23 décembre 2017

Défi #487

Parlez-nous en
sans toutefois vous laisser enfumer

Thuriféraire

 

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leçon de vocabulaire (joye)

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Ma Concierge S’y Connait En Musique (JAK)


Ah ! Vous me la baillez belle m’a dit ma concierge 4861


lorsque je lui annonçai qu’il fallait que nous accordions nos violons pour le temps octroyé au balayage du palier.

J’ai pas mal de contretemps renchérit-elle, et je ne mesure plus les notes et dièses-it que les autres locataires crochent sur les murs de ma loge pour me mettre au tempo.

Je dois pratiquer la division du temps, et à ce rythme là je perds la mesure.

Mes temps forts passés à regarder les Feux Du Ciel à la télé ne sont plus à ma portée. Je suis débordée.

Ah ! que viennent les silences. Je pourrais enfin prendre la pause, le temps de boire une tasse de Noire.

(C’est ainsi qu’elle orthographie son imbuvable café)


Plusieurs quarts de soupir elle m’a ainsi déblatéré sur sa techno de femme débordée.

C’est une véritable syncopé que cette concierge là.

Dans l’intervalle, J’ai pu mettre fin à cette diatribe grâce à une quinte montante que la rage avait fait vibrer dans ma gorge.

J’ai failli tomber en syncope.

 

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Du vent dans les idées (petitmoulin)


Saisi de vent dans les idées
Tu glisses dans le lointain
Un tourbillon d'étoiles
Sous les paupières
Tout vacille
Tu traverses le vide
La brume gomme les visages
Et les gestes
Et les couleurs
L'ombre te reprend les mots
Au bord des lèvres
Tu entends sans le voir
Le pianiste du bar
Les notes syncopées
Tombent sur le seuil
De ton vertige
Instant suspendu
Tu tends la main
Pour essuyer le regard
Ce n'est pas encore le grand jour
Mais une lueur te fait un signe

 

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Une petite fantaisie pour fêter Noël ? (Emma)

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Entre Joye et Walrus (Joe Krapov)

DDS 486 HOPDDS 486 HOPDDS 486 HOP
DDS 486 HOPDDS 486 HOP

Perdu chatte tigrée nommée "Connaissance".
Récompense à qui nous la ramènera.
Téléphoner au 99 99 99 99 99.
Merci d'avance.

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Syncope 201217 (Pascal)


En cette fin de journée de vendredi, à la Valette, nous nous étions retrouvés fortuitement chez des amis communs qui gardaient notre fille de temps en temps. La procédure de notre divorce suivant son cours, nous ne vivions plus ensemble depuis quelques mois. Nous n’étions pas particulièrement en odeur de sainteté, et nous avions au moins autant de griefs à nous reprocher l’un et l’autre. Tu devais aller chercher un billet de train à la gare de Toulon, aussi, je t’avais proposé de t’emmener ; je ne sais pas pourquoi je t’avais suggéré cette aide, je ne sais pas pourquoi tu avais accepté, même si j’avais insisté.

Seul, en dehors du contexte des priorités d’un mari, d’un père de famille, d’un bon ouvrier, celui souffrant du devoir de la longévité à ces seules responsabilités sacrificielles, toutes ces choses qui font d’un homme une célébrité, à la gestuelle éprouvante des habitudes maritales, et une dignité sans faille, j’avais passé le permis moto. J’avais économisé, vendu ma collection de timbres, ma chaîne stéréo et, depuis peu, je m’en étais acheté une, à la démesure de mes rêves de gosse, aux accélérations fulgurantes.
Sur cette machine, j’avais le plaisir de retrouver la liberté, celle que notre mariage si pressant avait emprisonnée quelques années plus tôt. Tout ce retard d’adrénaline pure invitait naturellement le démon de la vitesse près de moi, à chacune de mes sorties ; caressant la lame de l’échafaud, la roulette russe, le billot de l’inconscience, je roulais à tombeau ouvert…
C’était bon de remettre ma vie à la Question ; loin de toute claustration, je lui trouvais désormais un intérêt, celui de piloter ma bécane, chaque jour nouveau. Sous mon heaume, à une vitesse folle, je joutais entre les voitures, les camions, ces obstacles poussifs, et tout ce qui dérangeait mes courses infernales. Tu dédicaçais ton cœur à un autre, j’avais perdu le goût des fleurs, de la poésie et de la mélancolie ; seuls comptaient les roues arrière, les dérapages, les accélérations, les évitements ; tous les frissons nerveux qui couraient sur mon échine, je les bousculais dans mon inconscience en haussant les épaules…

