15 décembre 2018

Participation de Venise

T’es un champion !!

 

Tu peux décrypter ce jargon ambiant

Alors moi je dis banco !!

Je vends mon scooter j’achète une trottinette et je pars en campagne. Je sens monter en moi une lourde rechute de ma passion vagabonde.

Je serai la clarté dans la confusion tant le quotidien me pèse.  Je refuse que tu m’étourdisses avec tes ambiguïtés de langage.

 

Au milieu de cet enfumage /’ mon adversaire c’est la finance’

Que fais-tu de tous ces naufragés en gilets jaunes ?

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Pas sûr que je danse sur ce refrain encore une fois.

 

Ton jargon c’est une cigüe matinale , la martingale des imposteurs.

Ch’é pas vous, mais moi ça m’enflamme le système limbique. Et son/ je ne veux pas de boloboloBololo, c'est son abracadabrantesque à lui, ça veut dire "désordre", une sorte de langage de corps expéditionnaire, ça occupe l'esprit et les twittos.

Je te donne pas plus de 15 minutes pour clarifier ta pensée je sais c’est moins que Bruce Willis dans Die Hard II, mais les temps sont difficiles.

 

Puis ne pense pas une seconde noyer le poisson que je suis avec du flou, du flan, et de l’enfumage.

 

Par la grâce du Saint-Esprit cesse ce jargon de technocrate

Parle-moi PIB du bonheur ou je me tire au BOUTAN

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Jargon Noël ! (joye)

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Rhéopexique ou thixotrope ? (Walrus)

 

Vous savez certainement, comme tout un chacun, que la viscosité (dynamique parce qu'il y a aussi la cinématique liée à la première via le volume spécifique) est le rapport entre le taux de cisaillement et le gradient de vitesse. On la mesure aujourd'hui en Pascal·seconde, question de m'emmerder. En effet de mon temps on la mesurait en poise, non, il n'y a pas deux s, même si quand on vous dit "visqueux" vous pensez "poisseux". La poise vient de Jean-Léonard-Marie Poiseuille, un polytechnicien français ayant étudié la mécanique des fluides et plus particulièrement l'écoulement laminaire dans les tubes cylindriques, étude singulièrement liée à l'écoulement du sang dans les vaisseaux sanguins (l'hémodynamique). Mais passons...

Lorsque sa viscosité reste constante lors de variations du taux de cisaillement, le liquide est dit newtonien (ouais, le cher Newton ne s'est pas intéressé qu'à la chute des pommes).

Quand ce n'est pas le cas, il est soit rhéopexique, soit thixotrope.*

Bien que j'aie passé dix ans dans un laboratoire de mesure des propriétés physiques des corps et qu'à cette occasion j'aie effectué des milliers de mesures de leur viscosité, je ne me rappelle jamais quel mot est associé à quel comportement. Comme j'ai vaguement appris le latin mais pas du tout le grec, leur étymologie ne peut me servir de pense-bête.

Vous voudriez bien savoir quand même ?

Pas de problème j'avais déjà évoqué le problème sur mon blog personnel, mais c'est pas ça qui aide ma mémoire pour autant.

 

* Et je vous épargne la digression sur les mystères de notre jargon commun (la langue française) qui dit rhéopexique mais pas thixotropique, pourquoi ?

 

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Comment détacher la barre des tâches (Vegas sur sarthe)

 

« Dis mon biquet, comment on fait pour détacher la barre des tâches ? »
Germaine a le don de m'interrompre au pire moment de mon sudoku quotidien, celui où je me demande pourquoi il y a deux 9 dans le dernier carré !
« Pourquoi tu veux détacher la barre des taches ? »
Elle tourne vers moi l'écran de cette ancienne bécane que je lui ai refilée l'an dernier et qui tournicote sous Windows 95.
« Euh... je sais pas, je suis les conseils d'un geek sur internet qu'a l'air de toucher sa bille et qui pisse du code à longueur de temps»
« Tu devrais essayer le vinaigre blanc»
Germaine ouvre des yeux ronds : « Hein ? »
« Laisse tomber bichette, c'est une blague »
« Ah ... Et tu trouves pas bizarre qu'il me dise aussi qu'il manque un pilote ? »
« Oublie ça bichette, y'a qu'un pilote dans cette maison, c'est moi »
Germaine jette un regard langoureux à l'homme de la maison puis fronce les sourcils : »Maintenant il me demande de fermer tous les onglets ! »

Je referme ma tablette sur cet insoluble sudoku et soupire : »Tes onglets, ils les vendent au kilo-octet ? Tu serais pas sur un site de cuisine par hasard ? »
« Hein ? »
J'éclate de rire : « Je m'demande si ton onglet n'vient pas d'un cheval de Troie »
«Te moque pas biquet, c'est un site sérieux qui éradique les malouères mais je sais pas encore si c'est mon firmouère ou mon hardouère qui est malade... »
J'ignorais que ma Germaine possédait des trucs en ouère : « Comment tu m'parles maintenant, bichette ? »
Germaine se rengorge : »Tous ceux qui sont connectés parlent comme ça aujourd'hui, Môssieur»
« Ah bon ? »
Quand Germaine maîtrise un sujet, elle sait me le faire savoir : « Oui... sais-tu que quand ça plante il faut faire risette ? »
« Je croyais que quand ça plantait on faisait la gueule... »
Justement Germaine commence à faire la gueule : «D'ici peu tu voudras bien m'appeler client-serveur, s'il te plait»
« Client-serveur ? T'as déjà vu quelqu'un être serveur et client en même temps ? »
« En informatique, c'est possible, Môssieur ! Je suis sûr que tu ignores qu'il y a des ROMs dans un ordi» me lance t-elle.
« Mais les ROMs sont partout Madame ! On aura tout vu, c'est le pire du pire ton affaire »
Germaine me reprend de volée : « Pire tout pire ! On dit pire tout pire ! »
« Si tu veux bichette »
« C'est pas si je veux, c'est comme ça, tu vas devoir upgrader ton langage»
« O.K. Bichette... en tout cas tu te débrouilleras toute seule pour détacher la barre des tâches de ton usine à gaz»
Germaine explose : « L'usine à gaz, c'est toi qui me l'a refourguée pour t'acheter une tablette, alors reste dans ton monde Monsieur Je sais tout »

