30 septembre 2017

Défi #475

 

Hypocondriaque

 

Vous en connaissez un ?
(à part moi)

 

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Mon gramophone par bongopinot

 

bo

 
Mon gramophone
N’est pas aphone
Et il ronronne
Et il résonne

Dans tous les cœurs
Offrant du bonheur
De la bonne humeur
À toutes les heures

Mon gramophone
N’est pas aphone
Et il chantonne
Et il frisonne

Sa douce mélodie
Gentiment grandit
Sous les rire et les cris
Dans ce ciel tout gris

Mon gramophone
N’est pas aphone
Je l’affectionne
Et le claironne

Sa musique lente
Son air qui enchante
Ses milliers de notes
Et nos yeux clignotent

Mon gramophone
Jamais n’est aphone
Je le questionne
Et ça étonne

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Dicophone (joye)

allophone : Individu qui ne dit jamais rien sauf "bonjour"

bigophone : Se dit de quelqu'un qui parle grandement

cacophone : Celui qui dit merde à l'amour

dadaphone : L'enfant qui enchante son papa avec ses babillements

francophone : Qui parle franchement

gramophone : Personne qui ne parle que de la gram(m)aire, mais sans savoir orthographier correctement

holdaphone : Anglophone qui objecte à tout

idiophone : Passager à bord le train qui vous dérange en parlant trop fort à son portable

jujuphone : Sourd-muet qui fait que demander des bonbons

kiwiphone : Qui parle le nouveau-zélandais

lusophone : Individu qui brille quand il parle

mimiphone : Vieille dame qui radote en zozotant

nimbophone : Vieillard qui crie aux nuages en les menaçant avec son poing

oliophone : Qui ne parle jamais sauf au lit

pipiphone : GSM de très mauvaise qualité      

quiphone : Méthode pour vérifier l'identité de la personne à l'autre bout du fil

rhinophone : Se dit des gens qui ne font que regarder leur smartphone au lieu de conduire

sousaphone : Où l'on gardait les annuaires d'autrefois

titiphone : Le GSM d'antan qui allait convenablement dans la poche

usophone : Celui qui se fatigue de ce petit lexique

vivaphone : Appareil particulier au Mexique

wikiphone : Savoir encyclopédique qui permet à l'utilisateur de parler de tout et de rien

xylophone : Individu atteint de la langue de bois

yéyéphone : Cabine téléphonique qu'utilisaient les gens aux années 60

ziziphone : Outil de taille variable

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Cuti-réaction (Walrus)

 

J'avais bien tout préparé dans ma tête mais, procrastination oblige, je n'avais rien mis sur papier.

Enfin, quand je dis papier... vous me comprenez, parce qu'à part la liste des courses, sur papier, je ne mets plus grand chose !

Comment ?

Non, je n'ai pas de smartphone !

Comment (bis) ?

Cro-Magnon ?

Si vous voulez...

Donc, j'avais pensé vous entretenir de ces gens que dans mon jeune temps on disait avoir été vaccinés avec une aiguille de gramophone.

Et c'est là que j'ai reçu la participation de mon neveu Joe. Et que lus-je tout en fin de ses élucubrations en y jetant un regard distrait pour ne pas déflorer son chef d'œuvre avant le moment fatidique ?

"Ignores-tu que nous avons été vaccinés avec une aiguille de phonographe"

Mon sang n'a fait qu'un tour ! Une réaction somme toute épidermique (d'où le titre). Déjà que mon neveu me fait parvenir son pensum un mercredi, lui qui est plutôt (comme moi) un habitué de la dernière heure, voilà-t-y pas qu'il glisse dans son truc une phrase (presque) identique à celle que j'avais en tête.

Même tendance à la procrastination et des idées en commun...

Pas de doute, c'est l'esprit de famille !

 

 

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Ecrire à Walrus. 1, Gramophone (Joe Krapov)

Le Boss
Quelque part en Belgique
Derrière la laisse d’un Jack Russell très autonome

"Sur mon phono /Mon bon vieux phono /Sans m’ déranger
J’ peux écouter / L’ premier numéro / De Chevalier
J’ vois La Scala /L'Eldorado /Et moi, en l’ver d’ rideau
Sur mon phono / Mon bon vieux phono / Qui chante faux

Vincent Scotto - Mon bon vieux phono" 

Cher oncle Walrus,

 

170924 265 076

Est-ce bien raisonnable de proposer
Un gramophone aux graphomanes ?

