11 novembre 2017

Mais qui ? (petitmoulin)

 

Qui a planté un clou
Dans la courbe
De l'aube ?
Qui a vidé le vent
Du parfum
De la mer ?
Qui a fermé le ciel
Sur l'élan
De l'oiseau ?
Qui a creusé un trou
Où sombre
La lumière ?
Qui a déshabillé
La densité
Des mots ?
Qui a couvert de cendres
Les traces
Du poème ?
Qui diable ?
Mais qui ?

 

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Maléfices (Thérèse)

 
Lune ronde et large s’étale dessus l’horizon

Méfie-toi de la lune ronde
quand elle brille à nouveau sur le monde.

Lune inconsciente s’égratigne accrochée dans les branches

Méfie-toi de l'astre moqueur
quand il joue à t'induire en erreur.

Lune sanguinole sur le bord de la route

Détourne-toi de sa froide lueur
sa lumière ne te réchauffera pas le cœur.

Lune s’écarlate et puis soudain s’élève, mauvaise conseillère

Elle te fera prendre des chemins détournés
qui te perdront dans des voiles d'obscurité.

Lune maudite exacerbe nos sens

Mystérieuse,
malicieuse,
méfie-toi de ses maléfices
quand elle baigne dans un halo de tranquillité.

Lune sournoise exaspère nos nerfs et bouscule notre perception

Prends garde à elle quand ses yeux te regardent
elle te fera perdre la tête si tu n'y prends garde.

Lune méchante embrouille notre esprit

Un peu sirène, un peu sorcière,
complice attentive du poète
qui lui adresse ses prières.

Lune ricane, triomphante, se moque de nos bévues et des cœurs chamboulés

Eblouissante, fascinante, Lune
se rit de notre infortune.
Aussi sournoise que belle,
elle est perfide et cruelle.

Lune satisfaite se dore dans sa poussière d’étoiles.

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Paysages de maléfices (Laura)

 

À force de regarder des tableaux, je finis par ne plus pouvoir me voir en peinture
À force de fréquenter les sorcières en tableaux, j’ai du attirer sur moi des maléfices.
Est-ce « Le sabbat des sorcières » de Francisco Goya  qui a décidé de ma jeter un sort[1] ?
Quand elles ont pris leur envol[2], ont-elles plané sur mon crâne pour qu’il me déchire ?
Le taureau qui présidait leur assemblée semblait pourtant si sympathique…
« La sorcière au chat noir [3]» de Paul Ranson  avait beaucoup d’autres préoccupations
Pour se pencher sur mon cas ; j’avais presque envie de la consoler.
Otto Dix aurait-il relevé sa sorcière blonde[4] de son drap rouge pour me poursuivre ?
Devant « La Célestine [5]» de Pablo Picasso, j’hésitais encore entre pitié et peur.
Quelle potion maléfique, la sorcière de Paul Ranson faisait-elle mijoter dans son chaudron[6] ?
Dans la forêt,  « les sorcières [7]» de Paul Klee jetait des maléfices naturels comme des douleurs.
Ma grand-mère n’a jamais ressemblé à la « Sorcière bretonne[8] » de Paul Sérusier ;
Elle fut plutôt la bonne fée qui de sa baguette magique me donnait de la confiance.



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Mâle et fils (Walrus)

 

À peine avais-je imaginé vous faire le coup de l'intitulé homophonique que le message de Vegas m'est parvenu nous apportant une participation au titre basé sur un jeu de mots similaire.

C'est fou comme les grands esprits se rencontrent.

Remarquez que Vegas, lui, a de la suite dans les idées et qu'il nous a construit sur ce thème un de ces galimatias dont il détient les tortueux secrets puisqu'il en est le Roi incontesté, lui qui plane au ciel de la ponte scripturale ainsi qu'en atteste le cul bleu de son nouveau perroquet.

Tandis que moi, misérable avorton scribouilleur, à part le titre...

Ben oui, à la fin de l'envoi, je (botte en) touche !

 

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Mal et Fils (Vegas sur sarthe)

 

Depuis tout petit mon obsession c'était de déchiffrer en défrichant du défraîchi et c'est ce que je fis sans difficultés.L'enseigne était délabrée mais je pus lire aussitôt "Mal et Fils".
Je tirai la chevillette et comme l'avait prédit Perrault en son temps la bobinette pivota vers le bas et sortant de la gâche, finit par choir en libérant l'huis qui n'avait pas dû s'ouvrir depuis fort longtemps.
J'aurais pu simplement dire que j'avais ouvert cette porte mais j'ai ce souci du détail qui agace parfois et auquel je ne peux résister.
J'entrai et je dû m'habituer à la pénombre où un maigre lumignon qui tenait plus du quinquet que de la lampe tentait d'éclairer un guéridon encombré de grimoires et de bouquins.
L'un d'eux portait un titre énigmatique "Nonante nuances de noir"... pas franchement gai tout ça.
Sur un perchoir vermoulu un perroquet à croupion bleu passablement déplumé me regardait d'un oeil morne. "Vive le roi" lança t-il d'une voix rauque comme pour alerter de ma présence et sans présumer de mes origines modestes.
"C'est trop d'honneur" répondis-je "Monsieur Mal est-il là... ou son fils?"
"Vive la reine" rectifia le volatile qui semblait ne pas m'avoir bien calculé.