Je rouvre ma tablette tandis que Germaine file à la cuisine chercher un détachant ...

 

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Participation de Lecrilibriste

 

J'aguinche la gazette
A Guignol le Lyonnais
Requinquillant l'habit des gilets jaunes
Gigaudant vers le Pont de la Guille
Oeuvrant utile jusqu'à tant que
Niquedouilles engrenent Egalité z'et Paix

 

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Jargon(s) (Laura)

 

J'étais admirative de mon père  quand il parlait à ses clients en tant que directeur créatif technico-commercial; je voulais lui ressembler. Je crois que je n'ai gardé le créatif qu'il ne me reconnaît pas.

J'étais admirative de ma mère qui, dans son commerce, maîtrisait le jargon  d'un loisir qu'elle ne pratiquait pas.

Je n'ai jamais admiré quelqu'un autant que toi quand je t'écoutais parler de ton métier qui était aussi une passion. En plus, tu m'expliquais tout, me rendais accessible ton savoir de toutes les branches de cette industrie. C'est pourquoi je t'appelais "le roi du textile." En mon coeur, tu le restes.

Je ne sais si je sais aussi bien (je suis presque sûre que non) que toi  transmettre (à part à toi qui est si attentif à ce que je dis) ce que j'ai appris pendant mes études de commerce et de droit. Quand j'ai repris les études de lettres par correspondance, j'ai souffert du mépris jargonnant des agrégés qui n'admettent pas qu'on passe par la porte de derrière pour rentrer dans leur domaine.

J'adore le jargon de l'art où je suis rentrée grâce à des maîtres accueillants , des expos et des livres.

 

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08 décembre 2018

Défi #537

 

Emparez-vous de votre outil scripteur favori

et parlez-nous de l'un ou l'autre

Jargon

... ou même des deux !

 

5371

 

 

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Incipit (Pascal)

 

Les chaussures à Maurice 

 

Six heures du mat. La jugulaire au menton, le gros ceinturon à la taille, celui avec les deux crochets pour attraper les deux œilletons, et le pantalon bien rentré dans les guêtres, pas franchement les yeux en face des trous, j’assumais la faction nocturne, dans le dortoir endormi. D’aller en retours, le long des lits, je surveillais les ensommeillés et je faisais gaffe à ne surtout pas les réveiller. Aux ronflements des uns, j’avais une cadence ensuquée, aux toussotements des autres, j’en adoptais une nouvelle, un peu plus saccadée…  

Parfois, un gémissement s’élevait ; parfois, une phrase entière se confessait dans le noir ; parfois, un cri d’épouvante transperçait le silence. Ha, si leurs rêves avaient fait jaillir dans ce présent nuiteux toutes les chimères qu’ils combattaient, je me serais retrouvé dans un zoo rempli de monstres, et du mauvais côté des barreaux…

 

 

L’Ecole de Danse 

 

Degas, comme à son habitude, avait disposé son chevalet au bord de la piste de danse. Il était comme un pêcheur attentif aux moindres frémissements du miroir de l’étang. Aux pas chassés des petites nymphes s’exécutant sur l’onde, il reproduisait les moindres reflets, en laissant batifoler ses pinceaux les plus fins sur sa toile. D’abord spectateur, tel un apprenti voyeur constatant ses premiers émois, il s’était doucement immiscé dans le jeu de la séduction réciproque. Sur le chemin de l’École de danse, s’il baignait dans l’enthousiasme général, il se mouvait dans l’euphorie personnelle… 

 

Les hirondelles 

 

Quand arrivait le milieu de l’automne, il aimait bien me raconter les hirondelles, mon pote, celles qui se posaient sur les fils du téléphone, devant chez lui. Au baromètre de la Nature, pour lui, c’était l’étiolement de l’année, l’augure du repli, le début de l’hivernage ; il fallait ranger les chaises, plier les transats, rentrer les tuyaux d’arrosage, couvrir la piscine, refermer soigneusement le petit cabanon. Je crois que je suis le seul à qui, au travers de ces petits oiseaux, il expliquait humainement sa vision du déclin de l’année. Sans chichi, sans tralala, il avait rangé son ego et sa faconde de m’as-tu vu exubérant ; il me parlait à cœur ouvert, sans la crainte que je le juge sur ses intimes sensations bucoliques et sur le vague à l’âme latent qu’il laissait planer avec les hirondelles. Ses mots sonnaient juste, il y mettait la chaleur, la couleur, la profondeur et, quand il se taisait, au bout du téléphone, j’avais l’impression d’être avec lui en train de contempler les circonvolutions des hirondelles au rassemblement du départ…  

 

 

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Trois heures de colle (joye)

trois heures de colle

NDLR : L'illustration est basée sur une photo de Robert Doisneau, retrouvée sur Pinterest.

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