09 septembre 2017

Mouche-toi, le ciel te mouchera (joye)

Théodore le doryphore pratiquait le sémaphore, et dans son grand inconfort jurait comme un stevedore.

- Oh merde ! Putain ! Oh phallophore ! gémit le pauvre doryphore.

- Qui vive ? » cria un frappe-à-bord.

- C’est moi ! » répondit Théodore.

- Et toi, c’est qui ? Conquistador ? 

- Meuh non, c’est moi, le doryphore !

- Un doryphore ? C’est quoi encore ? 

- Eh bien, je ne sais pas, j’ignore ! 

Le frappe-à-bord fit des raccords pour s’envoler vers le Bosphore.

Alors...

Pauvre Théo, tout seul encore, reprit son jeu de sémaphore.

MORALITÉ :

Une bonne métaphore nécessite un grand éphore.

petite

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L'indésirable par bongopinot

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Avec mes rayures noires et jaunes
Je suis vite repéré, je suis l'indésirable
Régulièrement je change de zone
Dépose mes valises, me mets à table

Mais je dois faire très vite
Ma famille n’est plus si nombreuse
Il faut sans cesse que l’on s’abrite
Au dehors la vie pour nous est dangereuse

Je me nomme le doryphore
Et j’adore surtout les patates
On me chasse on me déshonore
Car à chaque fois les gens constatent

Que mon passage est un carnage
Toutes les cultures sont anéanties
Mais cet été je tourne la page
Je suis le mal aimé me voila donc reparti

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Participation de JAK

Doriphores

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En promenant le chien (Walrus)

 

Ben oui, je suis souvent plus inspiré en promenant le chien qu'assis devant mon clavier !

L'ennui, c'est que, même si j'ai un carnet dans une poche et un porte-mine dans une autre, il m'est impossible de noter mes idées à cause du chien qui tire comme un dingue sur sa laisse dès que je fais mine d'arrêter de le suivre.

Oui, je sais, je me suis mal exprimé tout à l'heure : ce n'est pas moi qui promène le chien, c'est lui qui me balade.

C'est ainsi que depuis trois ou quatre jours, chaque fois que la bestiole descend la ruelle pavée de klinkers pour exécuter son traditionnel duo d'aboiements avec l'autre clebs dissimulé derrière une haie à mi-pente, puis, le concert terminé, la remonte d'un air satisfait, mon regard tombe sur une plante poussant courageusement entre deux de ces pavés synthétiques.

Chaque fois je me dis "En rentrant, faut que je fasse une recherche sur internet pour identifier cette herbacée à la floraison typique des solanacées (ou solanées)". Et chaque fois, ça m'est sorti de la tête quand je suis de retour chez moi.

Mais ce matin, ça m'est revenu en réfléchissant aux doryphores car, comme chacun sait, ces bestioles se nourrissent du feuillage des pommes-de-terre et les pommes-de-terre sont des solanacées !

Bref, j'ai identifié la plante en question : il s'agit de la morelle noire au nom vernaculaire extrêmement sympathique : tue chien !

Ce serait une bonne chute, non ?

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, en lisant l'article lui consacré, j'apprends que cette morelle noire était utilisée en compagnonnage, c'est-à-dire qu'on la plantait en même temps que les patates parce que les doryphores la préfèrent à ces dernières. Elle est pas belle la vie ?

Et c'est pas fini...

C'est que je ne vous ai pas dit ce que je cherchais à propos des doryphores.

Ça tournait dans ma tête cette histoire de doryphores et brutalement ça m'est revenu : dans ma jeunesse, dans l'immédiat après-guerre donc, je l'avais entendu utiliser pour désigner les Allemands, moins répandu que Boches bien entendu, mais quand même.

La richesse du vocabulaire français lorsqu'il s'agit de désigner l'autre, cet ennemi, est étonnante !

Un petit exemple ?

 

 

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Participation de Venise

 

ALLO docteur?

Je n’ai pas la patate

Ha dit le médecin quand vous êtes vous trouvé nu dans un champ de pommes de terres?

Le malade colle son oreille sur son téléphone cellulaire .

Je vois pas le rapport docteur !!

Bien vous avez le privilège d’abriter le doryphore, hôte préféré de la mona-lisa!!

 

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Le doryphore pour les nuls (Vegas sur sarthe)


Le doryphore fait partie des zinsectes qui vivent sur la pomme de terre ou ptère en argot doryphore.
Ce zinsecte fait partie de la famille des collés aux ptères, alors que le zinsecte collé à la pomme de pin s'appelle une chenille-qui-redémarre tandis que le zinsecte épinglé à la pomme Granny Smith s'appelle une punaise.

Surnommé la bête du Colorado ou "la bibitte à patate" au Québec il est appelé sombre héro au Mexique où il est apparu en premier, tête basanée, thorax brun, pyjama rayé noir (10 rayures pour le mâle contrairement à la femelle qui en possède 10) et élytres jaunes.
Le doryphore mexicain a émigré aux Etats-Unis au XIXème siècle – pas folle la guêpe – avant la construction du mur Trump puis il est arrivé en cohortes en Europe avec la mode de la frite à la fin de la guerre de 14 contre des "doryphores" allemands beaucoup moins basanés.