Et pourquoi pas bientôt, peut-être,
Des hormones de croissance à Superman,
Un nain jaune aux nymphomanes,
Un mégaphone au quadrumane,
Un hygiaphone au pétomane,
Une mégatonne à Rocket-man,
Un Gaffophone aux mélomanes ?

Un gramophone aux graphomanes !

Dans la cire si malléable du langage
Ils vont y creuser leur sillon,
Evoquer tous leurs craquements,
Leur stupeur et leurs tremblements,
Pondre des fables à la Chaîne,
S’terrer auprès de Caruso,
Faire soixante-dix-huit tours ou plus sur le plateau
Puis remettre l’aiguille au début
Et saturer le pavillon de tes oreilles
En racontant comme des sourds
Leurs symphonies de siphonnés,
Leurs sanglots longs de sonotones,
DDS 474 Porgy_bessLeurs rayures de bagnards du verbe
Jusqu’à ce qu’ils entendent
Le bras en bout de course se lever
Et donner le signal à tes nerfs fatigués
Et voient le chien blanc d’EMI
Un Jack Russell, assurément,
Assis devant le gramophone
Ecoutant la voix des maîtres du son
Et qui n’entend plus suivre
La voie qu’avait choisie son maître.

Un gramophone aux graphomanes !

Pourquoi ne pas proposer
« Nyctalope » à Pénélope ?
Faire l’obole de « Vinyle » au Discobole ?

Ignores-tu que nous avons été vaccinés avec une aiguille de phonographe,
Que pour combler le zézaiement des éléments
Nous pratiquons, toujours avides, le trop Zeppelin avant l’aphone ?
Que nous brassons de l’air pour en faire des chansons
Et tant pis pour la bière sur laquelle nous dansons !

Vois-tu comme j’ai été bon aujourd’hui, à faire si bref ? J’aurais très bien pu te parler longuement de Charles Cros qui voulut inventer cette machine-là, l’image en couleurs et des tas d’autres choses et qui s’en vint surtout avec l’ami Verlaine accueillir à la gare un dénommé… Comment déjà ? Ah oui ! Rimbaud !

Ce sera pour une autre fois ou pour ailleurs, cher oncle ! Porte-toi bien ! Tiens bien la laisse !
 

DDS 474 kitle

 

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E pericoloso sporgersi (Vegas sur sarthe)

 

En ce 2 juin 1896 dans le train qui le ramenait d'Angleterre vers son Italie natale, le jeune Guglielmo se sentait bien triste et incompris.
Si le gouvernement italien n'avait vu aucun intérêt à son invention, il espérait beaucoup des rosbifs mais ceux-ci lui avaient ri au nez après son expérience avortée... et un angliche qui vous rit au nez ça vaut bien une paire de calottes du père Marconi !
D'ailleurs, du haut de ses vingt deux ans il allait encore en prendre une.
Comment un italien émigré avait-il osé aller défier les scientifiques britanniques?
Il entendait déjà la voix de son maître et eut un sourire amer ; les frères Pathé venaient d'avoir plus de chance que lui avec leur gramophone – mélange d'essoreuse à salade et de cornet à frites – Nom d'un chien !
Sans compter Tesla et Edison, ces deux monstres qui se disputaient la vedette à coups d'inventions, défendant qui le courant continu qui le courant alternatif au point d'accoucher de cette monstrueuse chaise électrique... que n'imaginait-on pas au nom du progrès et de la science!
Comble de honte, un de ses compatriotes un certain Italo Marchiony venait de mettre au point l'affaire du siècle, le cône de crème glacée, alors qui allait se soucier d'un gamin qui tape du morse au bout d'un fil en priant Dieu qu'on le recoive à l'autre bout du fil ?

Après les « Buono a nulla» (Bon à rien) du vieux Giuseppe viendraient les « Oublie toutes ces bêtises » puis on lui dirait de trouver un vrai boulot, de fonder une famille et tutti quanti.
Il serait carabinier ou footballeur, épouserait une bolognaise nourrie aux spaghetti, lui ferait une floppée de marmots et la famille serait contente.
Et dire qu'un an plus tôt dans les Alpes suisses il avait réussi à transmettre sur un kilomètre et demi quelques ti-ti-ti-ta-ta-ta entre deux antennes grâce aux ondes de Monsieur Hertz, au cohéreur de Monsieur Branly et aux antennes de Monsieur Popov.
Le vieux Giuseppe s'était marré : « Branly et Popov ! On se croirait au cirque Fratellini!»

