24 février 2018

Défi #496

 

Comme suggéré par Pascal
appuyé par mon neveu Joe
lors de la triste histoire du vilebrequin,

 

Carrousel

 

4962

 

À vos chevaux !
(qu'ils soient de chair ou de bois)

 

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Le bistro du zigue par bongopinot


Une fois par trimestre
Avec des collègues
On va au bistro du Zigue
Un endroit illustre

Et on décompresse
On refait le monde
Que des rires inondent
On élimine le stress

Certains sont à l’Orangina au coca
Pour d’autres l’alcool coule à flot
On ressort tous, nos lots
D’amertumes de combats

Côtoyer au quotidien la misère
Arriver à en aider certains
Pouvoir créer du lien
Mais pas pouvoir mieux faire

Un boulot pas facile
Mais qui peut-être riche
Des vies que l’on défriche
Des parcours parfois difficiles

C’est pour ça qu’une fois par trimestre
On va au bistro du Zigue
Pour échanger entre collègues
Dans cet endroit illustre

 

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Trop c'est trop (bis) (Walrus)

 

Vous me direz que c'est toujours la même chose, mais une fois de plus, comme producteur de sujets, je fais un peu Lucky Luke (vous savez bien, celui qui tire plus vite que son ombre).

Où est le problème cette fois-ci me demanderez-vous...

C'est que dans mon pays, bistro, ça fait un peu exotique et pour tout dire franco-français avec un petit relent de gros rouge qui tache ou de blanc sec qui vous ulcère l'estomac.

Bien sûr, quelques établissements s'intitulent malgré tout "bistro", juste pour marquer un peu le coup depuis que la "bistronomie" fait florès et est venue rehausser le niveau de ces endroits en leur attribuant (à tort ou à raison) des qualités de convivialité et de bonne cuisine traditionnelle.

Chez nous, on parle plutôt de cafés, de cabarets, d'estaminets même, et la tradition est plutôt à la bière qu'au vin.

Avec le vin, on passe subitement à un niveau différent : les bars à vin et les  œnothèques qui se poussent du col (pas du faux-col comme les marchands de bière) en prétendant offrir des produits plus "haut de gamme".

Mais de toute manière, ça ne me concerne pas, je ne fréquente que les bars à eau, on est bobo ou on ne l'est pas, n'est-il pas ?

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bistrot (joye)

je fouette ma plume

elle a rencart dans un bistro

faudra qu’elle se lève

qu’elle se fasse une beauté

elle ira à la rencontre

d’un ancien amoureux

ou des amies avec lesquelles

elle a perdu contact

on boira, on jasera,

on trinquera au passé glorieux

quand le monde était jeune

et insouciant

quand personne ne craignait

laisser du sang sur la table

de la terrace

avec son pourboire

bistro

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B comme bistrot (Adrienne)

 

La bibliothèque était fermée, il pleuvait. J’ai couru jusqu’au café le plus proche. Une musique grinçante sortait d’un poste mal réglé. De l’arrière-cuisine parvenaient des odeurs de beignets et d’huile de palme.

La serveuse s’est adressée à moi avec lassitude. Ça m’a émue: elle me faisait penser à mon amie K*** qui écrit un livre sur la condition des femmes africaines. Une œuvre qu’elle ne cesse d’enrichir de l’expérience de toutes les femmes qu’elle rencontre. Voilà bien cinq ans qu’elle promet de me le faire lire.

- Vous voulez quoi, Madame ?

C’était une imposante femme noire un peu nasillarde, comme on en voit dans les histoires de jazz. Elle s’est approchée en traînant ses savates.

- Vous voulez quoi, Madame ? a-t-elle répété d’une voix encore plus lasse, en s’appuyant d’une main sur la table.
Pas très nette, la table. Elle y a passé un chiffon grisâtre.
- Un café, s’il vous plaît.

Voilà le genre d’endroit où la grand-tante Léonie tournerait de l’œilavec ces traces de boissons diverses sur la table et ces couches de poussière sur les miroirs devenus opaques. Elle qui passe son steak sous le robinet et l’éponge soigneusement entre deux torchons fraîchement lavés, amidonnés et repassés avant de le faire frire à la poêle.

Les savates se sont traînées jusqu’au comptoir pour y mettre en branle de quoi me confectionner un café.

Des savates comme celles-là, ces jambes lourdes, ce gros corps enveloppé d’un tablier usé, pas très frais, toute cette lassitude d’une vie, je les ai déjà vus. Et puis, un soir de fête, c’est une autre femme qui apparaît, maquillée avec art, vêtue d’un joli boubou, brillante de l’or cliquetant de ses bijoux, le geste gracieux, les ongles faits, le sourire éclatant, le regard vif.

