09 septembre 2017

Défi #472

Extase

 

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... et ne levez pas les yeux au ciel, hein !

 

 

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Famille, je vous hais ? (Joe Krapov)

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« Le doryphore déferle sans beaucoup d’efforts
Mais avec grand effet
Sur les pommes de terre du Mont-Dore
Comme Anquetil sur Poulidor :
On est bluffé !

Le doryphore est homicide
Dans le jardin des Hespérides
Où la tomate est pomme d’or
Et le Jupiter impavide :
Le jeune Hercule tète encore.

Le chrysomélidé, l’abominable insecte,
Désespère tout jardinier qui se respecte,
L’esprit placide,
Et n’emploie pas d’insecticide
Contre les soldats allemands ;
Question d’affect,
Evidemment.

Le doryphore est très doué pour l’oxymore
En timide sans-gêne
Qui bouffe ton oxygène,
En aimable gredin
Qui bousille ton jardin,
En Dalton de banlieue,
Rayé de jaune et noir
Toxique dans vesprée,
Déchirant robe des champs
Au pourpre du soleil ».

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Ce sont là ses derniers mots, ceux que l’oncle Jean-Henri Piquechoux a inscrits dans son cahier d’observations scientifiques et poétiques. Après avoir écrit « soleil », il s’est éteint, victime d’une foudroyante crise cardiaque.

L’oncle Piquechoux avait fait fortune en fabriquant et en commercialisant des chaussures à talons aiguilles de luxe. A part l’appât du gain et l’entomologie, il n’avait aucune passion dans la vie et surtout pas celle de la famille.

Tout l’argent qu’il avait gagné était entreposé dans un coffre gigantesque, un espace fermé de la taille d’une salle de cinéma. La légende raconte qu’il venait parfois y plonger, y nager, dans son argent liquide. Il croulait sous le blé, crawlait dans son oseille, faisait de la natation dans ses millions. Il trempait sa barbaque dans ses plaques, faisait le fortiche dans son artiche, noyait son blues dans le flouze.

Parce que le vieux était un grincheux. Le fabriquant de pompes était avaricieux, n’en déplaise à tous ses envieux de neveux. Il y avait Donald le costumier de théâtre qui tirait le diable par la queue. Il y avait Henri, Philippe et Louis qui en étaient réduits à traquer le castor en tant que biographes de Simone de Beauvoir. Tous les quatre furent fort étonnés d’apprendre qu’avant de décéder l’oncle Piquechoux les avait couchés sur son testament. Du coup ils se levèrent, quittèrent le huis-clos de leur salle de bain où ils avaient lavé leurs mains sales et vinrent s’abattre comme des mouches sur les fauteuils de maître Jean-Paul Lanozé, le notaire, pour écouter les dernières volontés du vieil oncle.

DDS 471 entomo

Tous craignaient le pire. Le vieux grigou avait sûrement posé des conditions draconiennes à remplir avant que chacun d’eux ne puisse toucher à une part minime du pactole. Sans doute ordonnait-il qu’on prenne soin de ses ruches, de ses serres à mygales, de ses vitrines de papillons ? Donald trouvait patibulaires ces bêtes à mandibules qui s’envoyaient en l’air et les castors juniors avaient pris pour devise « Les insectes nous débectent ».

Et pourtant non, pas de clause tordue. Quand le notaire se fut tu Cardwell se demanda où était l’entourloupe, pourquoi il n’y avait pas coup de théâtre ce soir. Donald, Phi-Phi, Riri et Loulou touchaient bien la totalité du pactole à parts égales. Sans conditions aucunes.

Maître Lanozé leur remit la paperasse l’attestant, les clés et la combinaison du coffre. C’est peu de dire qu’ils s’y précipitèrent.

Las ! Ils n’y trouvèrent que billets en poussières, pièces plus percées que des galettes de Polydor, lambeaux de rêves et miettes d’espoirs.

C’était là la dernière farce du tonton flingueur. Sachant sa mort prochaine il avait introduit, en guise de dernière calembredaine, sa collection d’insectes dans sa tirelire géante. Il était advenu ce qu’avait entrevu cet oncle psychopathe : les doryphores avaient bouffé toutes ses patates !

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Mouche-toi, le ciel te mouchera (joye)

Théodore le doryphore pratiquait le sémaphore, et dans son grand inconfort jurait comme un stevedore.

- Oh merde ! Putain ! Oh phallophore ! gémit le pauvre doryphore.

- Qui vive ? » cria un frappe-à-bord.

- C’est moi ! » répondit Théodore.

- Et toi, c’est qui ? Conquistador ? 

- Meuh non, c’est moi, le doryphore !

- Un doryphore ? C’est quoi encore ? 

- Eh bien, je ne sais pas, j’ignore ! 

Le frappe-à-bord fit des raccords pour s’envoler vers le Bosphore.

Alors...

Pauvre Théo, tout seul encore, reprit son jeu de sémaphore.

MORALITÉ :

Une bonne métaphore nécessite un grand éphore.

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L'indésirable par bongopinot

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Avec mes rayures noires et jaunes
Je suis vite repéré, je suis l'indésirable
Régulièrement je change de zone
Dépose mes valises, me mets à table

Mais je dois faire très vite
Ma famille n’est plus si nombreuse
Il faut sans cesse que l’on s’abrite
Au dehors la vie pour nous est dangereuse

Je me nomme le doryphore
Et j’adore surtout les patates
On me chasse on me déshonore
Car à chaque fois les gens constatent

Que mon passage est un carnage
Toutes les cultures sont anéanties
Mais cet été je tourne la page
Je suis le mal aimé me voila donc reparti

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Participation de JAK

Doriphores

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En promenant le chien (Walrus)

 

Ben oui, je suis souvent plus inspiré en promenant le chien qu'assis devant mon clavier !

