05 mai 2018

Défi #506

 

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Comment ça, un sous-marin ?

Mais non, voyons...

C'est un mirliton !

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Il était une fois par bongopinot

 

Il était une fois un lombric
Dans un jardin géométrique
Rajeunissant sans cesse les sols
Dans toutes ses aventures folles

Ce petit ver de terre
Que l’on vit sortir de terre
Se promenait joyeusement
Sous le soleil du printemps

Tous ses anneaux au dehors
Mais la tête dans son trésor
Il aimait follement son univers
Et tous ces décors divers

Il rampait dans le potager clair
On le revit près de la rivière
Ce laboureur infatigable
Travailleur formidable

Ce ver de terre est notre ami
D’une certaine façon c’est un génie
Il méritait bien ces quelques vers
Une poésie douce et légère 

 

 

 

 

 

l’avenir des sols repose donc sur ces laboureurs infatigables créateurs du complexe argilo-humique, qui en permanence rajeunissent les sols.

Les abords d’une rivière ou d’un point d’eau sont parfaits pour trouver des vers.

  • Vous pouvez aussi essayer de creuser dans un jardin communautaire ou une forêt, mais vous devez éviter de le faire sur les greens de golfs, dans les champ

 

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Combien faut-il de vers (petitmoulin)

 

J'observais l'animal

Infatigable laboureur

Tordu d'efforts

Qui œuvrait en silence

Sur son carré de printemps

Il rampait

creusait

enfouissait

déterrait

Il disparaissait

réapparaissait

Dans l'indifférence

Du tout vivant voisinage

Seuls quelques oiseaux

Guettaient leur possible pitance

Je lui ai demandé

Combien faudrait-il de vers

pour sauver la Terre

d'une asphyxie annoncée

Il m'a répondu

Demandez au poète

J'ai écouté le poète

Infatigable semeur de mots

Il creusait l'apparent

Risquait un regard fragile

De l'autre côté des choses

Il osait le vertige du réel

Tenu en équilibre

Par la parole

Qui donne à la vague

L'immensité de la mer

À l'arbre

La densité de la forêt

À l'inconnaissable

La force du silence

Je lui ai demandé

Combien faudrait-il de vers

pour sauver la Terre

d'une asphyxie annoncée

Il m'a répondu

Demandez au ver de terre

 

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En vers et contre tous (JAK)

 

j01

 

 

Bully ( voir Folie au jardin) le jardinier en bon philosophe avait pris le parti d’agir plutôt que de se lamenter devant les dégâts dus  aux fameux saints de glace.

Le soleil enfin revenu, Bully notait dans sa tête   la charge des travaux qu’il devait entreprendre pour que le jardin donne ses fruits en temps voulu

La vie était revenue. Des turriculés -petits tas de terre- se formant sur les recoins où poussaient l’herbe en liberté, annonçaient que les laboureurs de la terre avaient repris leur boulot.

L’éternel recommencement.

Il eut une tendre pensée pour ces lombrics qui sous ses pieds œuvraient pour lui.

Il se souvint d’une  l’histoire  qui l’avait bien amusé, rapportée par un gars   de la ville :

 

Sous l’asphalte de la cité, dans un  petit coin épargné,   il y avait un  jardinet gazonneux où les lombrics étaient rares.

Un certain  Totor, le roi des lombricidés  du quartier régnait en maitre sur les quelques congénères qui avaient résisté au manque d’oxygène.

Totor aimait  pointer son  nez  après le passage de la mini-tondeuse  à gazon, au risque de  s’exposer aux jeunes corbillons, mais être libre c’est risqué.

Totor, très cultivé , abonné à  Rustikana,   avait ouïe dire que ses semblables  étaient éconduis manu-militari,  dans des conteneurs, afin d’ y copuler, labourer, en véritable esclaves.

Les habitants du dessus du bitume  appelaient  ce coin d’incarcération un lombricomposteur.

Pour ne pas  être emprisonné à vie Totor entra en résistance.   

Il entrainât sa nombreuse progéniture

au-delà  des 2 m  réglementaires d’épaisseur qui leur étaient impartis.

 Ils creusèrent, creusèrent, et finalement se retrouvèrent  de l’autre coté de la terre, dans une contrée où vivaient  des entomovores, mangeurs d’insectes, prêts à gouter aux lombrics… de la protéine toute fraiche et en abondance.

 

Bully le jardinier tira sur sa bouffarde.

 Il n’y avait pas lieu de rêver plus longtemps  devant tout le travail qui l’attendait.

Mais dans sa tête l’idée d’un aide de camps s’incrustait : à l’automne prochain il installerait un lombricomposteur afin de fertiliser ses salades.

