08 juillet 2017

Défi #463

 

À la demande générale (de Fairywen), nous abandonnons la série des consignes alphabétiques pour vous proposer, le temps de l'été, dans la tradition de MAP, un interlude photographique.

Allez, c'est parti :

Bande, juin 2008

 

 

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Se sont jetés à l'eau

pas cons

4622

 

Walrus ; Joe Krapov ; Vegas sur sarthe ; Emma ;

Venise ; joye ; Pascal ; Laura ; bongopinot ;

 

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Ma clepsydre par bongopinot


Ma petite clepsydre
Mon horloge à eau
Me laisse entendre
Le clapotis des flots

Mesure les moments
Les saisons qui roulent
À la tour des vents
Et le cycle s’écoule

Quelques fines perles
De tous petits jets
Ce doux bruit rythme
Mes nuits en secrets

Et ce charmant chant
Gentiment murmure
En cascade le temps
Mes heures en mesures

Impossible de stopper
Les minutes les secondes
Et passent les années
Et change le monde

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Clepsydre (Laura)

 

Le mot « clepsydre » me renvoie aux soirées télé chez mes parents : « Fort Boyard. »
La clepsydre que l’on retourne et le temps qui s’écoulait souvent  pour les candidats trop vite.
Comme mon mari n’aime pas trop, je ne regarde plus et nous avons d’autres divertissements.

Alors je cherche avec quoi faire rimer « clepsydre » ; il me vient une envie de cidre brut
A siroter avec les bonnes crêpes salées que tu m’as préparées pour mon anniversaire
Et les sucrées à l’arrière gout de Grand-Marnier que nous dégustons au petit déjeuner.

Le temps s’écoule et j’ai perdu en route ma clepsydre que j’ai envie de faire rimer avec « l’hydre » que d’Odilon Redon peignit avec Pégase[1], infernal serpent et cheval mythiques.
Le plus souvent, l’hydre est représentée avec Héraclès[2] qui eut pour mission de la tuer.

Je ne sais pourquoi l’hydre m’évoque aussi la Gorgone et notamment celle du Caravage[3]
Qui plus que toutes les œuvres de ce peintre sombre, me stupéfie par sa force noire
« Soleil noir[4] » de la mélancolie d’un monde où Gustave Moreau et Gérard de Nerval

Ne sont pas au cœur des paysages de l’âme humaine dont l’ennui est bien loin du spleen
Poétique de Baudelaire : « Mélencolia[5] » de Durer où le temps s’écoule comme le sable
Et l’eau de la clepsydre, « horloge, dieu, sinistre, effrayant, impassible[6]. »

 

[1] http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/odilon-redon_pegase-et-l-hydre_huile-sur-toile_1900

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Les racines, les carrés et les Pi (Pascal)

 

Lola et moi, on bûchait notre cours de physique ; elle m’avait réclamé pour qu’on révise ensemble toutes ces lois difficiles et, d’un coup de vélo rapide, j’avais foncé jusqu’à chez elle. Ses parents étaient absents ; il n’y a que son chien, Platon, qui nous surveillait en bâillant sur le pas de sa chambre.  
Lola, c’est ma copine de toujours ; nous avons fait toutes nos classes ensemble, de la maternelle jusqu’au lycée, en passant par l’école primaire. Entre nous, c’est une saine émulation réciproque ; on a appris à lire, à compter, à écrire, toutes ces choses qui marient l’instruction et l’intelligence au creuset d’un avenir brillant. Avec elle, j’ai toujours l’impression d’apprendre ; même si on a le même âge, elle garde une petite longueur d’avance et cela me va bien…
Le sujet était costaud : le débit de la clepsydre ; entre nous, ce n’est pas un mot qu’on utilise fréquemment dans les conversations, sauf pendant les cours de M Dugommier, notre prof de physique…  

Comme une punition, on avait écrit plusieurs fois la loi de Torricellli avec ses carrés, ses racines et ses Pi ; son bureau était rempli de feuilles volantes avec ce théorème tellement rébarbatif ! On se le récitait en parlant, en chantant, en murmurant, en riant ! Toutes ses petites poupées, alignées sur les étagères, semblaient s’amuser, elles aussi !
On se battait à coups de hauteur, de rayon et de pesanteur ! Le chien soulevait une oreille comme pour nous écouter ! Le temps passait si vite ; avec Lola, il passe toujours trop vite. C’est comme quand je regarde un beau nuage : le temps de le comprendre et il a déjà changé de forme et de couleur…  