Quand elle m’a apporté le café, la pluie a cessé et la lumière s’est allumée à l’intérieur de la bibliothèque. Je vais être en retard à mon rendez-vous, moi qui arrive partout avec un quart d’heure d’avance. Le café est amer et brûlant. J’aurais dû demander une eau plate.

La serveuse éteint la radio. Elle tourne la clé derrière moi, accroche la pancarte : « Fermé ».

Elle va enfin pouvoir la faire, sa sieste.

 

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Les feuilles mortes (Emma)

 

Mon dieu, mon dieu, elles sont toujours là, les banquettes en moleskine, un peu moins rutilantes, un peu plus avachies, mais il est toujours là, en son jus, le bistrot de Pierrot.
Et Pierrot lui-même est encore là, moins fringant qu'au temps de la photo en sa gloire au-dessus du comptoir, et nettement moins tonitruant.           

François l'interpellait avec insolence, en ces jours de jeunesse, en ces jours d'insouciance : ho là tavernier ! ou encore : pourrais-tu mettre un peu plus de margarine ?
Ils atterrissaient souvent là à la fin des cours, entre chien et loup, après de longues déambulations dans les rues, (est-ce que réellement il pleuvait toujours ?)  
L'un qui aimait, et l'autre non.
Les pavés luisaient doucement
et ils croisaient la lune dans chaque flaque.
D'une fenêtre là-haut un saxo bluesait,
il a dit : "te rends-tu compte ?
te rends-tu compte qu'on a vingt ans ?" 

Deux écorchés, ivres de musique et de mots, tendres et vulnérables ! Elle jouait les futiles, et lui l'artiste maudit.
Il était arrogant, agressif, mais la nuit écrivait des lettres déchirantes : Unique, disait-il, toutes les fois que je te quitte, je maudis le dilettante cynique et vaniteux que je joue, mais un jour, je t'enseignerai la ferveur".
Parfois, quand il n'y avait pas d'autre client, sur le vieux piano au fond du bistrot, plus habitué à résonner des gaillardes chansons estudiantines, il jouait Grieg, Chopin ou Kosma… Comme un dieu.
Oh je voudrais tant que tu te souviennes des jours anciens où nous étions heureux… 

Mon dieu, c'est là, sur cette banquette de moleskine miteuse, qu'elle a passé les meilleurs moments de sa jeunesse. Et elle ne le savait pas !
Te souviens-tu, Pierrot ?
Mais Pierrot ne se souvient pas, il a même oublié qu'ils se tutoyaient. Il en a tellement vu, des gamins, sur ses banquettes !
Non, il ne se souvient pas de François, ni de la moto qui a tué dans un lacet de montagne l'un des écrivains les plus prometteurs de sa génération.

 

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SARMENT d’IVROGNE (JAK)

 

Biscornu tu es cher caboulot, avec tes  voluptueuses fumeroles, et tes  chopes douteuses, et où raisonnent d’  amphigouriques palabres


Idoine endroit où je picole chaque jour d’un verre bien décidé. Mais pourtant lasse de mes divagations, je voudrais t’oublier et comme

Sisyphe j’essaie alors de remonter la pente de la pochardise et adopte,


Tisanes, décoctions le soir enfin venu, pour de l’addicts pouvoir définitivement guérir.


Risque –tout et surtout inconsciente, dès lors  sur la chose avilissante, je m’abreuve de  moult réflexions


Oscillant entre un verre de Cherry ou un os de poulet à sucer mais hélas comme un


Tison, dans mes divagations hallucinantes, alors tu surgis et rallumes sans cesse la braise de ma passion.

 

bouteille

 

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Et pas qu'un peu ! (Joe Krapov)

DDS 495kaleid11Chaque fois qu’elle revient à Rennes-en-Délires, la toujours pétulante Isaure Chassériau va saluer rue de Dinan son oncle Camille Cinq-Sens. L’oncle Camille tient, en face de l’église du vieux Saint-Etienne transformée en théâtre, un bistrot à l’ancienne baptisé « Au Vieux Saint-Etienne ».

Autrefois, en des temps hélas révolus, on pouvait lire sur la vitrine quelque chose comme « Ici on peut apporter son manger » mais les temps sont devenus durs et depuis que l’oncle a épousé la belle Agata aux talents culinaires si incontestables qu’ils sont mesurables à l’embonpoint du patron, le bistrot fait restaurant et on ne peut plus apporter que son franc-parler, son goût de la rigolade et ses cris du cœur.

Le cœur n’apparaît pas que dans les cartes des joueurs de belote qui viennent là taper le carton l’après-midi. Lorsque la nuit est tombée ou le matin, avant que le café n’ouvre, quand les volets sont fermés, on en voit quatre qui sont percés en haut des panneaux de bois.