On t’avait prêté un casque et c’est avec beaucoup d’appréhension que tu étais montée sur ma machine. Après le coup de démarreur, le rugissement du moteur, j’avais enfourché ma bécane, passé le premier rapport et j’avais pris la direction de Toulon. Oui, bien sûr, je t’avais promis de conduire prudemment mais, une fois sur la route, tu ne pouvais plus descendre…
Pour éviter les encombrements de la ville, j’avais emprunté l’autoroute ; je te sentais crispée, refusant de te pencher avec moi dans le virage de la bretelle d’accès. A peine sorti de la courbe, sur la voie d’accélération, j’avais descendu ma visière et j’avais tourné la poignée de gaz à fond, en enquillant les vitesses à la volée…

Même si c’était le seul fait de ma conduite imbécile, brutale et dangereuse, cela me faisait plaisir de sentir que tu t’accroches à moi. Nous qui avions consommé la séparation de corps, c’était ma façon de nous serrer encore l’un contre l’autre, sans aucun doute la dernière fois. Les paysages défilaient à toute allure et les couleurs se délayaient dans un brouet d’incertitudes pittoresques. Accaparé par la conduite, je t’imaginais pourtant fermant les yeux et récitant des prières. J’avais la responsabilité de ta vie mais je l’avais mise en commun avec la mienne, comme nos serments éternels échangés devant l’autel de l’église. J’entendais tes cris sous ton casque comme des suppliques lancées à ma bêtise…


Te montrer toute ma propension à piloter mon engin, te faire apprécier mes réflexes à anticiper les dangers, te faire peur ou t’en mettre plein les yeux, je ne sais pas trop encore, aujourd’hui, ce que je voulais te démontrer, même si tu n’en comprenais que toute ma stupidité. Peut-être voulais-je te montrer mon côté Mister Hyde, loin de l’insipide docteur Jekyll, celui que tu avais fui parce que tu le connaissais par cœur…

Avec le bruit infernal du quatre en un, les terribles vibrations, le guidonnage incessant, ta peur de tout à l’heure était maintenant de la frayeur ; tu tapais dans mon blouson en espérant me faire ralentir. Tu me serrais encore plus fort et cela fortifiait ma frénésie…

Sortant d’une grande courbe, à quelques centaines de mètres, je m’aperçus, effaré, qu’une énorme file de voiture à l’arrêt saturait l’autoroute, à l’entrée de la ville ; j’étais un chien fou lancé dans un jeu de quilles. Impossible d’éviter, impossible de contourner ; telle une bombe, j’allais férocement m’encastrer dans le bouchon des voitures. Ralentir, m’arrêter, en tentant un freinage désespéré, c’eut été coucher la moto et nous laisser cruellement glisser jusqu’aux pare-chocs guillotines des bagnoles.
Un instant, j’ai paniqué, je te l’avoue ; notre histoire allait s’arrêter là, dans un terrible accident d’imprudence. Comme nous étions ensemble, cela me paraissait moins grave ; à la vie, à la mort, c’était aussi dans le contrat de notre mariage. « Je n’avais pas peur de mourir » furent mes conclusions…

Parce que l’instinct de survie commande, au frein moteur, mon bolide rugissait ; les coups de frein que je donnais à la roue arrière faisaient dribbler le pneu sur la route. Le freinage de l’avant avait tassé la fourche et j’avais l’impression que j’allais passer par-dessus ma bécane. Toi, tu serrais les cuisses contre les miennes comme pour te faire la plus menue possible ; entre tes bras, tu me serrais si fort que j’avais du mal à respirer. De toute façon, j’étais en apnée depuis le début de tous ces terribles événements d’adversité routiers…

Tout à coup, un mince dégagement entre deux files de voitures apparut droit devant moi ; à plus de cent soixante, j’entrai dans cet étrange corridor salvateur. Je me souviens de l’écho bruyant de mes échappements, des peintures aveuglantes des bagnoles alentour et de mon dernier soupir libéré, remis… à plus tard…
Enfin, nous sommes arrivés devant la gare ; j’avais tellement de tremblements que je n’arrivais pas à mettre la machine sur sa béquille…