Tout à coup, nos mains s’effleurèrent à cause de la gomme qu’on voulait récupérer ensemble ; campés sur nos positions, aucun de nous deux ne céda… Alors, entre le fauteuil de son bureau et ma chaise de visiteur, il y eut comme une imperceptible attirance que tous les théorèmes du monde ne pourraient pas expliquer… 
Comme par enchantement, aimantées par la magie de l’adolescence brûlante, nos lèvres tendues se touchèrent ; toutes les poupées alentour fermèrent les yeux pendant une grande pudibonderie de boudoir…
Nous nous sommes goûtés ; elle avait le goût sucré de la framboise au chocolat. Enfin, c’est l’idée que j’en avais, dans le dictionnaire si léger de mes intimes interprétations  gustatives. Nous nous sommes sentis ; elle avait un parfum de pomme, ça, j’en étais sûr : c’était le shampoing dans ses cheveux. Nous nous sommes touchés ; je passais ma main sur sa joue et elle penchait la tête pour que la caresse ne s’arrête jamais. Moi aussi, je devais avoir bon goût car elle aimait bien le principe des bouches communicantes… 
Elèves assidus et curieux, mille fois, nous avons échangé nos langues, nos chewing-gums, nos salives ; c’était bien plus intéressant que les carrés, les racines et les Pi… Et le temps passait vite, vite, vite…

Elle était studieuse pendant nos travaux pratiques ; elle fermait les yeux, sa main frôlait la mienne, son genou tapait dans le mien. Entre deux apnées, nous respirions sans oser nous regarder mais il suffisait que l’un d’entre nous tende ses lèvres pour que l’autre les rapproche instinctivement. Et on recommençait pour être sûrs de ne rien avoir oublié de ce nouveau théorème tellement passionnant… 
Tous les Dugommier du monde n’avaient pas, dans leurs cartables et sur leurs tableaux noirs, la définition de ma sueur au front, l’axiome parfait de mes émois ébranlés, la définition de cette somme de sensations nouvelles qui énervaient divinement tout mon être. Comment expliquer cette douce panique, cet affrontement amoureux, ces frissons buissonniers qui couraient dans mon dos…
Quand on se reposait, elle dessinait des racines de cœurs qu’elle élevait au carré et qu’elle multipliait par Pi, sur toutes ses feuilles blanches ! Moi, je surveillais le chien pour si des fois, il aurait voulu défendre sa maîtresse ! Mais non, du moment qu’elle murmurait des gentilles choses à son invité, il n’avait pas à s’inquiéter… Et le temps passait vite, vite, vite…

Samedi prochain, c’est promis,  nous allons réviser la loi de Beverloo, ou l’étude du débit d’un sablier ; ce sera passionnant ! Sur mon vélo destrier, nous irons jusqu’à la plage ; après quelques roulades de connivence, je compterai les grains de sable dans ses cheveux et j’effeuillerai tous les chardons des dunes avec mes je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément !... 
Nous serons les aiguilles de notre cadran solaire ! Nos ombres se serreront ! Les vagues de la mer seront le métronome fou de nos cœurs emballés ! Sur le sable, on écrira en majuscule et à l’infini nos théorèmes passionnés avec nos empreintes enlacées ; ce sera la plus belle des démonstrations, et tant pis si le temps passe, vite, vite, vite ; on le mesurera seulement avec nos silences enflammés…

Lola était d’accord avec toutes mes équations du bord de ses lèvres. A la place de l’eau et du sable, on devrait semer des poignées de secondes dans le ciel comme des feux d’artifice d’étoiles filantes ; sous cette fabuleuse lumière, on devrait remplir les heures avec des minutes de tendres baisers, bousculer tous les vils sabliers « enliseurs », allonger le Temps avec des caresses insatiables échangées, et plein de choses encore qu’on inventerait pendant notre aventure passionnée…
M Dugommier, avec ses racines, ses carrés et ses Pi, M Torricelli, avec ses théorèmes à rallonge, M Beverloo, avec ses calculs savants sur son appareil d’ensablement, aucun d’eux n’a découvert la relation sublime entre le Cœur et le Temps, celle qui se consume en grandissant, et qu’on appelle… Amour…     

On en était à de nouveaux duels de langue effrénés, j’avais réussi à lui subtiliser son chewing-gum à la framboise, quand Platon se mit à aboyer gaiement. Il avait entendu la voiture de ses maîtres à l’entrée de la maison. Le temps est passé si vite, vite, vite…

 

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Timeless (joye)

timeless bis

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Participation de Venise

 

Voulez vous me conduire à clepsydre?

-Cette expression ne voulant plus rien dire je suis restée sur le trottoir .

 

-Afin de respecter le quotas de fécondité du pays veuillez pour le jour de l’an ôter  votre clepsydre .

