Des jours comme ça où tout implose, où tout explose,
Des soirs comme ça de solitude et de silence,
Des nuits comme ça où rien n'a de consistance
que les brumes qui s'emmêlent dans mon cerveau en déroute.
Des murs, des barrières, des portes, des maisons…
et des ombres, qui se cachent derrière,
caressent les briques une à une,
jouent avec la lumière des lampadaires,
courent, se coulent, se faufilent, subreptices,
sœurs intimes de fantômes aïeux.
Devant mes yeux écarquillés de surprise,
halos tout ronds, tout orange, striés de fins rayons,
encerclent chacun des éclairages au-dessus des trottoirs.
Je marche au milieu de la route déserte,
je marche dans les rues de mon âme,
le cœur oppressé d'être aussi inutile
avec le poids de cette peur en bandoulière.
Des rues vides où résonnent mes pas.
Même les chiens se sont tus dans la ville fantôme.
Des nuits comme ça où tout n'est qu'incohérence
Des soirs comme ça qui éclairent l'indifférence
Des jours comme ça écrasés de solitude
où tout explose, où tout implose…