03 novembre 2018

Défi #532

 

Un autre juron du Capitaine ?

Ectoplasme

5322

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


daguerréotype iowanien (joye)

virgule

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

Niépce et Daguerre par bongopinot

b



En mille huit cent vingt six puis en trente neuf
D’abord Monsieur Niepce puis Monsieur Daguerre
Je le précise pour que ce soit d’équerre
Et cela sans faire d’esbroufe

Monsieur Niepce a commencé les travaux
L’autre a suivi les recherches de son associé
Leurs tâches me semblent bien compliquées
Mais jugez plutôt

Une plaque de cuivre recouverte d’argent
Développée aux vapeurs d’iode
Un procédé je vous l’accorde
Tout à fait prometteur et encourageant

Car ils réalisent la toute première photographie
Une reproduction directe et précise de la réalité
Une grande invention qui fut de suite saluée
Voilà les débuts d’une image aboutie

L’une des premières photos au monde
Ils excellent dans leurs disciplines
Cette photo fut prise par Daguerre
Un procédé appelé le daguerréotype

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

Vite expédié ! (Joe Krapov)

Le daguerréotype est un peu l’ancêtre du selfie. C’est un procédé primitif de capture d' images de vieilles badernes alors que le selfie est un procédé moderne de capture d’images de primitifs par eux-mêmes.

Le stéréotype n’a rien à voir avec la capture du son par les oreilles gauche et droite ni avec la monogamie. Celle-ci n’engendre pas forcément la monotonie - voyez donc Vegas et Germaine ! - alors que la polygamie provoque très souvent la polyphonie surtout en Corse. Pour monter gaiement au septième ciel, le meilleur moyen reste bien sûrle funnyculaire. Pour dormir sur vos deux oreilles, éloignez les coucous, surtout les Suisses. Ils ont tendance à sonner toutes les heures et à pondre en stéréo faux-nids chez les autres.

Quant à la linotype elle n’a pas de rapport avec le linoléum ni avec Lino Ventura. Elle aussi est assez âgée et n’imprime plus guère.

Il faudrait parler aussi du préfet Poubelle qui laissa son nom à une boîte à ordures alors qu’il était toujours propre sur lui et moralement irréprochable.

Donc ce monsieur Daguerre est l’inventeur d’un procédé photographique grâce auquel une image était captée sur une plaque d’argent polie. Aujourd'hui, l'argent, sonnant et trébuchant, jure pis qu'un charretier.

Janis et Daguerre ne sont pas des adverbes de temps. On ne peut pas écrire : « Janis, j’écoutais des 78 tours de Scott Joplin » ni « Daguerre on disait « oncques » pour parler de l’ancien temps ou pour saluer le frère de sa mère ou de son père ».

Par contre « Jadis et naguère » est le titre d’un recueil de poèmes de Paul Verlaine datant de 1884.

Mais même s’il s’intéressa à la photographie, je ne vais pas vous reparler de Rimbaud. Fabrice Luchini fait ça mieux que moi ! 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,


Une histoire de fous (Walrus)

 

Vous connaissez bien sûr ce matheux de Charles Lutwidge Dodgson

w5314

 

Et Alice

w5312

 

Et le chapelier fou

w5315

 

 

Quoi ? L'autre ? OK !

w5311

 

Non, ce ne sont pas des daguerréotypes, seulement des photos argentiques et pour l'une peut-être même purement digitale.

Alors, me direz-vous, quel est le lien avec le sujet ?

Facile : la folie ! (comme ça, je suis englobé dedans)

Car pourquoi les chapeliers sont-ils fous ?

À cause des sels de mercure utilisés lors du foulage des feutres.

Et comment révèle-t-on l'image daguerréotypesque, hein ? Hein ? (ouais, je sais, y a mon côté ch'ti qui ressort (à boudin))

À la vapeur de mercure !

Si ça c'est pas un lien...

C'est pas fou ça ?

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,

Participation de Nana Fafo

portrait de ronchonchon

Lorsque Ronchonchon a reçu ce message enigmatique

il a pensé :

rebus

 

" Prends un couteau pour ramasser des baies dans le bosquet.

