Et puis encore, vous connaissez son histoire, l’histoire des saints patrons, de leurs foires, avec leurs  rayons dardant qui venaient nous réchauffer dans la joie, la douleur, avec tous ces photons d’énergie pure envoyés par Dieu sur nos chemins, et les déesses prêtresses accrochées à la couronne du cosmos, leurs rejetons brûlants faisant tournoyer nos rondes païennes, et l’oiseau virevoltant qui dit : j’ai confiance dans le souffle du vent…

Ou alors, vous contez les choses naturelles, essentielles : aux ripailles, aux amourettes d’un jour, d’un soir, de celles qui en font des tonnes, tambours battants remplis d’odeurs de pomme et d’ailes prétentieuses, aux vinasses frelatées d’ors et d’argents pipées dans des tonneaux posés en gravité tombés sous les grandes feuilles de vigne palmées et sous les houblons mordorés adorés,

et
puis à la foule en transe dansant, s’empiffrant, s’enivrant, s’embrassant et s’écrasant enfin sous la plume d’airain...

 

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