Signe d'un courant d'air venu de la pénombre, le lumignon se mit à flageoler puis le courant d'air ouvrit la bouche."C'est pour quoi?" grinça une voix fluette.
Le gnome – je dirai un petit gnome au risque de pléonasmer – source du courant d'air bondit sur le guéridon histoire de pouvoir parler de gnome à homme :"C'est pour quoi?" répéta t-il comme si je n'avais pas entendu.
"Monsieur Mal ?" m'enquis-je.
Il éructa une fois – ou flatula, la différence est ténue chez les petits gnomes – avant de dire :"Non c'est le fils, mon père n'est plus...là"
"Désolé" crus-je bon de répondre à l'orphelin.
"ça ne fait rien" dit-il "je remplace avantageusement ce vieil abruti qui est parti avec la marâtre de Blanche Neige et son foutu miroir!"
"Quel foutu miroir ?" osai-je demander.
Un gnome qui soupire n'est pas beau à voir, pas plus que quand il rote ou pète, aussi ne vous décrirai-je pas la scène en détail.
Il expliqua: "Cette marâtre possèdait un miroir maléfique, un smartfaune de chez La Pomme qui donne le temps qu'il fait, des nouvelles de ses sujets et des recettes de beauté comme ce masque de Cesare Frangipani à base de frangipane et de beurre en pot... mais pourquoi vous bassiner avec tout ça ? Allez plutôt chercher ces balivernes chez Vegas qui en remplit des grimoires entiers dans sa Sarthe!"
Pour un petit gnome il en avait visiblement gros sur la patate ce qui lui donnait l'air d'un culbuto ridicule.
J'évitai donc de le questionner plus avant sur son père, sa poufiasse et ce miroir empoisonné.

Ma quête était toute autre et quand j'eus exposé l'objet de ma visite, le petit gnome se transforma en deux ronds de flan.
Je cherchais en fait une sorte de décodeur magique, une poudre de perlimpinpin, un onguent ou même un lavement enfin quelque chose qui puisse me traduire des mots et des expressions nouvelles pour moi comme galimatias, chacun-et-chacune, celles-et-ceux, pique-boeuf, aggiornamento,totipotent, irrédentisme et tant d'autres calembredaines.
J'évitai certaines expressions comme In petto qui aurait pu l'inciter à flatuler de nouveau.
Le double rond de flan me regarda de l'air désolé du commerçant au bord du dépôt de bilan :"Je n'ai rien pour ça. J'ignore qui parle de la sorte et je n'aimerais pas être à votre place!"
"Je n'ai pas choisi ma place pas plus que je n'ai choisi la sienne" soupirai-je à mon tour "j'aimerais juste comprendre ce qu'il dit, moi qui n'ai pas mon pareil pour déchiffrer en défrichant du défraîchi"
Tout petit qu'il était ce gnome n'était pas dénué de jugement puisqu'il conclut en hochant sa tête de flan:"Il vaut peut-être mieux ne pas comprendre du tout..."
Je sentis que j'allais repartir bredouille et le gnome sentit ce que je ressentais.
Comme je repassais l'huis – j'adore repasser les huis – en le remerciant de rien, il me tendit la perche ou plutôt le perchoir.
Je repris alors ma route avec mon nouveau perroquet à croupion bleu passablement déplumé et à l'oeil morne.
"Vive le roi" me siffla t-il à l'oreille.
Finalement ce babillard commençait à me plaire.

 

 

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Participation de Venise

v1v2

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04 novembre 2017

Défi #480

 

Maléfice(s)

 

4801

C'est quand même pas sorcier !

 

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Le cheval de mes nuits par bongopinot

 

bo


C’est pendant la nuit
Au détour de mes rêves
Qu’il vient à ma rencontre
Moi, docile je le suis

C’est un cheval gris clair
Qui annule mes cauchemars
Même quand la lune est noire
À ces côté droite et fière

Je n’ai plus peur de rien
Personne ne peut m’atteindre
Je n’ai plus rien à craindre
Dans ce sommeil divin

Je sombre et m’envole
Sur son dos au petit trot
Parfois même au galop
Sur le sable on décolle

Au dessus les étoiles
Au dessous la mer calme
Dans mes yeux une larme
Au loin esquisses de voiles

Cheval, mon petit Lipizzan
Se transforme en pégase
Ces mots comme une rose
Marquent le temps présent

Et ce soir à la nuit tombante
Tu reviendras me chercher
Avant que l’heure de mon lever
Pour une virée enivrante

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Pour Joe, qui n'aime jamais qu'on écrive triste (joye)

wikicomment

 

pizza lipizzan

bon appétit !

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