26 mai 2018

Défi #509

Chose promise, chose due :

Phylactère

 

 

 

5092

 

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,


karaorigame (joye)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
Tags : ,

Tu as beaucoup d'oriblogamis comme ça dans tes petits papiers ? (Joe Krapov)

Je trouve que l’on devrait aimer davantage le Japon et les Japonais(e)s !

C’est miracle que soient sortis, d’une si petite île, autant de concepts, d’inventions et de merveilles qui donnent à réfléchir à l’humanité toute entière. Citons par exemple :

 

DDS 508 origami10597841

- L’origami : là où nous autres occidentaux, dès lors qu’on nous donne une feuille de papier, nous nous obstinons à tartiner des phrases qui n’en finissent pas pour fabriquer des livres qui n’en finissent pas de remplir les rayons des bibliothèques, le Japonais plie savamment sa feuille et en fait sortir fleurs, personnages ou animaux qui enchantent le regard et l’âme alors que Marcel Proust par exemple, avec son papier noirci, ne fait rien qu’à énerver les nerfs de notre oncle Walrus. En même temps, c’est vrai, dans « écrivain », il y a « vain » alors que dans « origami » il y a « ami » ;

 

- Le judo : là où le Gaulois Obélix file un méchant coup de menhir sur la tronche du touriste romain qui suivait son petibonum de chemin pour visiter ce pays étranger où il ne pleut jamais – que des coups ! -, la Bretagne, le Japonais enfile son pyjama de cérémonie (kimono), déroule un tapis rouge pas rouge (tatami) et se lance dans une série de salamalecs gracieux mais compliqués pour exprimer à son hôte (judoka) l’idée « Après vous, je vous en prie, je n’en ferai rien » ;

 

DDS 508 Yoko Ono

- Yoko Ono : Il n’y a pas mieux que ce produit japonais pour semer la zizanie dans une bande de mecs qui font de la belle musique ensemble (oltouguézerno). Même quand on la cache sous un drap – le live à Toronto de 1969 – on ne voit et n’entend qu’elle. Yoko Ono, la reine de la caYokophonie !

 

- Fukushima : cette fabrique de « feux de bengale pour égayer le nouveau monde cher à notre Président » n’est pas sans nous rappeler que nous dansons tous sur un volcan. Bien involontairement, les Japonais nous l’ont déjà signalé par le passé. Ca s’appelait Hiroshima, mon amour, et Nagazaki ne profite jamais (Sttellla) ;

- L’ikebana : dîtes-le avec des fleurs ;

- Le bonzaï : dîtes-le avec des arbres ;

- Le Fujiyama : dîtes-le avec un disque de Léo Ferré qu’ « avec le temps va tout volcan » !

 

Je m’arrête là. Je pourrais vous parler du manga, du sudoku, du saké, du haïku, du mikado, du pays du soleil levant, de Mishima mais je suis sous l’empire de la décence : je me souviens que l’oncle Walrus est encore à Colmar (en cure d’intoxication au Gewürztraminer) et je ne voudrais pas lui envoyer ma copie ce soir entre 23 et 24 heures. D’autant que mon intention première était juste de vous refourguer cette histoire de judoka français qui fabrique des origamis avec ses adversaires aux abattis aplatis. J’avais livré la version studio en avril. Voici une version enregistrée « en public » dans un café rennais.

N’est-il pas exquis, mon sabir japonais ? 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

Au patronage par bongopinot


L’hiver, les jeudis après-midi
Avec les enfants du voisinage
On allait faire des jeux entre amis
On se retrouvait donc au patronage

Qui se trouvait dans un ancien garage
Il y avait une multitude d’activités
Peinture lecture écriture dessin pliage
Jeu de fléchettes et jeu de société

Et c’était souvent après le goûter
Que l’on se retrouvait pour faire des origamis
On n’était pas toujours très doués
Pour faire des chats et des petites souris

Certains perdaient patience
D'autres essayaient de s’appliquer
Il régnait un drôle de silence
Et parfois quelques enfants s’endormaient

Voilà comment se passaient nos Jeudis
Mais quand arrivaient les beaux jours
Fini le patronage et les origamis
Place aux jeux en plein air et aux balades dans le bourg

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : ,


Participation de JAK

 

j

 

Omar  se grimait et affectionnait de  créer  des origamis où miroitait toute sa poésie


 
Rival de cet engouement, son ami    Mario, aigri, en avait maigri car  il n’aimait pas les origamis


 
Inimitié vint    entre  deux complices qui s’étaient jurés     unis  pour  la vie


 
Guéguerre décuplée lorsque qu’une  Geisha   vint trouer  leur bulle, leur belle  tour d’ivoire.