-Cela a trop longtemps prêté à confusion maintenant on se souhaite  un bon bout d’an et on croise les doigts .

Ne me roulez plus dans la farine ou vous allez à voir affaire à mon clepsydre.

Là aussi on attend toujours et si vous êtes du genre écolo  protéger votre clepsydre des envieux .

CLEPSYDRE CLEPSYDRE Est-ce j’ai une gueule de clepsydre ????

Si c’est le cas vous n’avez pas de chance.

Si votre clepsydre est trop volumineux  et vos pensées obsessionnelles  engagez vous dans la méditation le clepsydre sur vos pieds.

J’étais habillée comme un as de pic jusqu’à ce qu’on m’offre un clepsydre sur la tête

J‘avais épuisé toutes les facettes du clepsydre  quand les défiants ont sonné à ma porte .

Arrête d’enfiler des perles Venise me dirent ils de concert  tes expressions ont aucun avenir

Nous allons nous faire l’avocat du diable /

 A votre âge Venise une tondeuse à gazon vous sera plus utile qu’un clepsydre ma chère

 

Ma réponse fut incontrôlée mais j’ai un trou de clepsydre !!!

ve

 

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Participation d'Emma

clepsydre 36

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Sciences physiques: Problème de Seconde (Vegas sur sarthe)

 

"La clepsydre est la roue de secours du cadran solaire" (André Michelin. 1892)

 

Enoncé:

Sachant qu'une clepsydre d'une hauteur de 12 doigts (un doigt = 1,89 centimètre) et d'une demi-coudée sacrée de diamètre au sommet (1/12è de coudée sacrée = 2,52 cm) est percée d'un trou de 2/10ème de millimètre de diamètre à sa base:

  • Calculer la surface du trou d'écoulement (le trou étant considéré comme rond et Pi égal à 3,141 592 653 589 793 et des poussières d'albâtre)

  • Calculer le volume d'eau de pluie que peut contenir la clepsydre sans la faire déborder (sinon, retrancher la quantité d'eau perdue)

 

Sachant que l'eau s'écoule du haut vers le bas par un phénomène grave qu'on appelle gravité, sachant que la gravité de l'eau est de 9,81 m/s² et que la vitesse d'écoulement de l'eau dépend de la hauteur d'eau puisqu'elle n'est pas constante (Voir la loi de l'emmerdement maximum):

 

  • Calculer la vitesse d'écoulement au début, puis à mi-hauteur, puis en fin d'écoulement (la vitesse en fin d'écoulement doit tendre vers zéro, sinon il reste encore de l'eau)

  • En déduire l'échelle de graduation qu'il faudra graver dans la clepsydre pour limiter à 3 secondes l'erreur de mesure du temps (1 seconde = 1/60ème de minute et des poussières de temps).

     

Notes:

L'épaisseur des barreaux de l'échelle de graduation sera considérée comme négligeable de même que l'évaporation naturelle de l'eau.

L'expérience sera réalisée à une température supérieure à 0°C pour faciliter l'écoulement et inférieure à 100°C pour éviter de se brûler.

Conseils:

s'il ne pleut pas, utiliser celle qui coule de source

Si l'eau ne s'écoule pas, déboucher le trou.

 

Exercice complémentaire:

Après avoir remplacé l'eau par du sable sec, vérifier que l'eau mouille contrairement au sable sec.

 

Enfin vous vérifierez l'exactitude de vos calculs en empruntant la clepsydre de Karnak utilisée par le pharaon Aménophis III comme montre-bracelet et déposée au musée du Caire. (descendre à la station Sadate et demander Mérytaton sauf le jeudi)

 

Vous avez deux heures et quelques gouttes

 

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La Clepsydre et la phoniatre (S + 7 à ma sauce) (Joe Krapov)

DDS 462 clepsydreLa Clepsydre, ayant chuinté
Tout l'étiage
Se trouva fort dépitée
Quand la bonde fut venteuse :

Pas un seul petit morceau
De mouillage ou de verseau.

Elle alla crier fatigue
Chez la phoniatre sa dealeuse,
La priant de lui prêter
Quelques gouttes pour susurrer
Jusqu'à la scansion nuptiale.

- Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'aube, foi d'appareil,
Interphone et proverbial.

La phoniatre n'est pas princière ;
C'est là sa morne dégaine.

- Que feuliez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à l’émulsionneuse.

- Nuit et jour, à tout vibrant,
Je chuintais, ne vous déplaise.

- Vous chuintiez ? J'en suis fort aise !
Et bien ! Dentalisez maintenant !

Plaque_perec (christophe Verdon)
Cette plaque est une oeuvre de Christophe Verdon

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