28 octobre 2017

Défi #479

 

Lipizzan

Ne montez pas pour autant sur vos grands chevaux

 

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Ma vie en kaléidoscope par bongopinot

 

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Avec mon kaléidoscope
Mes journées sont jolies
Le temps bien moins gris
Bien mieux que mon horoscope

Amour travail santé
Je vois la vie en multicolor
Dans de superbes décors
En rose ou en bleuté

Mes moments en couleur
Sont un parterre de fleurs
Petits bouts de bonheur
Et tout ça à chaque heure

Essayez donc demain
Et surtout regardez bien
La beauté n’est pas loin
Elle arrive dès le matin

Un beau lever de soleil
De petites joues rosées
Une peau toute dorée
Pour de bien beaux réveils

Avec mon kaléidoscope
Mes matinées sont plus jolies
Mes après-midi me sourient
C’est mieux que l’horoscope

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Oh, la belle bleue ! (Walrus)

 

J'aurais peut-être dû m'intéresser à l'étymologie de ce mot étrange (pondu de toutes pièces par son inventeur) mais Laura, notre documentaliste attitrée le fera pour moi (ou pas...).

Je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai vu  un instrument de ce genre pourtant si courant au temps de ma jeunesse où cet assemblage simple et quelques débris colorés généraient une infinité d'images propres à éveiller l'enthousiasme de l'observateur.

Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui où l'image électronique règne en maître (que dis-je, en despote) sur notre monde (inter)connecté, on peut vous fabriquer des images bien plus bluffantes avec un petit coup de programmation, plus besoin de tube en carton, de miroirs, de verre dépoli. Un bête clic suffit à vous faire plonger dans les profondeurs de l'espace de Mandelbrot par exemple.

Comme vous le lirez, le calcul générant l'image est assez simple, mais plus on veut de détails plus il faut d'itérations et c'est ça qui prend du temps et bloque votre ordi pendant des jours, des jours et des jours.

Ne vous laissez pas hypnotiser surtout, y a un bouton pour stopper le défilement. Et si vous en avez marre, vous pouvez toujours vous bricoler un petit kaléidoscope.

 

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Kaléidoscope (joye)

Après la guerre, les parvis des églises étaient longtemps éclaboussés par des fragments coloriés des vitraux. La plupart des gens n’avaient ni le temps ni l’énergie de s’en occuper. Après tous, les vitraux étaient comme des vieux gens d’avant-guerre, fragiles et oubliés, sans importance générale.  Ce n’était pas de leur faute d’avoir brisé sous le choc.

Mon frère et moi allions jouer devant la cathédrale parmi les rubis, les saphirs, et les émeraudes de verre. Je dis que nous y allions jouer, mais nous ne jouions pas trop souvent. Pas vraiment. La plupart du temps, nous demandions de quoi manger aux passants. Ils n’étaient pas avares, ces gens, mais ils n’avaient jamais rien à nous donner,  pas vraiment, ils crevaient de faim eux-mêmes.

Au début, les femmes pleuraient en nous voyant. Je ne suis pas sûre de la raison.  C’était peut-être mon petit frère famélique, ou ma petite robe de dimanche crasseuse, ou peut-être nos plaies à moitié cicatrisées. Difficile à dire. Personne ne nous expliquait pourquoi, mais j’avoue que je n’avais pas pensé à le leur demander. Après un temps, toutefois, les larmes devenaient aussi rares que les passants.

En tout cas, une fois notre croûte ou la moitié d’une pomme pourrie était assurée, nous jouions parmi les échardes des vitraux. Au début, je m’amusais à les reconstruire en trouvant une tête ici ou là, les morceaux d’ailes à côté d’une bête de somme. Tout comme je ne les connaissais pas entières, mes reconstructions prenaient un aspect irréel – les hommes à trois pieds, un martyr à qui il manquait la bouche.

Essentiel, une bouche, pour hurler. Ça, j’avais appris ça pendant la guerre, aussi brève qu’elle fût.  Alors, je devais improviser. Une fois, j’ai mis un œil bleu au lieu d’une bouche, et je me contentais à imaginer ce que ce serait de pouvoir goûter avec les yeux. Les yeux, ça pique et ça pleure, mais ça ne vous ronge jamais de faim.

