25 août 2018

Défi #522

En même temps que le mois d'août
se termine la série photographies

Reprenons l'ordre alphabétique
avec un instrument cher à mon neveu Joe :

Ukulele

 

 

5221

 

 

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La mamie de Louise par bongopinot

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La mamie de Louise
Photographe à ses heures
L’œil près de l’objectif, vise
Experte le bouton elle l’effleure

Et prend ce magnifique cliché
Un arc-en-ciel côtoyant une fontaine
Qui se pose délicatement à ses pieds
Lui offrant une couronne de reine

Des reflets saisissants
D’une nature si belle
Arrêtent les passants
Au parc de Bruxelles

Plus loin les statues de pierre
Amusées  regardent
Ce tableau spectaculaire
Tout en montant la garde

La mamie de Louise
Photographe à ses heures
L’œil près de l’objectif, vise
Pour nous donner ce bouquet de couleurs

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Courbe de lumière (petitmoulin)


Parfaite courbe de lumière
Muette beauté
Intouchable
Elle emplit tout l'espace
De ses couleurs
Feu
Boit à la fontaine
Avant de s'effacer
Sans laisser l'empreinte
De son silence

Fixe sur ta mémoire
La splendeur de l'instant
Ton âme y trouvera refuge
Au creux de tes hivers

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Ils sont fous, ces Brusseleirs (Walrus)

 

Septembre 2005.

Dans ma bonne ville, le dimanche sans voiture (maudit soit-il) vient se loger au cœur des journées du patrimoine.

Comme à l'époque nous pouvions encore marcher jusqu'à la station de métro, mon épouse décide d'aller "voir ça".

Les dimanches avec voitures, la ville est plutôt calme : pas d'embarras de circulation, les navetteurs restent chez eux, on est entre Bruxellois et touristes. Si les organisateurs de ce genre de manifestation idiote voulaient qu'on s'aperçoive de la différence, ils n'auraient qu'à nous pondre un mardi sans voiture, là, ça en vaudrait la peine.

Bref, nous voilà en ville.

C'est l'horreur !

Je vous le garantis sur facture : vous risquez moins votre peau dans une ville remplie de voitures (quasiment à l'arrêt because les embouteillages qui font la réputation de notre charmante cité) qu'au milieu du même patelin envahi de centaures vélocipédistes (maudits soient-ils eux aussi).

Pour contenir leur flot, les flics sont obligés, lorsque les feux de circulation passent au rouge, de tendre un de ces grands treillis de chantier en plastique vermillon en travers de la route.

Pour échapper à cette corrida, nous avons dû nous réfugier dans le Palais de Justice (vous savez bien, celui qui a transformé "Architekt" en insulte locale) dont les marches monumentales rebutent même les pires vététistes.

Ensuite, en rasant les façades, nous avons rejoint le parc qui sépare le palais royal de la chambre des représentants, le temps que mon épouse prenne cette photo au calme aussi trompeur qu'apparent avant de nous précipiter dans la première bouche de métro venue (il n'y avait heureusement qu'un trottoir à traverser).

Depuis, chaque dimanche sans voiture, nous nous levons tôt, quittons ce patelin de fous et allons voir Kläre, la patronne  du "Zur Alte Mühle" à Wiesenbach. C'est moins dangereux sur l'autoroute saturée que sur les trottoirs de Bruxelles.

 

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L’arc-en-ciel (Pascal)

 

« Allez, ne lambinez pas ! Il me faut un peu plus d’indigo ! Un peu plus d’orange ! Hé, là-bas, ne forcez pas sur le rouge !... »

« Dites, Maître de la Nature, est-il normal que notre arc-en-ciel ait été récupéré à des fins, comment dire, uranistes ?... Pour exprimer sa différence, n’y a-t-il pas d’autres moyens ? Ils célèbrent leurs propres jeux olympiques ! Nous avons celui des athlètes, celui des handicapés (qui sont aussi des athlètes à part entière) et, maintenant, celui des homos. Quel singulier engagement sportif pour afficher sa divergence ! Au concours de tafioles en jupette, c’est « cours après moi que je t’attrape !... » Johnny Weissmuller, notre Tarzan, Greg Louganis, le plongeur, Ian Thorpe, le nageur, Amélie Mauresmo, la tenniswoman, sont de ceux-là !... »

« L’exaltation, le lyrisme, la poésie sont aussi des couleurs humaines ; tous les goûts sont dans notre nature. Encore un peu de jaune !... »

« Ha, parlons-en des poètes ! Verlaine, Rimbaud, Shakespeare, Voltaire, Goethe, et consort étaient tous de la jaquette flottante !... Quelque part, je ne lis plus leurs poèmes de la même façon ; savoir qu’il ont écrit des choses sublimes dans les yeux d’un autre bonhomme, ça me gène, ça me dérange, comme si j’étais le voyeur forcé de leurs jeux saphiques… »