Va à la mer pécher du poisson et rince-le sous le robinet.

Après ce repas, tu pourras retourner dans ta tente où rappelle-toi, il est interdit de rester debout. "

 

Et vous ? ça vous a fait penser à quoi ?

Bon remue "méninges" !

 

La réalité n'est qu'une version de l'histoire !

 

pf_1541065219  pf_1541065498

Défi 531 : (c'est la réponse du rébus !)

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Mille nuances de gris (Venise)

 

15 jours que j’attends, que je mange sans appétit et à n’importe quelle heure, que je ne sors plus de chez moi, que je me lave à peine, que je vis l’œil rougi par le visionnage obstiné des chaines d’info en continu, 15 jours que je néglige mes amis, mes enfants et petits-enfants qui, lorsque j’en ai la garde, sont nourris de pizzas immondes livrées par des travailleurs surexploités que je note mal (exprès) sur les sites faits pour ça, juste parce que je suis devenue méchante , juste parce que depuis 15 jours, l’insoutenable attente, entretenue par  des scientifiques sadiques souhaitant reprendre le contrôle du climat et cherchant à me faire croire qu’on va sortir de la grisaille .

v

De ces fumée, plomb, poussière, muraille… gris éléphant, souris, tourterelle… gris de Payne, de perle, gris gustavien… gris Delacroix, Renoir, Vélasquez… gris administratif… éminence grise, marché gris, matière grise, pouvoir gris, zone grise… faire grise mine, en voir de grises… grisaille, griserie, griseur, feldgrau…

Oui la Grise climatique , avec ces mistigris de l’écologie nous promettant un avenir lumineux si et encore si  on accepte que les crevettes deviennent grises

Je te fais un dessin où tu vois le tableau avec ses milles nuances de gris qui nous attendent.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

À Daguerre comme à Daguerre (Vegas sur sarthe)

 

Ce matin en quittant la place du Pont-Neuf, Monsieur Bourgeois se hâtait de rentrer au logis, serrant sous son bras le précieux colis, un daguerréotype commandé à la célèbre maison Lerebours pour célébrer les quarante ans de son épouse Mathilde Bourgeois née Trottefort.
Mathilde s'était prêtée deux semaines plus tôt – fastidieuse séance de pose dont elle était revenue fourbue – au rituel que nécessitait ce nouveau procédé photographique dont le Tout-Paris daguerréophobe raffolait.
Monsieur Bourgeois y voyait là le moyen de moderniser la galerie des affreux tableaux de famille et d'offrir à ses hôtes la preuve irréfutable de son ascension sociale et de son éclatante modernité.

Comme chaque quinzaine Madame était partie visiter sa mère en province et Monsieur Bourgeois trépignait à l'idée de découvrir le résultat avant de l'offrir à Mathilde à son retour.
Il ne fut pas déçu du voyage en découvrant avec ahurissement sa Mathilde sous un jour nouveau.
Il fut d'abord tenté d'essuyer le verre avec ses doigts afin de chasser cette image cauchemardesque mais un daguerréotype nécessite d'être manipulé avec d'infinies précautions.
Assurément, un employé de Lerebours avait commis une boulette en préparant le paquet.

La scène n'avait rien à envier aux sulfureuses bacchanales de Titien et Monsieur Bourgeois put s'émerveiller de la netteté du cliché quand on sait que les sujets avaient dû garder la pose dans des attitudes pour le moins scabreuses pour les uns et et acrobatiques pour d'autres.
Bien évidemment il reconnut sa Mathilde cramponnée au photographe lui-même entrepris par la veuve Campion, leur voisine du 3ème étage !
A leurs côtés s'exhibaient deux monstres difformes dont il était impossible de dénombrer les paires de bras et de jambes si tant est qu'il y eut des paires complètes...
Pour le reste, bien des protagonistes étaient masqués et il eut fallu les connaître plus intimement pour parvenir à les identifier aux seuls indices apparents qu'étaient les croupes rebondies ou les toisons hirsutes.
Il crut malgré tout reconnaître le sacristain de l'église Saint-Roch à sa panse rebondie et à sa moustache de brigadier qu'il avait tout d'abord confondue avec une toison pubienne.
Le décor fait de rideaux drapés et le mobilier luxueux faisaient pâle figure comparés à la brillance argentée des corps enchevêtrés qui soudain s'animèrent !

