05 janvier 2019

Défi #541

 

Une petite blague belge ?

nonante

 

5412

 

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Les macaronis par bongopinot

b

 
Les macaronis
Je les préfère
Avec du gruyère
Comme mon papy

Qui revient d’Italie
Avec son frère
Qui est trop fier
D’arriver jusqu’ici

En Normandie
Au bord de la mer
Sous un ciel clair
D’un bel après-midi

Sans une goutte de pluie
Et c’est moins galère
Pour une journée familière
En famille ou entre amis

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La main à la pâte (JAK)

 

Gramignia , l’auteur de célèbres best-sellers, se  faisait un sang d’omelette car il ne pouvait plus cogiter dans sa p’tite cervelle où des vermicelles  avaient remplacé ses neurones.

 Les fameuses cellules nerveuses, étaient devenues raviolis  .

 

Son  Pappardelle du moment, un macaroni d’origine, lui  faisait  des onigiris, pour stimuler ses méninges,  mais il restait pâte molle et s’en tapait  la coquillette.

Il prenait des pillus vitaminées, suivait une reginette équilibré,   aucune idée  ne pacherr(a)i pour noircir la page blanche.

Il était bien en penne.

 

Pourtant, un beau jour de printemps, la sève sautant en tripoline ,  il stortini de sa langueur, après s’être tant et tant vermicelli au lit durant tout un hiver.

 

Alors il se barbilla avec son pull d’écrivain à col roulé et torsades irlandaises, reprit en mains sa girandole Montblanc  , se grattât les très rares  cheveux d’ange du  ziti , et mis finalement, sans spätzlé ,  la main à la pâte.

 

Quelques mois passèrent où il fusilli plusieurs stylos, mais rien ne le stoppa.

 

Aujourd’hui, après s’être bien crozets les méninges, il sort enfin son roman-spaghetti   dont les lecteurs sont ravioles.

 

Son éditeur Maultaschen, lui a stortini  un bel acompte de farfales sonnantes et trébuchantes

 

Il est heureux et bavetinne  comme trenette :

 

 Y A DE LA JOIE 

 

Il était temps avant, qu’il ne devienne une nouille molle

 

 RdG 03.01.2019 Jak pour Défi #540

Nom des pates ici

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Macaroni (Venise)

Le vieillard regardait le ciel , derrière l’étoupe noire des nuages il devinait la lumière du printemps .

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Celui qu’on avait traité de sale macaroni dans son enfance se tenait là dans la rue principale vociférant des couplets enroués, dévisageant les badauds avec effronterie et chaleur .

Ceux qui n’avaient rien à faire lui emboitaient le pas pour chanter avec lui .

Le buste un peu penché et les mains dans le dos le sale macaroni des vieilles cours d’école dansait maintenant d’un pas léger et alerte.

La foule acquiesçait du regard. Ainsi escorté il humait l’air vif du matin et se réjouissait d’apporter cette gaité dans les cœurs.

C’était une foule inoffensive guidée par un macaroni qui a retrouvé la saveur de la vie dans le chant la danse et la musique.

La rue est maintenant inondée de lumière, la large ceinture de cotonnade ceinturait les reins du vieillard et parfaitement à l’aise il saluait la foule .

Sa voix flottait comme une arche au-dessus de toit puis il s’étendit par terre  et mourut .

Bon d’accord cette fin abrupte vous déplait !

Mais je trouve que commencer l’année par la fin de quelque chose , c’est comme si on nous servait pour le soir du nouvel an un plat de macaroni en disant bientôt on aura du caviar .

La fin de cette histoire appartient à tout le monde et à personne à la fois ainsi personne ne sera dépossédé de la fin de ce macaroni qui a dévissé . je sais votre déception est immense mais ne vous tourmentez point et filez comme Jésus marchant sur l’eau en quête d’un miracle 2019 en sera plein et tout sera possible .

 

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Sarbacane (Lecrilibriste)

 

Allez mes potes  ! On va se marrer ! Je vous refile un bon tuyau !

Lundi pour la rentrée apportez tous quelques macaronis. Vous vérifierez bien que le trou soit assez gros pour faire une sarbacane. On bombardera le plafond du labo de chimie avec du papier machouillé (que vous aurez préparé auparavant et qui restera légèrement humecté) pour faire péter les plombs du prof  qui nous fait ch....! Vérifiez bien également que la boulette s'adapte au trou du macaroni et … que ça marche !

Vous verrez, c'est trop drôle ! Quand les boules de papier sont sèches, elles retombent d'un seul coup comme une pluie de météores !!!

C'est une colle assurée, mais rien ne vaut une bonne rigolade pour fêter le premier cours de l'an nouveau !