Les jours passaient. Et les nuits. Et un mois ou deux. Ou trois.  Et comme ça, c’était enfin encore le printemps. Un printemps tristounet, certes, sans oiseaux, sans écureuils, sans fleurs. Tout ce qui pouvait se manger, voyez-vous, s’était déjà mangé.  Et un jour, j’ai bien peur que mon petit frère, comme beaucoup d’enfants à cette époque, ait été cannibalisé à son tour.

Afin je ne l’oublie pas, je suis retournée une dernière fois au parvis. Je me suis à genoux avec les échardes ternies par les cendres et les poussières, et j’ai réalisé ma dernière œuvre.

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Couchant (Thérèse)

 

Tel un magistral chef d'orchestre,

un peintre fou a badigeonné le bleu céleste à grands coups de pinceaux.

Il a mélangé l'or et le charbon, le souffre et l'argent,

il a dilué le vert et le bleu, le rouge et l'orangé, le rose et le violet,

nuages de fumée propulsés par un vent chahuteur,

poussière de nuages dans le coeur du couchant...

 

Tel un peintre de génie,

il a explosé sa palette de peintures dans un feu d'artifice,

il a soufflé des cristaux de diamant dans les nuages de suie.

Et la lumière joue dans l'océan du ciel,

et des vagues de nuages s'affrontent en combats de titans,

et le réel tutoie le fantastique...

Combattants conquérants,

nuages écartelés découvrent le bleu d'un ciel

tellement insoupçonné qu'il en est reposant.

Extase du temps présent...

 

Tel un prestigieux chirurgien,

il a colmaté les blessures du soleil

en tissant des fils d'or et d'argent

à travers ses larges plaies béantes.

 

Telle une tendre mère aimante,

il a effleuré de ses doigts le ciel,

il a fermé les paupières du jour

pour que s'ouvrent les yeux de la nuit.

 

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Sous l'arche de l'obscur (petitmoulin)

 

Toute l'étendue
De l'espérance usée
Descend jusqu'à ton ombre
Des syllabes
Collées à tes lèvres
Voudraient lever nos paupières
Désemmurer notre pensée
Trouer nos silences
Sous l'arche de l'obscur
Calé contre l'abandon du jour
Tu secoues ta réserve
De couleurs
Tu déguises ton regard
Qui consent au mirage
Bref triomphe
Sur ton horizon
Désespérément clandestin

 

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Ecrire à Rimbaud ? 10, Kaléidoscope (Joe Krapov)

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

“Picture yourself in a (drunken ?) boat on a river
With tangerine trees and marmalade skies
Somebody calls you, you answer quite slowly
A girl with kaleidoscope eyes »

The Beatles – Lucy in the sky 


Aujourd’hui je suis censé, ou insensé, en faire voir de toutes les couleurs. Mais je vais surtout m’étonner de ton travail à moitié fait, de ton inconstance et de tes revirements. Peut-être es-tu au fond pareil à cet enfant à qui on a offert un kaléidoscope. Il secoue le tube en carton, regarde le résultat, ressort de là les yeux illuminés, secoue à nouveau le tube, recommence, recommence, recommence…

Si au départ était le Verbe, si au départ était la lettre – celle du voyant lumineux ! – il faut bien constater, à l’arrivée, que tu nous as posé un lapin et que tu n’as là peint que les voyelles. Et encore, pas toutes ! L’I-grec, on ne l’y trouve pas dans le fameux sonnet ! Il peut bien aller se faire voir chez les Québécois libres !

DDS 498 Juillet-1967_-Vive-le-Quebec-libre

C’est pourquoi, en vue de suppléer à ta trop fumeuse rumba du pinceau, je me suis permis de colorier, sur ta lancée, les consonnes ! J’eusse aimé concocter une «Ballade des consonnes» mais c’eût été trop difficile et trop court. Aussi ai-je choisi, pour construire les éléments de ce kaléidoscope langagier la forme du poème en prose qui fut celle des  insomniaques "Illuminations".

Rimbaud voyelles luque_les_hommes_daujoudhui_500B ! Outremer profond des bleuités béantes où s’élance le bateau livre. Il fait vibrer les baies de la bibliothèque, Titanic mal barré voguant vers l’iceberg forcément bruxellois, puisque c’est à Bruxelles que tout le monde est chou.

C ! Rouge cardinal, œil ouvert et béant du bon roi Henri II dans le couloir des lices et la douleur lui fait lancer au Ciel des cris désespérés cependant que la Mort, la cruelle crécelle tournoie dans un ciel blanc de craies et crissements. Désolé Montgomery, mais une lance chez Heni II, ça se plante dans le buffet, pas aileurs !