« L’Amour n’a pas de sexe ; cambré mais insaisissable, visible mais intemporel, il est comme notre arc-en-ciel en offrande au panorama utopique des hommes. Entre les dernières gouttes du rude orage et les premiers rayons du soleil, il vient iriser le monde et ils le considèrent comme un jour nouveau, une nouvelle opportunité à saisir. Ses couleurs éblouissent, elles se marient aussi entre elles et forment d’autres carnations plus subtiles, si utiles aux aquarellistes… »

« Les peintres ?... Mais c’est sodomites et compagnie ! Michel-Ange, Léonard de Vinci, Le Caravage, Delacroix, David, Gauguin, Bazille, trempaient leurs pinceaux partout ! Tu parles d’un maquillage ! Ça devait ruer entre les toiles !...

« Encore du vert sur l’arche, par là !... »

« Pourquoi tout ce qui touche aux choses du délicat, des émotions, des frissons, des passions, des douleurs, des délires a son parterre d’artistes lesbiens ?... »

« La sensibilité a ses émules ; ils sont plus éblouis que les autres ; ils ressentent les choses plus viscéralement ; leur empathie est débordante… C’est sans doute plus facile d’exprimer cette sensibilité exacerbée à un homme qu’à une femme… »

« C’est un pour tous, et tous pour un ! Kipling, James Dean, Buffalo Bill, à la queue leu leu, tous unis sous la même bannière, sous le même flambeau, sur le même radeau !... »

« L’exubérance de Freddie Mercury, l’obstination du baron Pierre de Coubertin (ceci explique cela), les carnets de Pierre Loti, les esquisses de Dali, les voyages de Jules Verne, les stances de Colette, etc., nous les devons à leur tribadisme… »

« Joan Baez, Janis Joplin, Alanis Morissette, Muriel Robin, Jodie Foster ! Ça m’a fait quelque chose quand j’ai su que Jodie broutait des minous ; je n’arrivais plus à la regarder avec la même admiration ; il y avait quelque chose de cassé dans mon imagination… »

« L’homosexualité n’est pas une maladie, ni une fatalité… »

« Mais pourquoi y en a-t-il de plus en plus ?... L’enchantement est-il dans le même sexe ?... Est-ce, en fin de compte, la recherche de soi-même ? Le besoin de connaître ses limites ? La curiosité ? La mode ? L’ambivalence ? Les gènes ? Le déclin de l’humanité ?... »

« Ils s’affirment, ils s’affichent, ils sortent de l’ombre, ils s’assument ; en fin de compte, ils revendiquent leur banale déviance ; c’est le coming out. L’Amour à la papa maman, c’est fini ; il faut essayer, tenter, chercher d’autres plaisirs, élargir ses connaissances… »

« Et son fondement… »

« Ils ont leurs docteurs, leurs avocats, leurs commerces, leurs lieux de vacances, ils se regroupent, ils militent, ils enflent, ils représentent une puissance… »

« L’oignon fait la force… »

« Désormais, il faut compter avec eux ; ils sont des électeurs potentiels qu’il faut écouter, dorloter et prendre en compte… »

« Socrate, Platon, Auguste, Tibère, Alexandre le Grand ! Dès que je fouille un peu, et depuis que le monde est monde, il y en a plein qui sortent des dictionnaires pour proclamer leur inversion sexuelle ! Et les hommes d’état sont pléthore ! Des empereurs tafioles, des présidents tantouses, des ministres chochottes, des chefs de cabinet de la jaquette, des généraux lopettes  !... »

« Persécutés, chassés, concentrés dans des camps d’extermination, il y en a tellement qui sont morts pour avoir bredouillé leur homosexualité… »

« De la cage aux lions à la cage aux folles : les premiers chrétiens, en quelque sorte… Mais la dépravation n’est pas dans les plans de la planète !... »

« Tu critiques, tu juges, tu condamnes. Tu es martelé par ton éducation, ta religion, ta compréhension, et cela te donne un angle de vision à larges œillères. Les préjugés sont dans les tiroirs de l’ignorance… »

« Tant pis ; je ne connaîtrai pas l’ivresse profonde de la pédérastie. Je suis et je resterai un hétéro-plouc… L’arc-en-ciel, je veux le voir dans les yeux des femmes ! Je veux souffrir dans ces regards adversaires et mourir dans leurs sortilèges ! Avec un homme, on peut tout faire, sauf l’Amour ; avec une femme, c’est le contraire… »