 

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bonne p âte (joye)

mon

amoureux

carissimo

a

rougi

ouvertement de

nos

intimités

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Les deux bouts (Vegas sur sarthe)

 

« Allo... le service après-vente Macaroni ? »
« Oui, Ettore Maccheroni en personne... arrière-arrière-arrière-petit-fils de l'inventeur et fier de lui parce que je le vaux bien et parce que... »
« Hum... laissez tomber, c'est pour une réclamation »
« Oui je sais, enfin je me doute parce que nous en recevons pas mal depuis quelques mois... mais dites toujours »
« … toujours »
« Non, je disais Dites toujours ce qui vous amène à réclamer »
« Il s'agit des pâtes »
« Ah ? »
« Vous semblez surpris ? »
« Non mais on nous appelle parfois à propos de l'emballage alors qu'on a mis le paquet là-dessus »
« Non, il s'agit des bouts »
« Des bouts ? »
« Oui, des bouts de pâtes. Il faut vous dire que ma femme et moi nous avons du mal à joindre les deux en fin de mois alors on mange exclusivement des pâtes»
« J'en suis ravi, je dirais même ravi au lit... oh oh... ah ah... euh... pardon, revenons à vos bouts de pâtes »
« Oui, notre rituel à Germaine et moi c'est de manger nos pâtes à la manière de la belle et du clochard »
« Laissez moi deviner... la belle c'est Germaine ? »
« Oui mais là n'est pas le problème, et ne cherchez pas à être désagréable. D'habitude nous aspirons chacun une pâte dans notre unique assiette en souhaitant ardemment que nos deux bouts appartiennent à la même pâte »
« Vous aimez les jeux de hasard ? »
« Non, nous sommes juste romantiques »
« Ah ! Le romantisme de nos pâtes... ça pourrait faire l'objet de notre prochaine campagne publicitaire »
« Hum... à propos de publicité, je ne souhaite pas vous en faire une mauvaise mais dans le paquet que nous venons d'acheter il n'y avait que deux bouts ! »
« Que deux bouts ? Et entre les deux bouts il y avait bien de la pâte ? »
« Oui, évidemment »
« Vous me rassurez parce que deux bouts de rien, c'eut été catastrophique pour notre image de marque»
« Bref, tout ça pour vous dire que le jeu était faussé puisqu'on a fatalement partagé la même pâte »
« Je comprends... plus de suspense, plus de romantisme. Germaine était déçue...»
« Plus de suspense, passe encore mais une pâte de quatorze mètres de long à engloutir sans respirer... vous devriez essayer pour voir. Bref, j'ai dû emmener Germaine aux urgences pour une syncope ! »
« Hum... et avant de la cuisiner vous n'avez pas songé à la couper en morceaux ? »
« Cuisiner et découper Germaine ? Vous avez des idées radicales chez Macaroni »
« Je parlais de la pâte »
« Non, la courte paille c'est moins romantique... et puis c'est votre travail de les couper, c'est bien ce que je vous reproche »
« Je vois, ça doit venir d'Ornella »
« Ornella ? »
« Ornella c'est notre stagiaire au poste de coupeuse de pâtes ; elle remplace notre championne absente pour cause de maternité. Vous la verriez découper ! Ca fait peur !»
« Et votre championne qui fait peur, elle accouche quand ? »
« Hum... tout ce qui touche à notre secret de fabrication doit rester confidentiel »
« Ah oui ? Et tout ce qui touche à la santé de Germaine ? Vous vous en foutez ? »
« Hum... je pourrais essayer d'en parler à Ornella »
«Comment ça... essayer de lui parler ? »
« Hum... C'est une sicilienne et vous savez, ici on prend des pincettes avec les siciliennes »
« Ah ? Si en plus vous utilisez des pincettes, je comprends que le produit en pâtisse ! »
« En pâtisse... oh oh... ah ah... euh... pardon, revenons au sujet. Vous me soufflez là une belle idée de pâte unique de quatorze mètres de long ! Ca pourrait faire un tabac»
« Faites-en du tabac si vous voulez mais j'attends de vous un geste commercial pour le préjudice causé à Germaine »
« Comment va t-elle ? »
« Désolé... top secret ... on ne demande jamais à Germaine comment elle va... Germaine elle va, c'est tout »
« Je vois, c'est comme ma Filomena qui... »
« Désolé, ne dites pas C'est comme... car personne n'est comme Germaine »
« Je vois »
« Non, vous ne voyez pas... alors, ce geste commercial ? »
« Justement, bien que ce soit une bonne pâte il faut que j'en parle à Filomena »
« Elle n'est pas sicilienne au moins ? »
«Désolé... tout ce qui touche à nos secrets de famille doit rester confidentiel »
« Je comprends, donc pour le geste... »
« Je vous ferais bien un bras d'honneur mais je tiens le téléphone »
« Je comprends, c'est la même chose pour moi »
« Alors, au revoir »
« Au revoir »

 

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Des macaronis, tu m'épates ! (Walrus)

 

Au moment où j'écris ces lignes (parfaitement, je suis capable d'écrire plusieurs lignes, lecteurs de peu de foi !), j'ai déjà reçu les textes de trois participantes. Deux d'entre elles évoquent une situation à laquelle j'avais moi-même pensé : l'utilisation du vocable "Macaroni" pour désigner les Italiens d'importation dans leurs pays respectifs (qui sont paradoxalement le même, enfin, faut encore voir ce qu'on entend par "pays", le français ne brille pas par la précision de son vocabulaire).