Le doryphore est un insecte oligophage, c'est à dire très tâtillon côté gastronomie: ptère, aubergine, poivron et tomate, il lui faut le gratin du jardin puis des feuilles de tabac pour sa digestion.
Grand dévoreur de feuilles, le doryphore fait des trous, des p'tits trous et aussi des p'tits trous; on dit que le doryphore fore.
Son repas se compte en centimètres carrés tout comme ses excréments ce qui est une "suite logique des choses".

Le doryphore s'accouple dès que la température dépasse 15°C; on dit que le doryphore fornique.
C'est un excellent thermomètre, surtout la femelle qui fait la gueule en dessous de 15°C.
Le cri des doryphores se fait entendre lorsqu'ils sont très nombreux; on dit qu'ils pullulent. Le pullulement du doryphore s'entend de très loin; on dit qu'il a la patate.

Parmi les prédateurs du doryphore on trouve la punaise masquée ou punaise Zorro et le sabot de jardinier unisexe taille adulte.
Les traitements biologiques tels que le bacillus thuringiensis sont terriblement repoussants rien qu'en prononçant leur nom!
On a essayé le purin d'ortie au tabasco, la menthe-grenadine ou encore la discographie complète de Mylène Farmer mais sans succès; d'autres recherches sont en cours actuellement notamment un leurre à base de feuilles d'impôts fonciers.

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MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES[1]? (Laura)


Il y avait une pièce à la décoration "seventies"
Il y avait une armoire avec une grande vitre
Il y avait un balcon d'où on surplombait la rivière
Il y avait des boîtes transparentes avec des insectes

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

Il y avait une collection réunie patiemment
Il y avait des insectes joliment disposés
C'était un plaisir à regarder pour les enfants
Et une fierté de celui qui avait fait ça

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

Il y avait des coléoptères, des papillons de mille couleurs
Comme chez Nerval ou Odilon Redon[2]
Il y avait des hannetons chers aux Egyptiens
Il y avait des  sauterelles, des libellules

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

 


[2] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2017/09/03/les-papillons-5976464.html

 

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02 septembre 2017

Défi #471

Doryphore

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Faut en profiter,
c'est la fin de la saison...

 

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Des vacances à la campagne, mieux qu’à la mer (JAK)

 

J'ai déjà parlé de  lui  C’était Jean.  Il avait pour surnom Carnéra.

Aimant avec ses petits-enfants, mais sans démonstrations intempestives, il nous passait la main dans les cheveux en marmottant  « ça pousse, ça pousse. »

Nous avions 7-8ans.

 Parlait-il de nos crinières hirsutes ou des centimètres que nous avions atteints. (Peut-être, tout bonnement, faisait-il le constat que notre avancée en âge, le poussait vers la sortie)

Chez nos grands-parents, les repas étaient toujours sources de réjouissances.

Nous étions tous réunis autour d’une immense table (qui s’est avérée à mon âge adulte d’une dimension tout à fait normale)

Contrairement à notre aïeul  paternel, chez qui nous n’avions pas l’autorisation  de parler à table, ici c’était l’envol  de caquetage, qui n’avait rien à envier avec celui des Chanteclerc….. Ces poules d’un blanc si pur, que nous pourchassions pour dénicher leurs œufs, au grand dam de mémé ramassant souvent ceux ci  en omelette pré-préparée sur le paillis

Nous étions  heureux de jouer, escalader, explorer dès potron-minet, libres comme le vent dans cet espace de verdure.

Puis  bourdonnait  à midi- juste, actionnée avec force par  mémé, la  sonnaille  de Bravounette, la charolaise –souvenir de l’enfance de pépé dans « son » pays des sucs.

Alors c’était  le plaisir de la table...  Celui des  bonnes recettes de grand-mère.

 Ah ! Son fameux pâté chaud au foie de volaille

Je vous en donne ici la recette -plus sophistiquée, mais certainement pas aussi savoureuse que celle de ma mémoire. ( – Marcel et sa madeleine oblige-)

Ces repas, n’avaient rien d’une dinette, la bonne chère y régnait en maitresse, dans la simplicité mais avec une saveur incontournable.

Durant ces agapes, mes cousins taquinaient gentiment grand père, pour le faire tourner en bourrique.

Je me souviens d’une fameuse facétie. Pépé avait  voulu montrer son courroux, et surtout asseoir son autorité, en tapant du  poing sur la table, afin de  les inciter au silence.

Une scène inouïe s’en est suivie : lorsqu’il a abaissé sa main, le tranchant de sa paume s’est rabattu sur l’assiette, celle-ci s’est envolée, un beau  parcours dans les airs, sans se casser, et elle  a coiffé, en retombant   le beefsteak, qui lui, était resté sur place.

Hilarité générale et surtout de notre grand-père que son agacement avait dû …agacer. -Il était bon joueur-

Sourire en coin de mémé qui devait jubiler.

Mémé, femme menue, était plus sévère.

Ses capacités de cuisinière ravissaient nos papilles

Mais elle avait en plus, d’autres cordes à son arc. Entres autres, sa propension à nous acheter des livres formateurs qui n’avaient pas toujours bonne presse à nos yeux  et cela nous irritait un peu :   Trop sérieux, instructifs, nous leur préférions des Lisettes ou des Tintin, alors que ceux qu’elle  nous  achetait nous laissaient parfaitement indifférents.

Mais il n’empêche que tous ces bouquins, nous les  avons lus  et relus, mais surtout,  devenus tout fripés,  conservés depuis plus de  70 ans.

De mes grand parents me reste une nostalgie agréable, ils vivent bien présents, ce ne sont pas des fantômes.

 

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