L'ennui, c'est que, même si j'ai un carnet dans une poche et un porte-mine dans une autre, il m'est impossible de noter mes idées à cause du chien qui tire comme un dingue sur sa laisse dès que je fais mine d'arrêter de le suivre.

Oui, je sais, je me suis mal exprimé tout à l'heure : ce n'est pas moi qui promène le chien, c'est lui qui me balade.

C'est ainsi que depuis trois ou quatre jours, chaque fois que la bestiole descend la ruelle pavée de klinkers pour exécuter son traditionnel duo d'aboiements avec l'autre clebs dissimulé derrière une haie à mi-pente, puis, le concert terminé, la remonte d'un air satisfait, mon regard tombe sur une plante poussant courageusement entre deux de ces pavés synthétiques.

Chaque fois je me dis "En rentrant, faut que je fasse une recherche sur internet pour identifier cette herbacée à la floraison typique des solanacées (ou solanées)". Et chaque fois, ça m'est sorti de la tête quand je suis de retour chez moi.

Mais ce matin, ça m'est revenu en réfléchissant aux doryphores car, comme chacun sait, ces bestioles se nourrissent du feuillage des pommes-de-terre et les pommes-de-terre sont des solanacées !

Bref, j'ai identifié la plante en question : il s'agit de la morelle noire au nom vernaculaire extrêmement sympathique : tue chien !

Ce serait une bonne chute, non ?

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, en lisant l'article lui consacré, j'apprends que cette morelle noire était utilisée en compagnonnage, c'est-à-dire qu'on la plantait en même temps que les patates parce que les doryphores la préfèrent à ces dernières. Elle est pas belle la vie ?

Et c'est pas fini...

C'est que je ne vous ai pas dit ce que je cherchais à propos des doryphores.

Ça tournait dans ma tête cette histoire de doryphores et brutalement ça m'est revenu : dans ma jeunesse, dans l'immédiat après-guerre donc, je l'avais entendu utiliser pour désigner les Allemands, moins répandu que Boches bien entendu, mais quand même.

La richesse du vocabulaire français lorsqu'il s'agit de désigner l'autre, cet ennemi, est étonnante !

Un petit exemple ?

 

 

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Participation de Venise

 

ALLO docteur?

Je n’ai pas la patate

Ha dit le médecin quand vous êtes vous trouvé nu dans un champ de pommes de terres?

Le malade colle son oreille sur son téléphone cellulaire .

Je vois pas le rapport docteur !!

Bien vous avez le privilège d’abriter le doryphore, hôte préféré de la mona-lisa!!

 

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Le doryphore pour les nuls (Vegas sur sarthe)


Le doryphore fait partie des zinsectes qui vivent sur la pomme de terre ou ptère en argot doryphore.
Ce zinsecte fait partie de la famille des collés aux ptères, alors que le zinsecte collé à la pomme de pin s'appelle une chenille-qui-redémarre tandis que le zinsecte épinglé à la pomme Granny Smith s'appelle une punaise.

Surnommé la bête du Colorado ou "la bibitte à patate" au Québec il est appelé sombre héro au Mexique où il est apparu en premier, tête basanée, thorax brun, pyjama rayé noir (10 rayures pour le mâle contrairement à la femelle qui en possède 10) et élytres jaunes.
Le doryphore mexicain a émigré aux Etats-Unis au XIXème siècle – pas folle la guêpe – avant la construction du mur Trump puis il est arrivé en cohortes en Europe avec la mode de la frite à la fin de la guerre de 14 contre des "doryphores" allemands beaucoup moins basanés.

Le doryphore est un insecte oligophage, c'est à dire très tâtillon côté gastronomie: ptère, aubergine, poivron et tomate, il lui faut le gratin du jardin puis des feuilles de tabac pour sa digestion.
Grand dévoreur de feuilles, le doryphore fait des trous, des p'tits trous et aussi des p'tits trous; on dit que le doryphore fore.
Son repas se compte en centimètres carrés tout comme ses excréments ce qui est une "suite logique des choses".

Le doryphore s'accouple dès que la température dépasse 15°C; on dit que le doryphore fornique.
C'est un excellent thermomètre, surtout la femelle qui fait la gueule en dessous de 15°C.
Le cri des doryphores se fait entendre lorsqu'ils sont très nombreux; on dit qu'ils pullulent. Le pullulement du doryphore s'entend de très loin; on dit qu'il a la patate.

Parmi les prédateurs du doryphore on trouve la punaise masquée ou punaise Zorro et le sabot de jardinier unisexe taille adulte.
Les traitements biologiques tels que le bacillus thuringiensis sont terriblement repoussants rien qu'en prononçant leur nom!
On a essayé le purin d'ortie au tabasco, la menthe-grenadine ou encore la discographie complète de Mylène Farmer mais sans succès; d'autres recherches sont en cours actuellement notamment un leurre à base de feuilles d'impôts fonciers.

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MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES[1]? (Laura)


Il y avait une pièce à la décoration "seventies"
Il y avait une armoire avec une grande vitre
Il y avait un balcon d'où on surplombait la rivière
Il y avait des boîtes transparentes avec des insectes

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

Il y avait une collection réunie patiemment
Il y avait des insectes joliment disposés
C'était un plaisir à regarder pour les enfants
Et une fierté de celui qui avait fait ça

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

Il y avait des coléoptères, des papillons de mille couleurs
Comme chez Nerval ou Odilon Redon[2]
Il y avait des hannetons chers aux Egyptiens
Il y avait des  sauterelles, des libellules

MAIS OU SONT PASSÉS LES DORYPHORES?

 


[2] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2017/09/03/les-papillons-5976464.html

 

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