Quand tu t’es retrouvée debout à côté de la moto, je t’ai sentie toute pantelante, tes jambes ne te portaient plus ; comme si on avait ouvert l’interrupteur de ton énergie, tu es tombée dans les pommes. Plus de lumière à tous tes étages, Game over. Heureusement que tu avais gardé ton casque, tu aurais pu bêtement te blesser avec la bordure du trottoir, quand ta tête a heurté le sol…

 

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La fin d'un chemin par bongopinot

 

À ta première syncope
Ton cœur galope
Tachycarde en son endroit
Tout à coup tu as si froid

Au fil des années
Je te voyais t’essouffler
Mais jamais tu ne te plaignais
Et ton sourire étincelait

Quand tu prenais ma main
Nous baladant sur les chemins
Je ressentais tout l’amour
Que tu me donnais ces jours

On en a passé des moments
Assis sur le canapé blanc
À plaisanter à rigoler
À discuter à échanger

À ta dernière syncope
Ton cœur galope
Je t’ai tenu la main
Jusqu’au bout de ton chemin

Il y a longtemps maintenant
Que tu es partie maman
Et tu restes dans mon cœur
Où je garde ta chaleur

 

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Sus, lapsus et collapsus (Vegas sur sarthe)



"Hâtez-vous docteur" suppliait Firmin le majordome "notre bonne a ses vapeurs"
Encore essoufflé de sa course, le docteur Lapalisse se pencha sur le corps abandonné au sol pour déclarer : "Elle a perdu connaissance"
"Comment peut-elle perdre ce qu'elle possède si peu ?" fit remarquer Madame sur un ton sarcastique.
L'éminent docteur tenta de rassurer : "Si c'est une syncope vagale, cela ne devrait pas durer longtemps"
"J'y compte bien" rétorqua Madame "il est si difficile de nos jours de conserver son petit personnel"
"Sinon, il faudra chercher ailleurs" répondit l'homme de sciences.
Chercher ailleurs! On voit bien qu'il n'emploie pas de gens se dit Madame.
Comme la bonne restait sans connaissance – confirmant les dires de Madame – le docteur Lapalisse ajouta : "Il peut s'agir d'une hypoxie brutale... d'une apnée"
"Pourquoi aurait-elle fait une apnée ?" aboya Madame en s'adressant à Firmin "on n'est pas bien traité, céans ?"

Gêné, Firmin balbutia: "Hum... quand je l'ai trouvée, Madame... elle avait encore en bouche le... comment vous dire... l'instrument de Monsieur"
Dans le boudoir attenant, Monsieur remettait à la hâte de l'ordre dans son habit.

"Vous viendrez me voir, cher ami" tonna Madame, le regard noir et les poings crispés.
Le docteur Lapalisse crut bon de couper court : "Il faudrait la ventiler"
"Ce sera aisé" dit Madame "elle est déjà amplement dépoitraillée!"
Finalement la bonne dépoitraillée sans connaissances bougea un peu et déjà son teint cireux virait au rose pâle.

Le docteur Lapalisse lui prit le pouls et colla son oreille sur un sein accueillant, s'y assoupit longuement puis se releva pour déclarer :"Il s'agit d'un collapsus, d'une diminution des forces avec baisse de la pression artérielle, autrement dit d'une pâmoison"
"Une horrible pâmoison" ricana Madame "elle aura sans doute trop astiqué l'argenterie... ou quelque bijou de famille ou bien elle aura chuté du haut de l'armoire"
La bonne pâmée sans connaissances reprenait petit à petit ses esprits, jetant des regards de droite et de gauche, évaluant la scène.
Comme elle faisait mine de se relever, Monsieur intervint pour l'aider mais un malencontreux croche-pied le projeta dans les bras du docteur Lapalisse.
"Docteur" minauda Madame "aidez Monsieur avant qu'il ne se pâme à son tour" puis elle se pencha vers la bonne tout à fait désyncopée "Ma fille, vous passerez à l'office pour vous défaire de votre tablier, ce qui doit être chose aisée pour vous !"
Monsieur avait pâli à son tour et d'une démarche syncopée il reprit la direction du boudoir et de son armoire aux alcools à la recherche d'un brandy ou d'un vieux marc...
Comme la porte claquait violemment il se retourna en chancelant; affichant son regard des mauvais jours Madame fonçait sur lui.
"Vous avez renvoyé cette gourgandine" osa t-il d'une voix blanche sur un ton faussement affirmatif.
"Avec un soufflet en sus, mon cher! En sus!" ricana Madame "nous nous passerons désormais de bonne en espérant que Firmin ne soit pas lui aussi sujet au collapsus"

 

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