 

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lombric-à-brac (joye)

Vire-lombric :

Le re🐛 de l'en🐛 du 🐛mouth 🐛sé au 🐛re 🐛t a 🐛ni les 🐛rues du 🐛rat.

Extrait littéraire:

Impossible de fuir. Ces animaux fuisseurs s’approchent ; ils tournent autour du radeau avec une rapidité que des convois lancés à grande vitesse ne sauraient égaler ; ils tracent autour de lui des cercles concentriques. J’ai pris ma carabine. Mais quel effet peut produire une balle sur les pétunias dont le jardin de ces animaux est recouvert ? Nous sommes muets d’effroi.   – Jules Ver-ne, Voyage au centre de la Terre-ver 

Devinette :

-          Qu’est-ce qu’on appelle  l’inauguration privée d’une exposition artistique d’un lombric ?

-          Un 🐛nissage.

Devinette bis :

-          Que se disent les poissons en voyant un gros lombric devant eux ?

-          Bon appâtit !

 

Expressions  linguistiques jusqu’alors inconnues en français :

Nu comme un lombric : Devant ce défi, même Hugo serait nu comme un lombric.

Lombric luisant :  Luisant comme un ver à Tchernobyl

Tirer les lombrics du nez de quelqu’un : Voilà, Walrus m'a encore tiré des lombrics du nez.

 

(sans parler d'encore un 🐛itable femmage sans 🐛gogne pour une défiante 🐛tuose)

immortaliser

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Idylle entre un lombric et une libellule (maryline18)

 

Seul, sur un chemin forestier,

Alain suivait, sombre, la Lys,

Les poches trouées, dépité,

Devant sa vie sans artifice.

Puis, faisant un pas de côté

Pour éviter dans les branchages,

Un vieil outil abandonné,

Lui revint à l'esprit, l'image

De sa mémé en tablier,

Les bras chargés de victuailles,

De la terre plein ses souliers,

Pour accompagner la volaille.

Un moment tout à ses pensées,

Il se baissa pour ramasser

La bêche juste un peu rouillée,

Et il cria : "Merci Mémé !"

Il se proclama jardinier !

Sur son visage, un sourire

Eclaira toute la fôret,

Et puis aussi son avenir...

Une parcelle abandonnée,

Oubliée de tous, comme lui,

Lui permit de s'alimenter,

Et ainsi de redonner vie

A ce p'tit coin de paradis,

D'où un soir de pleine lune

Il surprit, auprès de fourmis,

Son compagnon d'infortune :

Un vilain ver, chargé de terre,

Auprès d'une libellule.

Avait-il bien les pieds sur terre

Ou était-il somnambule ?

...Son petit côté "terre-à-terre",

Faisait toute la différence,

Et n'était pas pour lui déplaire

Alors débuta la romance...

Déployant ses jolies ailes,

Toutes de bleu et vert mélés,

Plus douce que la mirabelle,

Légère et gracieuse à souhaît,

Elle admirait tout son travail,

De dur labeur au fil des jours,

Et de ses ailes en éventail,

Lui envoyait des mots d'amour...

Ils ne se voyaient que la nuit,

Le ver n'aimant pas le soleil ;

Et vous n'en serez pas surpris,

Elle a eût beau battre des ailes

Afin de tenir en éveil,

Le charme contre nature,

Alain découvrit au réveil :

Une tâche, une blessure,

Sur la belle alors condamnée

A errer entre ciel et terre,

Jusqu'à l'agonie annoncée

Par M'dame destinée, la sorcière.

La morale de cette histoire :

Quand s'offre à toi la liberté,

Ne la laisses en aucun cas choir,

Séduit par la sécurité.

 

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Le 9silab-drin (Nana Fafo)

 

Ronchonchon_poésie

 

Ronchonchon il aime pas la poésie.

 

D’abord il parle pas la langue.

Les mots sont utilisés dans tous les sens, à double sens, en quête de sens.

C’est écrit en vers et à l’envers par un titon nu comme un ver avec un verre à la main (peut être aussi dans le côlon, le ver, pas le verre), enfin ça, c’est l’image qu’il s’en fait, quand il tente de lire de la poésie.

 

Il a bien essayé de creuser le sujet, avec une pelle, puis avec un fourche-bêche, mais rien. Peut-être que le jour où il mangera les pisselits par la racine, tout ceci sera plus clair.

En attendant, il est définitivement hermétique, comme la boîte où papy range les vers pour aller à la pêche.

 

Sur ce coup, il fait cavalier seul.

Et comme, il n’est pas versatile pour un dollar, il y a peu de chance pour que ça change.

C’est sa version de l’histoire.

 

Le seul ver qu’il comprend, c’est le ver solitaire dans tous les sens du terme. Ronchonchon c’est un ténieux solitaire, il est toujours versus quelque chose, ça le rend mi-âne, mi-thon, toujours à vouloir bomber façon bombyx et virtuellement tout ce qui se met sur son passage.