 
Avec son  savoir,  elle s’immisça,   munie  de papiers soie en   chiyogami qu’elle choyait à fond.


 
Maniérée dans l’art de la conversation, elle avait aussi  la poésie du pliage,  l’art de  soumettre  des  feuilles où luisent  les  katazome-shi,  et vous l’aurez compris toutes sortes d’origami


 
Imbattable, pour   plisser   une grue, jamais nul  ne l’égalât, Omar exultait.


 
Notre Mario  larmoyant était écarté, car Omar aimait la belle geisha.



Il raffolait  s'ébattre avec  ses kusudamas, il s’y amusa  longtemps,  en  devint   maboule.

 

j01

Il faut toujours s'méfier des petits papiers

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Walrus botte en touche

 

Origami ?

Mais, j'ai déjà donné !

Faut pas abuser non plus, je finirais par prendre le pli...

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,

"En route" vers la salva... (maryline18)


L'avion venait de nous déposer en forêt amazonienne. Willy nous avait fait grâce de son plus beau sourire, en nous souhaitant un bon séjour. En pilote aguerri, il avait l'habitude de ces trajets, mais restait sur ses gardes. De retour vers Satipo, il lui faudrait, comme toujours, beaucoup de discrétion pour ne pas avoir à en découdre avec les narco-trafiquants, qui eux, en manquaient cruellement. Débarquées en pleine saison des pluies, après avoir survolé la Cordillère de Vilcabamba, il nous restait encore au moins six heures de marche,  en terrain souvent  escarpé. En proie à tous les dangers de la faune, si riche, de cette salva (forêt) préservée et impénétrable, ou presque...Je suivais Jéromine Pasteur, à la trace. Je posais mes pieds juste après les siens, sensiblement aux mêmes endroits. Dans les sous- bois, mieux valait rester concentrées pour éviter les morsures de serpents. Avec habileé et rapidité, elle fauchait de son outil la végétation dense et m'ouvrait un chemin.

Bientôt, les difficultés se décuplaient, je l'observais. Avec application et par mimétisme, mes mains agrippaient la roche aux mêmes endroits qu'elle. Nous faisions corps avec la montagne qui nous élevait jusqu'à eux...Entrainée depuis plusieurs mois pour préparer ce voyage sportif, à visée humanitaire, j'allais réaliser mon rêve de petite fille : partager le quotidien des Ashanincas. Ma fascination pour ces peuples vivant en parfaite opposition avec le monde des "blancs", c'est-à-dire en privilégiant le groupe à l'individu et respectant la nature nourricière en ne lui prélevant que l'indispensable, m'habitait depuis l'enfance. Nous nous rendions sur le plateau du Tonkare, à 1200 mêtres d'altitude, sur les rives du Cutivireni. La tribu de Shirampari (le chef), nous attendait en compagnie du clan, venu de Parijaro, la deuxième famille de Jéromine, qu'ils nommaient : Chaveta (papillon). Elle les avait préparés à nôtre visite qui était l'occasion de répertorier le nombre d'enfants et d'en vérifier la bonne santé. Dans mon sac à dos, en plus de ma trousse d'urgence contenant l'anti venin, (indispensable, face à une éventuelle morsure de serpent), des feuilles de papier attendaient d'être pliées. Est-ce que je parviendrais à organiser cette pause créative, sans doute saugrenue à leurs yeux et qui porte le non : d'origami ? J'étais prête à relever le défi !

Un radeau confectionné par Birriti, qui viendrait bientôt à nôtre rencontre, nous attendait à l'endroit prévu. Mon guide n'en était pas à sa première immersion en forêt amazonienne. J'en étais l'admiratrice, chanceuse et confiante. Après avoir traversé le torrent, nous avions fait une courte pause. Chaveta avait sorti de son sac une tunique de couleur brune et me l'avait tendue :

"Cushma, mets-la, tu seras mieux acceptée par nos hôtes !