DDS 495 96706808Même si la rue semble déserte il vient beaucoup de monde dans ce café : le public et les artistes du théâtre situé en face, les gens du quartier, les Rennais qui font leur marché sur la place des Lices le samedi. Car la rue de Dinan prend naissance au bas de celle-ci, dans le prolongement de la rue de Juillet. Le mardi après-midi, maintenant, il y a Joe Krapov et ses potes qui viennent pousser du bois sur leurs jeux d’échecs Kasparov sans lettres ni chiffres sur le côté ! On ne sait pas comment ils font mais ils ont beau être huit inscrits ils sont toujours en nombre impair pour jouer et le dernier arrivé est obligé de kib(b)itzer. Ce jour-là, ça carbure en silence, chez Camille. Et pas qu’un peu.

Parfois l’après-midi, aux heures creuses, Camille vient s’asseoir avec ses vieux potes Jacques-Henri Casanova et Jean-Emile Rabatjoie. Ils ont tous les trois des ciseaux et découpent des vieux numéros de Télérama « le journal qui ne jure plus que par Harvey Weinstein pour pouvoir parler de sexe à tous les étages et même sur la couverture». De ces découpages collectifs, Jean-Emile réalisera ensuite des collages surréalistes qui n’ont rien à envier à ceux de Jacques Prévert qui est leur maître à panser les plaies de l’existence. Encore que ces trois-là n’ont rien de grand blessés : ils se marrent tout le temps. Et pas qu’un peu !

Sauf aujourd’hui où, après avoir embrassé Isaure, Camille est obligé de répondre à la question « Et à part ça, la santé ? ».

- Ah ! Ne m’en parle pas ! Les médecins me font chier ! Et pas qu’un peu ! Tu veux que je te raconte la dernière ?

- Peut-être pas, Camille, intervient tante Agathe, on va bientôt passer à table !

- Si, si  ! Raconte, Camille ! protestent Petitprince et Lemouton, les techniciens régie de l’église-théâtre d’en face. Tu es inénarrable quand tu narres !

- Rigolez, rigolez, les jeunes ! Un jour ça vous arrivera aussi, même si vous n’êtes pas malades ! Et d’ailleurs, pour répondre à Isaure, je suis en parfaite santé ! Simplement, comme tout le monde, j’ai l’ADECI au cul !

- C’est quoi ? Un genre d’hémorroïdes ?

- Pire que ça ! Une secte de dingues du principe de précaution ! Dès que tu as cinquante piges ils te sautent dessus ! Ils t’emmerdent tous les deux ans en t’envoyant un courrier pour que tu participes à leur jeu-concours de merde !

- Sois moins grossier, mon oncle ! Tu sembles bien énervé aujourd’hui ! Et pas qu’un peu !

- Il y a de quoi ! Non seulement je perds toujours à leur jeu à la con mais en plus cette année j’ai été disqualifié ! Et c’était même pas de ma faute !

- Tu ne m’as toujours pas dit ce que c’était que ton… « indécis » ?

- ADECI ! abrège Agata. C’est pour pister le cancer du colon !

- Et ça marche aussi pour le lieutenant et le sergent-chef ! plaisante Lemouton.

DDS 495 mode d'emploi- C’est simple, explique Camille. Enfin non, c’est hyper compliqué. Il faut tu ailles aux toilettes et que tu colles une espèce d’origami sur la lunette. Ensuite tu fais ta grosse commission mais tu ne dois pas mélanger ton pipi et ton caca ni déchirer le papier ni faire tomber ta crotte dans le trou. Quand tu as terminé tu prends la pince à tiercé qui est dans le tube du kit.

- ???

- Tu prélèves dans ton étron, à trois endroits différents, à l’aide de la tige verte, de quoi recouvrir la partie striée. Puis tu remets la tige dans le tube que tu secoues énergiquement.

- Aller aux toilettes pour se secouer la tige, ça n’a rien de l’amour sorcier, en même temps ! commente Agata qui, de temps en temps, – elle est native de Bogota - a des saillies involontaires du fait de sa maîtrise plus ou moins colorée de notre langue. Après reste plus qu’à coller les étiquettes et renvoyer.

- Sans oublier de décoller l’origami et de le vider sans s’en mettre plein les doigts !

- On dirait un rituel de l’église scatologique, ton truc, ajoute Petitprince. C’est qu’un mauvais moment à passer, pourquoi ça te rend vert ?

- Avant ils t’envoyaient le matos pour jouer. Maintenant tu dois aller le chercher chez ton médecin maltraitant. Et regarde le résultat !

L’oncle se retourne et prend parmi les cartes postales accrochées derrière son bar un courrier d’un laboratoire de biologie.

DDS 495 courrier labo


- J’ai été éliminé à cause d’un problème de gestion de stock ! Les touillettes du toubib étaient périmées ! Et pas qu’un peu !

Tout le monde, à l’exception du taulier, est hilare dans le bistrot.

- Alors t’as dû recommencer ?