Cela lui permet d’éclairer son esprit et d’avoir des idées lumineuses, luisant dans la nuit de ses ruminations, telle une lampe à ire.

Il attire le vert de rage, qui se propage comme un virus, dans son cervelet d’écervelé.

Il devrait peut-être penser à se mettre au vert quelques temps, aller vers Anvers, découvrir les verts pâturages, avant de devoir appeler un numéro vert d’urgence, docteur House fera l’affaire.

 

Se donnera t’il un jour le feu vert ?

Va t’il continuer à creuser des galeries de déchets tel un lombric qui ne recrache rien ?

 

Un jour, Ronchonchon, il aimera

Et la poésie s’éclairera

Comme par magie, sa vie changera

Le 9silab-drin le sauvera

Et des mots, il en inventera.

 

N’importe quoi

J’y crois pas, moi !

Et vous ?

 

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Belle lecture créative à toutes et à tous (sans paranthèse)

 

DEFI 505 - Lombric- thème de la semaine

 

 

 

http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

 

 

 

 

 

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Les états d'âme de Ronchonchon

 

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Dans le Vercors (Pascal)


Te souviens-tu de cette mémorable journée de pêche, dans le Vercors ? La veille, nous avions tout préparé ! Cannes à pêche, gibecières, cuissardes, épuisettes, hameçons, lignes, plombs, ciseaux, on avait tout prévu, répertorié, organisé dans les poches de nos blousons ! On savait les coins qu’on allait explorer, les cascades qu’on allait sonder, les rapides qu’on allait fouiller ! Nous sommes partis, il était quoi, cinq heures du matin ?...  

Il hochait la tête, mon pote, tout heureux de cette sortie à la pêche que je lui apportais dans le courant d’air de ma visite. Ses AVC l’ont laissé exsangue, en dehors des choses de la réalité. Je ne sais pas s’il s’est réfugié dans son monde pour ne plus avoir à subir le nôtre ou si son état ne lui permet plus réellement d’être dans la factualité des choses.
La frontière est ténue ; parfois, je voudrais le secouer, le bousculer, l’engueuler, essayer de remettre de l’organisation au désordre de son cerveau. Il n’est plus l’heureux possesseur de sa vie, le chevalier courageux de toutes les causes qu’il a défendues, l’intrigant poète au cœur trop encombré ; il n’est plus que l’hôte de sa carcasse s’étiolant lentement.
Aujourd’hui, s’il a pris conscience de son état, moi, je n’arrive pas à me résoudre à le laisser à l’abandon de son âme. Chaque fois que je vais le voir, je repars malade ; il me semble me voir dans quelques années, occupé par la seule résignation du temps qui passe, sans que je puisse le ralentir…

Oui, cinq heures du mat ! Il avait plu toute la nuit ! On fonçait sur la route comme si les truites ne nous attendraient pas ! Dans la bagnole, on écoutait de la musique à fond ; les refrains endiablés, c’était notre allure ! Quand on doublait une bagnole, on avait toujours l’impression de dépasser un pêcheur qui aurait pris notre place !
Souviens-toi, l’aube nous avait surpris quand elle s’était immiscée dans le pare-brise ; le noir se bleutait, la grisaille blanchissait ; les reflets de nos phares dans les flaques de la route n’avaient plus la flamboyance du départ. On se taisait comme si on répétait nos gammes ; on se repassait le film de notre future pêche et on pressentait déjà les touches au bout de notre ligne. Plus d’une heure de route pour nous retrouver au milieu de nos rêves halieutiques, c’était dans le contrat de notre dépaysement…

Il devait penser la même chose, mon pote. Tout comme avant, il semblait tenir son volant d’une main et il rêvait de fumer sa clope avec l’autre ; dans ses oreilles, c’était forcément « Gimme ! Gimme ! Gimme ! » qui occupait le tempo de son pied contre sa chaise…

Te souviens-tu quand nous sommes arrivés sur nos lieux de pêche ? On avait garé la bagnole à l’entrée d’un chemin et, comme à chaque fois, c’était à celui qui serait le premier prêt ! L’air embaumait le parfum du buis, l’herbe mouillée et la mousse des rochers ! On ne faisait pas de bruit comme pour ne pas déranger la Nature !...
On avait oublié les vers de terre ! On avait oublié les vers de terre ! Dans la précipitation du matin, on les avait laissés sur la table du garage ! Chacun de nous essayait de reporter la faute sur l’autre ! On se voyait déjà revenir au bercail et nous faisant gentiment chahuter par nos femmes !
Nous fiant à notre bonne étoile, nous avions emprunté le chemin qui descend jusqu’à la rivière. La pluie s’était remise à tomber, de cette façon soutenue qui disait que cela va durer toute la journée et que ce n’était pas la peine d’attendre une accalmie ; le Vercors porte si bien son nom…  
Nous avions bifurqué à droite en direction d’une grange désaffectée où le paysan du coin entreposait son antique matériel de labour. Le jour poignait maintenant et ce n’était que brume, brouillasse et frissons de froid. Sous l’avancée de la toiture, nous avons découvert une bêche en parfait état de marche ; il n’en fallait pas plus pour partir à la chasse aux vers de terre…