J'enfilai le vêtement et elle, le sien. Depuis la descente de l'avion, nous parlions peu. Jéromine prenait un tout autre visage, empreint de sérénité. D'autres attitudes semblaient s'imposer très naturellement à elle. Les sens en alerte, son regard scrutait l'alentour et elle humait la bise chargée des odeurs qu'elle retrouvait... presque animale. Je ne l'avais jamais trouvée aussi belle que dans sa cushma. Les quelques mots que j'avais appris en ashaninka allaient me servir maintenant qu'elle reprenait son identité choisie, fille adoptive des Ashanincas. Ses pieds nus, enfoncés dans la glaise, les jambes légèrement écartées, elle avait levé la tête, sa main  droite en visière, vers le ciel. Soudain, son visage s'était illuminé d'un large sourire à la vue d'un couple d'aras, sortis bruyamment du faîte d'un arbre, juste devant nous. Ils nous avaient offert leur envol en cadeau de bienvenue !
Jéromine s'imprégnait de toute la force vive de cette nature flamboyante, encore triomphante ici, des hommes et de leur folie. En contrebas, des centaines d'acajous et de cèdres, prisés pour leur bois résistant étaient abattus, sans compter le massacre des hévéas depuis des années, pour produire toujours plus de caoutchouc. L'homme ne s'arrêtera donc jamais... Les indiens qui ont refusé de devenir les esclaves d'exploitants sans vergogne, ont été obligés de s'enfoncer toujours plus loin dans la jungle pour survivre. Leurs premiers ennemis ont pris l'apparence humaines, contrairement à toute logique. Combien de temps résisteront-ils encore face aux pressions qu'ils subissent de la part  de notre société si "moderne"! ?

Tout à coup, je m'étais sentie observée et avais dirigé mon regard vers les fougères géantes qui couvraient la totalité de l'humus qui s'étalait sur le sol, aux alentours. Il était là, nous observant peut-être depuis longtemps, et veillant sur nous, l'oeil noir, le sourire rieur ; Enfin, je faisais sa connaîssance : Barriti.

Jéromine avait joué l'indifférence et avait avancé soudainement à grands pas pour prendre de l'avance. Leur jeu m'avait amusé. J'avais alors deviné la tendresse qui les liait. L'homme avait sifflé entre ses mains et s'était rapproché, rapide comme le jaguar. Il s'était adressé à mon amie :

"Aviro !" (Toi) !

"Narobe," (Je suis là), lui avait-elle répondu, sans arrêter sa marche. Il lui avait barré le chemin pour la forcer à le regarder. Les yeux dans les yeux, les paroles étaient devenues superflues, le bonheur était palpable. Elle s'était détournée vers moi et lui avait dit : "Origami !"

Les villageois qui m'attendaient m'avaient déjà donné ce nom et c'était bien ainsi. J'avais hâte de faire la connaissance des femmes de la tribu : Origa, Ira, Matha, Ivitoria, Tilloray et Shama, la guérisseuse qui utilisait les plantes comme lui avaient appris sa mère et sa grand-mère. Nous avions bourré nos sacs de boites de thon, qu'ils appréciaient beaucoup.

L'arrivée au Tonkare s'était faite sans aucune démonstration d'affection. Ce peuple introverti vit le moment présent et n'accorde pas d'importance au passé ni au futur. Jéromine m'avait présenté et nous avions été conviées très naturellement à partager autour du feu, le repas que les femmes avaient préparé. Installées en tailleur, nous avions dégusté une soupe de poisson dans des écuelles de terre cuite, des grenouilles grillées et du manioc. C'est au troisième passage de la calebasse : récipient, remplie de pearentsi, sorte de bière préparée avec les "masato", des pommes-de-terre croquantes et juteuses, machées et recrachées par les femmes dans le chaudron, (la salive aidant à la fermantation), que je me suis réveillée !  

Vous imaginez ma déception, moi qui rêvais de m'étendre auprès de Chaveta et de partager sa couverture en attendant le levé du soleil, ou de découvrir la lumière rosée du crépuscule en sortant d'une case au toit de palme et à la litière d'écorces douces ou de feuilles...de m'émerveiller devant les sarato tissés, des heures durant, par ces femmes si courageuses au teint cuivré...mais hélas, "hariokara !" (c'est fini !)

Adieu les toucans, les aras, l'odeur des bûches qui brûlent et qui rassemblent ceux qui luttent, mangent, dorment, devant des flammes dansantes au vent léger, tourbillonnantes et montant en nuées jusqu'aux étoiles par milliers.

Adieu les parties de pêche dans le torrent, les baignades, nue, au pied des cascades...Adieu à tous ces plaisirs simples auxquels tu as pris part, auxquels tu as goûté, Jéromine, et que je n'aurais jamais eu le courage d'approcher, d'aller chercher, aussi loin de nôtre civilisation occidentale ! Bravo à toi que rien de prédestinait a cette vie d'aventurière, toi enfant du Jura et surtout merci pour ton livre qui m'a fait rêver et que je viens de découvrir !  