« Sois compréhensif, admets la différence comme une ressemblance, une complémentarité naturelle, une anormalité constructive… »

« De là à marcher main dans la main, y a encore du chemin… »

« Pour leurs raisons, toutes recevables au tribunal du tolérantisme, ne crois-tu pas qu’ils paient le prix fort pour assumer leur différence ? Ne crois-tu pas qu’ils ont aussi droit aux couleurs de l’arc-en-ciel ?... Ne crois-tu pas qu’ils la méritent un peu, cette banderole multicolore ? Allez, laisse flotter leurs rubans bariolés : la vie n’est qu’une mascarade, un feu d’artifice, de la poudre aux yeux…
Allonge et courbe encore ces couleurs d’arc-en-ciel ; pour croire en son bonheur, l’homme a besoin d’illusions grandioses ; ne gâchons pas ses rêves… »

« On ira tous à la gay pride, on ira… »

 

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L'eau (Venise)

 

Il y a un nuage au-dessus de nos têtes pour chacun de nous .

La pluie tombe encore en pluie blanche , pour encore combien de temps ?

Elle disparaitra et nous perdrons la fraicheur naturelle de la terre .

Il suffirait d’un pas plus léger , désencombré , plus gracieux, pour remonter à la source .

Il faudra défaire la pelote , se recroqueviller sous les tilleuls et reconnaitre qu’ils sont plus grands que nous que vous et moi.

ET là dans ses heures calmes, le ciel nous accordera un peu d’eau .

Mais pour combien de temps ?

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Les nuages sentinelles continuent leur course , tout ce que je sais d’eux je le dois

Aux vagabonds ,à ceux qui se lavent sous un ciel gris en riant .

Je le dois à nos faiblesses, à nos désaccords, à toutes ces petites choses qui se vengent en nous .

Afin qu’on nous accorde encore un peu d’eau et des larmes.

 

 

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Arc-en (-tre)-ciel (et terre) (Laura)


Arc de couleurs
Comme un bonheur
Après la douleur

Entre air et terre
Entre soleil et grisaille
Entre ombre et lumière

Entre air et eau
Comme un cadeau
De là-haut

Entre air et feu
Un surgissement lumineux
Qui saute aux yeux

Entre eau et terre
Comme des larmes
Séchées  par une mère

Entre eau et feu
Faire le vœu
D’être toujours deux

Entre air et feu
Un peu
Comme un incendie des cieux

Entre feu et terre
Comme une étincelle
Entre matière et rêve

Arc-en-ciel
Une merveille
Entre terre et ciel
 

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L'arc-en-ciel pour les Nuls (Vegas sur sarthe)

 

Un arc-en-ciel est une illusion d'optique formée de trois mots reliés par des traits d'union et de sept couleurs qui forment un arc dans le ciel d'où son nom.

Pour l'observer on a besoin à la fois de pluie et de soleil et donc d'un parapluie, d'un parasol et de deux yeux au minimum.

On dit qu'un arc-en-ciel est beau mais au bout d'un quart d'heure d'observation tout le monde s'en fout comme c'est le cas pour toutes les choses qui durent trop longtemps c'est pourquoi il ne dure jamais longtemps.

Aristote n'y voyait que 3 couleurs quand plus tard Plutarque en voyait quatre alors que Newton qui en voyait six en a rajouté une septième - l'indigo - pour faire le malin et pour correspondre aux sept notes de la gamme.

Plus tard ces sept notes permettront de créer la chanson mythique Over the rainbow et ses paroles inquiétantes comme « Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel Là où les soucis fondent comme des sorbets citron volent des merles bleus » (Fin de la fumette)

 

L'arc-en-ciel en noir et blanc n'existe pas sauf pour les observateurs atteints d'achromatopsie.

L'ordre des sept couleurs se retient grâce à un moyen mnémotechnique comme celui-ci : Regardes Obélix. J'ai vu bataille ici. Va, soit Rouge Orange Jaune Vert Bleu Indigo Violet.

A noter que cela fonctionne bien avec Obélix mais pas avec Asterix.

 

Pour observer un arc-en-ciel de nuit à la lumière de la lune on a besoin à la fois de pluie et de lune et donc d'un parapluie, d'un paralune et de deux yeux au minimum. Les anglais l'appellent « moonbow » car ils ne savent rien faire comme tout le monde.

On peut créer soi-même son arc-en-ciel en arrosant son jardin ; pour cela il faut se munir d'un jardin, d'un arrosoir, se tenir le dos au soleil en arrosant en pluie fine ; on peut aussi arroser n'importe quoi ou n'importe qui.

Quand l'arrosoir est vide, on le plaint car l'arc-en-ciel se termine et cette chronique aussi.

 

 

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