Guglielmo est abattu, lui qui s'imaginait riche et célèbre roulant à bord d'une Alfa Roméo et écoutant des programmes musicaux à distance; il appellerait ça... tiens... un autoradio.

15 avril 1912: Guglielmo épouse Carla Bronzi – un mannequin turinois et chanteuse à textes issue d'une famille de musiciens – sous les yeux ravis de son vieux tandis qu'un rafiot dénommé Titanic embrasse un iceberg dans le silence le plus total.
Morse avait pourtant imaginé le SOS … --- … mais pas le fil invisible qui aurait pu sauver les hommes.

Dix ans plus tard en 1922 nait la BBC – la Brown, Boveri et Cie – compagnie de matériel féroviaire où Guglielmo va se rendre célèbre en imaginant le célèbre message de sécurité “è pericoloso sporgersi” qui évitera tant de malencontreuses défenestrations.

1924: Emile Pathé – l'inventeur du gramophone qui avait tiré un sourire amer au jeune Guglielmo un 2 juin 1896 – prend sa retraite et cède ses intérêts à... personne.

13 ans plus tard, le 20 juillet le petit Guglielmo devenu vieux comme son vieux s'éteint à Rome, emportant avec lui son obsession de tous les instants: créer un monde sans “filo alla gamba” un monde sans fil à la patte!
Change de disque, Guglielmo.

Aujourd'hui je souris en écoutant les enfants jouer dehors avec le dernier jeu à la mode: une ficelle et deux couvercles de boîte à cirage.
Au grenier on a retrouvé un vieux machin – une boîte avec une manivelle et un pavillon de cor de chasse et aussi un tas de galettes en plastique – une cochonnerie qu'on a aussitôt balancée aux encombrants...

 

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LE GRAMOPHONE (Lorraine)

 

            Sortant du gramophone, la voix de Caruso assénait, magnifique : « Comme la plume au vent, Femme est volage, Et bien peu sage qui s’y fie un instant »  De son côté, « Madame Butterfly » sanglotait sur la trahison de l’homme.  A quatre ans, j’appris ainsi l’essentiel : en amour, soyons prudents.  Assise sur mon petit banc, je jouais silencieusement dans un coin et  bénéficiais du goût de mes parents pour l’opéra, dont se souciaient peu mes frères aînés. Eux, ils chantaient des chansons d’amour à la mode dont je partageai peu à peu le répertoire ;

            « Ramona », « Les papillons de nuit », « Charmaine », complétèrent mon éducation. Je connue par cœur « Dolorosa », « Viens, le soir descend … » , « Bonsoir Ninon » et je chantai  même en toute innocence, après un repas de famille au jardin  :

            « T’avoir à moi rien qu’une nuit
              Sans bijoux et sans voiles
              A la clarté des étoiles
             T’avoir à moi rien qu’une nuit
             Mourir demain mais t’aimer aujourd’hui »

            Maman, gènée, tentait de me faire taire, les convives m’applaudissaient à tout rompre, J’avais eu mon heure de gloire, sans gramophone ! Le progrès le relégua au grenier, remplacé par le tourne-disque.

            Il reste le souvenir un peu brouillé d’un temps révolu, le beau temps de l’enfance.

 

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Pas besoin de gramophone (Laura)


Pas besoin de gramophone pour apprendre à danser avec ma grand-mère
Car c'est elle qui chantait les airs sur lesquels elle avait connu mon grand-père.
"Le plus beau de tous les tangos du monde[1]" entonnait-elle en montrant le rythme
De la danse à mes pieds; ses mains dans les miennes, elle chantait à tue -tête.
 

Des refrains que j'ai gardés dans mon coeur et qui forment avec d'autres mon paysage
Musical: "C'est la java bleue[2], la java la plus belle, celle qui ensorcèle " et "mon manège
À moi, c'était  ta voix, les pas que tu m'apprenais, mes talons qui un jour percèrent
Le plancher. Pas besoin de gramophone pour te réentendre et sourire avec des larmes.

 

[1] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2017/09/23/le-plus-beau-tango-du-monde-pour-ma-grand-mere-morte-en-2003-5982505.html

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23 septembre 2017

Défi #474

 

Faute d'avoir terminé notre premier tour d'alphabet en fanfare,
nous allons commencer le second en musique

 

Gramophone

 

4741

 

 

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