Te souviens-tu ? Dans la glaise si meuble et si trempée, nous avons exhumé une ribambelle de lombrics ! Des bien longs, des bien rouges, des bien vivaces ! Ils se tortillaient dans nos mains comme s’ils savaient tout de leur dénouement ! Des esches autochtones, c’est le nec plus ultra du pêcheur ! Nous en avons rempli nos poches et nous sommes descendus jusqu’à notre rivière. L’eau était boueuse et pratiquement « impêchable » tant elle s’était transformée en torrent tumultueux. Nous avions quand même tenté notre chance derrière les gros rochers, le long des berges, partout où les remous se reposaient. Il ne fallut pas longtemps pour sentir les premières touches ! Les truites semblaient reconnaître les beaux vers de terre car elles étaient au rendez-vous !...  

Et la grosse truite que tu avais sortie ? Tu croyais que tu avais accroché une racine tant la belle restait collée dans le lit de sa rivière ! Tu sautais en l’air, tu trépignais de joie, tu n’arrêtais plus de la sortir de ton carnier pour l’admirer encore ! Tu ne voulais pas la tuer pour qu’elle frémisse encore entre tes mains ! Oui, tu tenais Dame Nature dans sa belle robe de bal mouchetée d’émeraude et de rubis ; tu la sentais palpiter et tu l’approchais de ton visage pour la regarder dans les yeux ; tu avais même posé un baiser sur sa belle gueule de poisson sauvage !...  

Il observait le vide sous son lit, mon pote, comme si la rivière passait entre ses pieds ; le chariot du couloir, c’était le brouhaha de sa cascade, la lumière de la fenêtre, ses pétillements éblouissants, la plante verte, un buisson odorant et les silences de ma narration, ses îlets de tranquillité où il aimait tant fumer sa clope…  

Quand nous avons retrouvé la voiture, elle avait une roue crevée ; le paysan du coin n’avait pas dû apprécier notre stationnement sur le rebord de son champ. Tu voulais aller le trouver pour lui faire bouffer quelques vers de terre ! Il n’empêche, pendant qu’on avait donné la roue à réparer au garage du village, nous étions allés au restaurant !...  
Te souviens-tu de ce Gigondas de 1975 qu’on nous avait servi ? A lui tout seul, il avait embelli nos souvenirs de la matinée avec des myriades de superlatifs multicolores ! Il pleuvait dehors mais c’était le soleil dans notre corps !...  

Mais oui, tu avais eu raison de remettre ta truite à l’eau ! Mais oui, on n’avait que faire des compliments des flatteurs ! Mais oui, on la retrouverait une prochaine fois ! Tu voulais laisser un pourboire avec les vers de terre qu’il te restait dans la poche ! Te souviens-tu de la vieille rombière horrifiée quand tu en avais laissé tomber un sur le sol du restaurant ? Si je ne t’avais pas empêché, tu l’aurais lancé dans son assiette !...
On avait récupéré la roue et on était rentrés doucement ; au bord de la route, un par un, nous avions semé nos lombrics en les remerciant de nous avoir offert cette journée extraordinaire…

Il regardait obstinément le plafond, mon pote, comme si la pluie allait tomber du ciel.
L’orage avait gonflé ses paupières ; quand il ferma les yeux, deux larmes s’échappèrent et je suis sûr qu’elles ont rejoint sa truite et notre rivière, là-bas, dans le Vercors…

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Idée reçue (Vegas sur sarthe)


"Si on te coupe en deux les deux moitiés repoussent"
lui avait assuré un fieffé asticot.
Le lombric alléché fonça au massicot
innocent et tout droit sorti de sa cambrousse

Le perfide asticot s'en tortille de rire
appelle ses copains qui peuplaient le lisier
certains s'en apitoient, on veut l'anesthésier
mais le lombric est preux, à quoi bon discourir ?

Il tâte le tranchant, le voici convaincu
offre son intestin à la lame affûtée
qu'actionne un gros ténia du genre azimuté

Le lombric tronçonné pousse un cri de bâtard
regarde derrière lui et comprent un peu tard
qu'il a tout comme nous une tête et un cul

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