Bien des personne quand on leur demande si elles écrouvrillonnent parfois, se précipitent derechef sur toutes les bouteilles vides de leur maison, et leur font un gros nettoyage de printemps à l’eau bouillante, par contre, d’autres ouatent plutôt fermement un gros coton tige et s’empressent de nettoyer allégrement en public tous leurs orifices, mais pour la plupart ici, en Top Grave Nouvelle France de Terre Adélie –  Je me re-souviens même est un mème fameux, vous le savez tous maintenant  -, bref, pour la plupart ici, au simple son du mot, d’aucuns se dépêchent d’aller impunément en rivière ou en fjord, pêcher des écrevillons, ces petits écrevisses radioactifs, dont la taille est pourtant inférieure à 50 cm. Je rappelle que c’est interdit !

Il est navrant de constater combien le mot « écrouvrillon » est si mal interprété dans toute notre Top Grave Nouvelle Belle Province. Je retracerai ici donc l’histoire et donnerai la définition réelle de ce mot.

Écrouvrillon :

Milieu du siècle, expressions françaises : écranlefiond, fiond d’écran, écran-fyont. Suite à de nombreux différents d’un ancien ministre candidat en Grave Vieille ex-France et à la réitération d’autres délits impliquant ses deux chats Siamois, puis son Labrador – employés comme « animaux de compagnie »  – sont passées dans le langage courant et ont pris le même sens qu’esbroufeur en rideaux de fumée.

Ont pris donc le même sens que magouilleur : «  Quel écran-fyont celui-là !  » (Phrase commune)  

Ensuite, comme beaucoup d’autres mots dans certains groupes consonantiques, la consonne intervocalique «  F » s’est mutée en «  V ». (écranFiont -> écranVillon). De plus, comme souvent en français, il s’est produit la perte de la dernière consonne muette en syllabe de fin.

Le mot a fini par être troublé par deux altérations analogiques et un rapprochement morphosémantique (attraction paronymique) avec les mots « Vrille » - qui vissée a aussi son écrou - et «  Écouvillon », justement. Pratiquement en presque fin de siècle, seuls les musiciens de la puissante et riche mafia du Groenland l’utilisaient encore dans leurs magouilles : « Il n’y a que les écrouvrillons pour encore jouer du saxophone dans les bars. » (Commissaire Leblanc)

Fin de siècle, écrouvrillon : nom masculin. Personne méprisable, indigne de considération : «  Quand une femme s’affiche, ce n’est jamais pour un homme honnête, c’est pour un écrouvrillon.  » (Raymond)

Au pluriel : grandes démonstrations de train de vie. «  Ils étalent des écrouvrillons somptueux : mais du reste, ils n’ont ni déjeuners, ni dîners, pas de dépenses ménagères.  » (Carole Henny)

Extraits tirés du dictionnaire de l’histoire des significations du français, Paul Gerbault, Edition Labrune, août 2299