À une seconde près, je le ratais ce train !

J'ai juste eu le temps de sauter dans le dernier wagon avec l'aide du convoyeur qui m'a tendu la main après que j'ai eu jeté mon cartable sur le plancher alors que le train commençait déjà à prendre de la vitesse à grand renfort de nuages de vapeur.

Et le dernier wagon, en l'occurrence, c'était le fourgon.

C'était la première fois que je pénétrais dans ce type de voiture avec ses rayonnages et ses paquets entassés au sol (pour la suivante, il me faudrait attendre la visite du musée du train à la gare de Schaerbeek, l'an passé !).

Mon séjour n'y serait pas long : le temps de remercier l'employé pour son aide et à l'arrêt suivant de cet omnibus, j'irais rejoindre un wagon pour voyageurs.

Quand j'y pense aujourd'hui, à l'époque du sacro-saint principe de précaution, je doute que je puisse renouveler encore ce genre d'exploit. Mais de toute façon, ça n'a guère d'importance : il y a belle lurette que je ne cours plus après les moyens de transport.

 

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