Le silence
Déshabille la parole
De ses fanfreluches

Nus les mots
Qui hésitent  
Sur la page incertaine
Nus les mots
Qui s'élancent
Sur le jour en éveil
Nus les mots
Qui tremblent
Sur l'ombre de l'absence
Nu le cri
Qui brise
La corde tendue des ténèbres

Nu le silence
Qui noue sa transparence
Sur nos rivages de consolation