Le D, chapeau d’argent au doigt des couturières, brillant, déclamatoire, du désir d’en découdre ou gris perle pour dire en douce la folie du Camp du Drap d’Or : le hasard n’abolit jamais les coups qu’on se prend sur les doigts.

Pour les fleurs du chemin, pour les femmes absentes, pour les filles d’auberge, aux flasques de liqueur, aux forêts des Ardennes, aux fortins en Dancalie, pour les pétales des roses, pour la force du destin, pour le fil court des Parques, nous donnerons au F, extrait du nuancier des fadas de l’Olympe la couleur « cuisse de nymphe émue ».

DDS 478 K arc-en-ciel

Délire des couleurs au kaléidoscope ! Pour défendre son K peignons le d’arc-en-ciel, faisons tourner le tout il en sortira blanc : c’est la métamorphose du procès Kafkaïen !

La « n » de Napochose est vert empire des batailles qu’on livre aux nuits de l’insomnie. Comment sera-t-on demain ? Ne vaut-il pas mieux laisser la réponse à Chopin sous forme d’énigmes nocturnes ? Est-ce qu’une nuit blanche vaut deux nuits noires ? Qu’est-ce qui croche ? Qu’est-ce qui cloche ? Déjà celle de sept heures du mat’ ? Car la « n » n’est jamais brillante.

Pour ce foireux de P aucun doute possible : terre de sienne brûlée pour le plaideur marron !

Du q, rose tyrien, ne dis rien, rebondis ! L’oiseau Quetzalcoal nous a prêté ses plumes. Il ne fait plus très bon, mon pauvre Saint-Antoine, promener son cochon, tout se barre en quenouille ! Alors rabattons-nous sur la quintessence du rose, le flamant : tenir debout sur une patte, n’avoir bon bec que de paris et tant pis si ces dames ont plumes au derrière, si Zizi chante Queneau en croquant les diamants : descendons bien les escaliers de l’Alquazar, mon général ! Songez que la Quamargue n’a jamais rien pardonné à personne. Encore moins à quiconque massacre l’orthographe de son nom !

S ! Sinuosités turquoises de la Seine et des serpents marins aux eaux bleues des Seychelles, souffle tournant du Sirocco, soulèvement des sables jusqu’aux strato-nimbus, écrin de ciel servant de scène aux farces de celui qui se veut digne fils du soleil et puis souffre, seul, en silence.

V jaune d’or, scintillement de la victoire, de la couleur du vêtement que revête le vainqueur de la course à vélo, couleur-douleur du foie que dévore, vorace, l’aigle des vieilles divinités qui punissent de leur vice tous les voleurs de feu. 

DDS 478MAG01__2

Comment peindre sous X autrement qu’en vert pomme ? Au croisement de femme et d’homme, Dieu le Père chapeaumelonne. « Ne Lessinons pas sur les frais » a dit Eve en croquant le fruit. Vous voyez d’ici le tableau lacéré d’une croix juteuse ? Pas étonnant qu’il ait chassé le couple du Cabaret vert !

Z ! Zinzolin, forcé ! Les pagnes des zoulous, les costumes des zazous, les robes des danseuses de la zarzuela, le foulard de Zorro et son épée qui zèbre d’un éclair déchirant le ventre de Garcia ! Les zigzags du voyant zézayant aux Abruzzes.

Je m’arrête ici. Elles ne sont pas toutes là mais maintenant nous avons matière à poncer !

Repose en paix, Arthur ! Je travaille pour toi comme on roulait pour nous jadis ! 

blablabla-diapo-cdn-besancon-franche-comte

Ceci est l'affiche du spectacle Blablabla qui permet à qui le souhaite
de découvrir un formidable kaléidoscope sonore.

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Participation de Venise

 

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Kaléidoscope (Laura)

 

J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope": "kalos" signifie "beau;"j'aime
Ce qui me semble beau car la notion de beauté est bien relative.

J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope": "eidos" signifie "image"
Et comme Baudelaire-sans me comparer à son génie- j'ai le "culte des images[1]"

J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope":"skopein" signifie "regarder"; j'aime
Regarder les images qui me semblent belles et je vois la beauté où d'autres

Ne voient rien. La ou les couleurs n'apparaissent pas dans "kaléidoscope
Etymologiquement: j'aime la couleur, les couleurs que reflètent la lumière extérieure

 


[1] Mon coeur mis à nu

 

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