Donc, je ne vous raconterai pas que chez nous aussi la chose était commune, que mon meilleur ami quand j'habitais Montignies-sur-Sambre au début de mes études primaires s'appelait Roberto Botti, qu'il habitait un peu plus loin dans ma rue (Bois Monceu) que son père était mineur, que sa famille italienne était bien sympathique. Que chacun d'entre nous connaît, à l'instar de Brassens et du curé de chez lui, le seul étranger différent de toute la racaille de son espèce (tous les Italiens ne sont pas de bonnes pâtes, n'est-ce pas), si vous voyez ce que j'aurais voulu dire...

Non, je ne vous le raconterai pas, je vais plutôt vous parler du macaroni de mon enfance : le macaroni Soubry !

Soubry, marque belge, fabriquait des macaroni (et des vermicelli) dès 1921, soit bien avant la vague d'immigration italienne d'après la deuxième guerre mondiale (y en a qui disent seconde, mais je crains fort qu'ils soient dans l'erreur). À l'époque dont je vous parle, celle de ma prime jeunesse donc, les macaroni n'existaient que dans leur version longue. Si vous en vouliez des courts, il fallait les casser.

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Donc, avant que les Italiens et leurs (délicieuses) traditions culinaires ne débarquent chez eux, les Belges mangeaient déjà des macaroni... à la cassonade et au beurre salé (en Belgique on dit salé, pas demi-sel, on laisse ça aux Français pour leur beurre et leurs maquereaux).

La recette est d'une simplicité navrante : disposer les macaroni dans une assiette dès leur sortie de la casserole de cuisson, saupoudrer de cassonade (vergeoise) et déposer quelques morceaux de beurre à leur surface. Mélanger et manger à belles dents. Conserver un morceau de macaroni et l'utiliser comme paille pour aspirer la sauce résiduelle en faisant le plus de bruit de succion possible. C'est ce dernier point qui fait tout le charme de la recette, parce que pour le reste...

C'est les Italiens qui ont été surpris quand ils ont découvert cette façon de "déguster" les macaroni !

 

 

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Etranges étrangers… (Emma)

 

Étranges étrangers
qui misère fuyez,
et qui nous effrayez,
toujours vous recevez
surnoms et quolibets.
(comme nous en recevons,
quand ailleurs nous allons…)


         Ma grand-mère m'avait raconté l'histoire.

         Eux, Orlando et ses deux aînés, Rocco et Angelo, étaient venu prêter leurs bras pour faire vivre une famille aussi pauvre que nombreuse au fin fond de la Calabre.
Pas sûr qu'ils aient trouvé ici l'Eldorado, les garçons chez les maçons du canton, et Orlando dans la ferme décrépite que, depuis la mort de son frère en Argonne, Simone essayait de faire marcher avec son père Joseph, infirme et bougon.
Mais enfin, tant bien que mal, Orlando aidait mollement de ci de là, et le plus souvent se colletait avec Gédéon, le mulet, têtu comme un âne, qu'il insultait dans sa langue, ou plus probablement son patois. Payé et nourri chichement, il agrémentait ses menus de passereaux qu'il abattait avec une fronde et cuisait à la sauce tomate.
Des sauvages, quoi.
Ils venaient du pays qui a donné les plus merveilleux artistes* du monde, alors on les appelait "les macaronis", ailleurs les "ritals", un nom plus flamboyant, qui traîne  un parfum de mauvais garçon.
C'est vrai qu'ils avaient le sang chaud, pas comme les polacks qui se contentaient de bosser dur sans voler les femmes d'ici, et d'endosser la soutane pour pallier la crise de vocations autochtones.
Ah, les femmes ! c'est là que le bât blesse souvent, à croire qu'elles sont plus accueillantes que les hommes. De beaux garçons comme ces deux-là, qui en plus de chanter le soleil à l'ocarina, ont les cheveux bouclés du David de Michel Ange, et des yeux, ah des yeux…  notre terre à betteraves n'en produit pas souvent. Certains vieux se rappellent des bagarres que suscitaient ces macaronis qui régnaient dans les bals.
A moins que ce ne soit leurs vieux à eux  qui le leur aient raconté. Les campagnes ont la mémoire longue des envahisseurs, comme de ces cosaques qui, disait-on, venaient faire leur show sur le terrain vague chaque fois qu'une guerre se préparait.

Tant et tant d'années plus tard, Simone avait encore les larmes aux yeux.
En pensant à son père, disait-elle.
Jamais elle ne parlait de Magali, sa fille. Pourtant, dans la chambre où elle se mourait, l'infirmière  avait vu la photo dans un cadre barré d'un crêpe noir d'une jeune fille lumineuse à la luxuriante chevelure noire.
Une enfant naturelle, pensez donc ! Les décennies, et même la mort,  n'effacent pas la honte.
Ni l'amour, d'ailleurs.

* Rossini, qui a laissé des airs pétillants, était si gros que Théophile Gautier affirmait qu’il y avait des années qu’il n’avait plus vu ses pieds ; la légende veut qu'il ne voyageât jamais sans la seringue en argent avec laquelle il fourrait ses macaronis de foie gras.

 

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