- Oui mais cette fois je n’avais plus les étiquettes autocollantes du courrier d’invitation. J’ai dû réécrire tous les renseignements à la main sur leur fiche à la con et même sur le tube. Est-ce que je le connais, moi l’organisme de rattachement du médecin traitant ? J’ai laissé la case vide. Si ça se trouve ils vont me disqualifier encore une fois à cause de ça. Le pire c’est que j’ai retrouvé la feuille avec les codes à barre après avoir renvoyé le tout.

- Des codes à bar pour un patron de bistrot, c’est indiqué, non ? en remet une couche Lemouton.

- Je ne sais vraiment pas pourquoi j’y joue encore à leur jeu, je ne gagne jamais ! Ca fait dix ans qu’ils me répondent «résultats négatif» d'un air désolé !

- Oncle Camille, réfléchis ! Il vaut mieux qu’ils ne trouvent rien, tu ne crois pas ? Avoir un cancer, ce n’est pas très drôle !

- En attendant c’est chiant, leur truc. Et pas qu’un peu !

- En même temps, comme on dit maintenant, tu m’as bien cassé mon coup ! ajoute Isaure. Je vous avais amené des cadeaux à la tante et à toi, mais je ne vais pas pouvoir vous les offrir.

- C’est gentil, chère Isaure, remercie Agata. Je suis prendeuse quand même. Ne tiens pas compte des bêtises de ton oncle. On les a déjà oubliées.

Isaure sort alors deux paquets de son grand sac à main rose. Le premier, plus petit, est pour l’oncle. Camille déchire le papier cadeau et découvre le DVD de la saison 3 de « La minute vieille ».

- Trop bien ! apprécie-t-il. Trop bien vu, ça va me plaire ! C’est la seule émission que je trouve regardable sur Arte !

Lorsque Agata déchire le sien tout le monde éclate de rire et pas qu’un peu dans le bistrot : ce sont des crottes en chocolat !

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un coup pour rien, c’est ma tournée (Nana Fafo)

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Episode 07 : un coup pour rien, c’est ma tournée

 

Eppeville - Quartier Verlaine.

Au Bon Accueil.

 

Pingouinnot et Ronchonchon étaient en avance pour leur rendez-vous avec Kamélia-Kamélius qui allait certainement les aider à retrouver ce fameux JP aux énigmes façon Bill (ou Boule… de cristal bien sûr !).

Walrus, leur fit un bon accueil.

Pingouinnot et Ronchonchon s'avancèrent au comptoir, saluer l’patron.

ça se fait dans l’milieu, si on ne veut pas passer pour une barrique ou une coche.

 

Ronchonchon, lui-même ex-tavernier à poches trop niais(es) et à poches trouées commanda un Boc, histoire de faire baisser la pression, et de ne pas galoper trop vite.

ça lui rappela cette fille à Monaco, dit débarquait en Limo avec sa robe Grenadine… elle avait l’air de s’évaporer, il aurait aimé la “bichonner”, ce pti bouchon !

 

Pingouinnot s’en serait bien jeter un dans l’gossier, un pti jaune ou une mauresque pour lui rappeler sa jeunesse, un perroquet ou une tomate aurait aussi bien fait l’affaire, tant que l’anisette coulait à flot.

C’était l’époque insouciante des apéros TGV, où il devait rentrer en taxi…

Mais il était un peu tôt pour commencer l’apéro, la pendule indiquait 10h43, l’entre deux.

Il commanda un glacial et que ça saute !

 

Walrus l’patron était russe, il restait à l’eau, il en buvait des packs. Il valait mieux avoir les idées sobres dans ce troquet, car quand  venait le temps de casser une pure croûte, le bougnat qu’il était troquait son torchon contre une toque de chef étoilé pour régaler les pleu-pleu du coin, notamment Monsieur Akrapovic, le réparateur poétique. Ils étaient tous avides de son art culinaire : des assiettes de tapas Zakouskis ! Ainsi ses convives repartaient à plein régime, pleins et à pieds…

 

Un vent glacé venait de pousser la vieille porte du boui-boui : Kamélia-Kamélius entra.

 

Ils s'asseyèrent tous les 3 à une table, il était 11h44.

Une bande de minets gominés entra pour boire jusqu’à l’oubli. C’était l’heure, l’heure de la répétition quotidienne.

Ronchonchon ne put s’empêcher de dire : quel estaminet à minet (il ne croyait pas si bien dire…)

Lorsque Pingouinnot expliqua à Kamélia-Kamélius qu’ils cherchaient le fameux JP et que cette vacherie de Germaine leur avait donné un indice qu’ils ne comprenaient pas, elle leur dit :

“ Votre JP, il est jaune. Quelle étrange coïncidence, mon ami Karlybout l’québécois a déjà rencontré votre JP”.

 

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