l’abreuvoir du bord de l’encrier et nos toussotements gênés. Même les mouches ne volaient pas, il aurait pu les tuer, rien qu’en leur fronçant les sourcils…

L’après-midi, il avait le teint encore un peu plus cramoisi comme si son éclat d’obus, il le soignait avec du « Kiravi », trois étoiles à la consigne ; c’était plus tranquille ; il cuvait derrière son bureau. Il ratait ses coups de pied, ses coups de règle, mais il nous soulevait encore plus haut, entre son pouce et son index…  
« Bande de petits voyous !... Gibiers de potence !... Misérables vauriens !... Infâmes sagouins !... » En boucle, avec sa voix aiguë et pincée, il nous balançait nos titres et nos qualités, quand il se sentait moqué ou incompris. Dans sa classe de CM2, ce prélat de prévenus, il surprenait, il jugeait, il punissait…

Moi, je hochais la tête comme un petit chien de plage arrière de voiture ! J’étais toujours d’accord avec lui, surtout quand je n’avais rien compris ! Je ne voulais pas me retrouver attaché au pilori de sa vindicte ! Aussi, malheur à moi, quand il m’envoyait au tableau ! Est-ce qu’on apprend quelque chose de quelqu’un, quand on en a peur ?... Est-ce que la torture ouvre les portes du savoir ?...
J’étais tétanisé ! J’avais la fièvre au front, les mains tremblantes ! D’un coup d’aile, combien de fois ai-je pensé à m’enfuir de cette cage ! Avec des yeux de chien battu, du haut de l’estrade, je regardais la cour et le début de la récré des autres gamins !...  
Mais qu’en avais-je à foutre, du robinet fuyard qui remplissait une baignoire percée ?!... On n’avait même pas de salle de bains, à la maison !... Du train en retard et des horloges en avance, dans une gare qui n’existait même pas ?!... Je n’avais jamais pris le train !... Des centiares, des ares et des hectares ?!... On n’avait pas de jardin !...
Quand il m’avait soulevé de terre, au bout d’une éternité d’enfant, j’étais retombé parce qu’une touffe de mes cheveux était restée entre ses deux doigts ! Moi, je n’avais pas le cuir tanné des autres gamins de la classe ! Mes parents ne me brutalisaient pas, eux ! Mes yeux piquaient, piquaient !...

Devant les certitudes de cet instit violent et l’incompréhension de mes parents, j’en étais arrivé à me persuader que j’étais aussi un cancre, un moins que rien, un futur délinquant, quand il me faisait écrire des pages et des pages de lignes de punition, à la maison.
Dans la fanfare des fanfarons de ma classe, je devais être aussi un infâme sagouin, un de ces mots d’encyclopédie qu’il se plaisait à nous assener, en gueulant toute sa haine, du haut de son estrade…

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Sans ligne (Nana Fafo)

 

ronchonchon-et-singe

 

 

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Et encore vous n'avez pas vu Sagouine ! (Fu)


Qui vivra verrat !
grognassait le sagouin
baugé dans les ordures
et son délicat purin
Je préfère les bonnes
vieilles épluchures
avec du gros pain
parce que la confiture
ça me cochonne
trop le groin !


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