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,

ORIGAMI DE Ghilaine53

 

Je le regardais, il était de dos, concentré, des tas de feuilles colorées sur son bureau..Il en prenait de chaque couleur mauve, violet, blanc, il les composait ensemble, les pliait, les dépliait, les unes dans une position, les autres autrement, il faisait cela à une vitesse folle et je n'y comprenais rien du tout.....
Je m'avançais vers lui, l'observant de plus près  !
Sous mes yeux, de ses mains expertes, je voyais s'ébaucher une réalisation qui me coupa le souffle quand il me la tendit en souriant..
""Mais comment tu as fait ça ?? ""
Comme c'est beau et tout ça en papier, c'est fou !!!!!!!!!
"Ma chère ça , c'est de l' Origami !! ""
Et il partit avec passion dans ses explications bien complexe pour moi qui ne voyait que le résultat final !
Un merveilleux bouquet de violettes.......

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

Origami honey (tiniak)

 

J-13, guéridon 8

Deux ans que je fréquente ce bar de quartier, dont l’ambiance familiale anime un public éclectique. Aux temps froids, je m’installe à ce guéridon dans un coin de la salle du fond, devant un verre de Chablis, de Cheverny ou de Mâcon, mon carnet de poèmes ouvert sous la main, avec vue sur le zinc et l’oreille aux aguets.

 

Ce jour-là, une nouvelle tête prit place au comptoir, au bout à droite. Plutôt jeune – disons, la trentaine, une silhouette féminine agréablement proportionnée habillée avec soin, une coiffure complexe encadrant un visage où persistait une rondeur enfantine; elle s’exprima avec discrétion pour passer commande et demander le quotidien local mis à la disposition de la clientèle. Dans son recoin, elle s’attela à composer le sudoku du jour. Une oie blanche dans l’agitation bruyante et familière des habitués qui l’observaient du coin de l’œil.

 

J-6, comptoir

Le printemps tarde, bien que l’on soit déjà passé à l’heure d’été depuis dix jours.

La « nouvelle » se révèle plus ouverte, pimpante et rigolote qu’il ne m’avait semblé. C’est la quatrième fois qu’elle vient. Nous nous sommes rapprochés autour du canard quotidien. A elle, le sudoku, à nous (Abel, un joyeux drille de retraité et moi-même) les mots fléchés, les mots croisés étant plutôt mon pré carré.

 

Nous sympathisons. Elle se prénomme Rébecca.

 

J-4, guéridon 16

Malgré un petit vent d’est un brin mordant, je m’installe en terrasse. Je suis fumeur, c’est pus commode. Rébecca m’y rejoins avec son tango-fraise, occupe l’autre chaise. Nous devisons. Cariste de son état, elle n’est pas dénuée d’un humour assez hommasse, goûte la blague salasse et lâche des éclats de rire spontanés, tonitruants, aux accents graves, l’œil coquin, la canine acérée. Rock’n’Roll, la poulette !

 

Ce soir, c’est vendredi. C’est « ma soirée ». J’anime le bar autour d’une sélection thématique de clips vidéos musicaux ou comiques. A cette occasion, le bar ferme plus tard. A dix heures, nous décidons, elle et moi, de prolonger la fête en ville.

 

Nous finissons la nuit chez elle, en toute amitié, échangeant des titres de pop music, de punk, de rap, même de musette – Rébecca ne buvait pas que du tango, elle le dansait aussi. Je la quitte en milieu de matinée après lui avoir rendu un petit service tandis que nous prenions un copieux petit déjeuner. Somme toute, elle n’était guère plus âgée que ma fille aînée. Sur sa table, dans un papier qu’elle a plié façon origami (un gallinacé !), j’ai laissé mon numéro de téléphone.

 

Jour-J, commissariat, salle d’audition 4

Dégoûté, fatigué, étourdi, tout à la fois, je signe ma déposition.

Le capitaine me dit, en manière de consolation, je suppose : « vous savez, M. Filoqueur, grâce à vous, nous aurons au moins la satisfaction d’avoir mis fin à ces arnaques en série ». La belle affaire ! En attendant, me voilà déplumé comme un canard à l’orange, moi ! Moi qui ai eu l’imprudence de payer un billet de train à Rébecca, pour « rejoindre (sa) mère malade, ce week-end », avec ma carte… sur son ordi…

 

Le lendemain, soit hier, dimanche à midi, je constatais avec stupeur que mon compte avait été proprement nettoyé ! « Filée » et « logée », mon Oie Blanche avait été prise en flag par la Brigade des Fraudes.

 

Dans la rue, je charge une play-list aléatoire pour regagner mon logis en me changeant les idées. Je t’en fiche ! Le premier titre qui déboule entre mes oreilles martèle : « Gimme all your money, and I’ll make some origami honey »… Le couac !!

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,