Dans les mains de Monsieur Bourgeois la plaque sous verre insérée dans son écrin décoré d'angelots potelés s'était mise à trembler, donnant vie à cette scène effarante à laquelle il lui semblait qu'il participait malgré lui!
Monsieur Bourgeois poussa un râle, cherchant désespérément ce chignon revêche et cette bouche pincée qui caractérisaient Mathilde mais il n'y vit qu'extase, pâmoison et aussi le gros « petit-oiseau-qui-va-sortir » de Lerebours, cet attribut qu'affectionnent tant les photographes et qu'ils promettent à leur sujet à l'instant de presser le bouton magique...

Un fracas se fit entendre dans la galerie des tableaux de famille où l'un d'entre eux – chargé de courroux et de regards accusateurs – venait de se décrocher en signe de protestation.
Monsieur Bourgeois en échappa la plaque sous verre qui se brisa en deux sur le parquet ; le corps décapité, Mathilde gardait encore cet air béat qu'ont tous ceux qui se font tirer le portrait pour la toute première fois.
Il n'empêche que ce Lerebours forçait l'admiration par une précision dans la restitution des détails qui révélait jusqu'au minuscule tatouage sur la fesse droite de la veuve Campion du 3ème étage... un détail dont Monsieur Bourgeois n'avait pas souvenir et qu'il se faisait fort d'examiner à la prochaine occasion.
Sans doute ignorait-il que le procédé inventé par Daguerre inversait l'image et que c'était la fesse gauche de la Campion qui se trouvait tatouée.
Monsieur Bourgeois poussa un soupir de soulagement : le daguerréotype – merveille de technologie – avait la singularité d'être unique et de ne pouvoir être reproduit ou dupliqué d'aucune manière... ainsi personne ne verrait jamais ce qu'il venait de voir, du moins l'espérait-il.

Ayant réduit en miettes l'objet du scandale avec la pointe de sa canne, Monsieur Bourgeois quitta son appartement, évitant au passage le tableau de famille déconfit et prit la direction du 3ème étage... on allait voir ce qu'on allait voir et – jamais en peine d'un bon mot – il songea « à Daguerre comme à Daguerre ».

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

Visages et paysages (Laura)

 

Les visages s'effacent derrière les paysages
Qui disent plus l'âme que les portraits
Même parfaitement réussis, comme si les traits
Du visage mentaient plus que les lignes du paysage

Charles Baudelaire par Nadar, portraitiste de la bohême
Entre 1855, année de la mort de Nerval, membre du Cénacle
Et 1858, au moins trois séances de pose , la perte
Du négatif dit la préciosité de cette unique épreuve.

Ce visage brouillé, le regard ailleurs est-il resté à l'île Maurice
Que Baudelaire a dépeint dans "Parfum exotique", un des  paysages
Qui dit l'âme du poète comme le "Ciel brouillé[1]" , "L'invitation au Voyage",
Les "Tableaux parisiens" et les "Petits poèmes en prose."

Le portrait de Nerval par Nadar[2] une année avant sa mort, rend visible
L'invisible d'un homme qu'on a enfermé dans sa folie, alors que son paysage
S'étend bien au-delà de la Rue de la Vieille Lanterne
Et de l'Ancien Consulat de Turquie où il fut soigné par le Docteur Blanche

Les autoportraits de Nadar, de Rembrandt sont des daguerréotypes
De leurs âmes, spectres échappés d'une époque et d'un paysage
Moulins ressortant sur un ciel de Hollande, Desbordes-Valmore
Poétesse loué par Nerval, qu'Obispo a eu le mérite de refaire entendre

Les visages s'effacent derrière les paysages
Qui disent plus l'âme que les portraits
Même parfaitement réussis, comme si les traits
Du visage mentaient plus que les lignes du paysage

 

 

 


[2] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2012/11/14/silhouette.html

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,