27 mai 2017

Défi #457

Xylophage

 

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Essayez de bien creuser le sujet !

 

 

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Ont trouvé que c'était du gâteau

pas cons

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Venise ; Laura ; Joe Krapov ; Emma ; joye ;

bongopinot ; Pascal ; Walrus ;

 

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M'en fous, j'étais au courant (Walrus)

 

Trompé par son maquillage
J'ai mal estimé son âge.
Et lui ai fait compliment
De sa forme à cinquante ans.

Elle m'a traité de vieux chicon
Et là, j'ai eu l'air d'un con !

 

 

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La dernière pluie (Pascal)

 
La pluie tombait sans discontinuer. La grisaille du dehors, celle de notre bateau fendant une mer tout aussi grise, les aboiements sporadiques des cheminées crachant leur fumée décolorée, c’était l’ambiance de cette mission lointaine. Le blouson de mer gonflé par la pluie, les pontus* revenaient trempés de leur faction sur la passerelle. En tant que jeune mécano, le seul plaisir que j’avais d’aller au quart, c’était de ne pas me noyer sous toutes ces trombes d’eau. Pourtant, j’allais fumer la clope pour me sortir de la moiteur de la chaufferie et de la morosité du poste. Sur la plage arrière, le sol était glissant, l’air était humide, l’atmosphère collante ; l’écume du sillage était vaporeuse ; elle se mesurait aux nuages bas, le temps d’une compétition de brume…
Parfois, un coup de vent volage balayait le pont, et la pluie et l’eau de mer se mélangeaient dans des flaques irisées de sel ; l’eau pure et l’eau salée s’enroulaient d’amour sur ces improbables pistes de danse, comme des partenaires insatiables…

Accrochées au bastingage, comme des jeunes hirondelles farouches, des gouttes de pluie éphémères se balançaient sans avenir. Elles s’éclaboussaient les unes les autres au rythme soutenu de leur apparition ; en rafale, en essaim, en perdition, en conquête, en trombe, qu’elles soient grosses, petites, lourdes ou menues, elles venaient se rejoindre, s’enlacer et s’allonger sur les fils tendus. Entre deux nuages, toute leur transparence giclait à la lumière ; pendentifs en diamant, bracelets argentés, ou rivières de perles, n’importe quelle sirène aurait pu surgir des abysses pour cueillir ces bijoux…  
Chacune d’elles reflétait la mer comme si elle en avait l’entière possession, comme si elle n’en était qu’une infime partie mais, tout son ensemble, en même temps. Elles étaient les graines du sablier de la mer ; naître goutte de pluie, enfler ru, courir rivière, s’élargir fleuve, et retourner à la mer, la boucle était bouclée. A moins qu’elles n’en fussent les frissons, toutes les gouttes de pluie ressemblaient à la mer.
Peut-être que sur les fils de la rambarde, toutes ces larmes venaient s’écrire comme des notes de musique divine, en bémols, en dièses, en majeures, en soupirs ; peut-être que les sirènes apprenaient leurs chansons sur les gammes du bastingage des bateaux.
Moi, je secouais doucement les câbles de la balustrade pour qu’elles aillent naturellement vers leur destin. J’aurais été mal à l’aise de rencontrer une sirène ; au moindre de ses refrains, je serais devenu l’hôte assidu de ses profondeurs. Mais d’autres gouttes venaient se pendre inlassablement comme si l’aventure était irrésistible. C’était mes déductions intimes…

La fumée de ma clope perturbait toute cette grisaille environnante ; elle allait peindre des interstices fugaces, envelopper des paysages incertains, embarrasser tel nuage, embraser tel autre ou embrasser l’ombre fuyante du bateau, dans son aura bleutée.
A travers toute cette brouillasse de mauvais temps, tout n’était pas si moche, après tout. Jeune embarqué, j’étais l’importun voyeur traduisant les éléments, réceptionnant les événements, multipliant les sensations, imaginant d’autres sentiments, comme autant d’aventures intérieures. Ici, c’était le commencement du monde ; mon fier bateau naviguait au milieu de ce nulle part extraordinaire ; la signature de son sillage, aussi réel que fugace, en était l’illusoire certification.
Trempé, comme un des pontus de tout à l’heure, je faisais pourtant durer ma tige de huit comme quand on se sent bien dans un endroit, parce qu’il possède des bribes de réponses à nos questionnements existentiels ou, plutôt, celles qu’on apporte à nos réflexions, quand elles arrangent nos conclusions. Et la pluie mitraillait la mer, et les vagues les absorbaient, et les remous les engloutissaient ; cela n’en finissait jamais…

Tout à coup, un vieux chouf* cuistot vint dérégler toute la machinerie de mes cogitations spirituelles ! Il traînait une lourde poubelle comme le pénible boulet de son emploi du temps à bord ! Il a seulement râlé à cause de la pluie battante ; je ne sais même pas s’il m’a vu tant il regardait le pont pour ne pas glisser. Il ne comprenait rien aux flaques, à la lumière diffuse, aux paysages insaisissables !...  
A travers l’entonnoir d’évacuation, laborieusement, à cause du tangage, il a commencé à vider ses ordures par-dessus bord ; pour parfaire son travail, il tapait sa poubelle sur le rebord du radier. Au tempo du ramdam, ses épluchures s’allongeaient dans l’eau comme des guirlandes de fête ; elles s’entortillaient et se débattaient dans le sillage, et l’écume blanchâtre les ornait de subreptices bulles de mer. Un instant, elles flottaient, mues par cette insubmercibilité provisoire, puis elles coulaient doucement comme un leurre mollement agité par un pêcheur désabusé…

Une grosse goutte de pluie avait éteint ma brune ; quand je la rallumai, je soufflai ma fumée sur le triste paysage de cet éboueur des mers. C’est à ce moment que je vis distinctement la chevelure d’une sirène ondoyant entre deux eaux ! Avec tout son raffut, il les avait attirées ! Mais non, ce n’était pas le ressac du sillage ! Mais non, ce n’était pas la bave blanchâtre d’une vague affamée ! Mais non, ce n’était pas un reflet de houle drossée sous la coque ! J’ai jeté mon mégot. Hypnotisé, subjugué, conquis, je me suis approché du spectacle en me bouchant les oreilles. Elles savaient me captiver… Feignant d’ignorer tout des choses de la Mer, le vieux cuistot avait remballé sa poubelle ; il me regarda comme si j’arrivais d’une autre galaxie mais comme il n’était pas de la dernière pluie, il me dit : « Tu crois, toi, que les sirènes mangent les trognons et les feuilles blettes des endives ?... »

 

Les pontus : ceux qui travaillent sur le pont.

Chouf : Grade de Quartier-maître chef dans la Marine.

 

 

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Les perles du Nord par bongopinot

 
Je les appelle mes perles du nord
Elles sont fondantes ou croquantes
Elles se préparent sans effort
Mes petites endives ahurissantes

De novembre à mars je les déguste
En gratin ou bien en salade
Et son amertume atteste
De super goûts en escalade

Je les aime crue ou cuite
A la carbonara en soufflés
Depuis longtemps je suis séduite
Par ses plats chauds par ses entrées

Que je sois seul en famille ou entre amis
Avec elles je fais le plein de vitamines
De minéraux et ma digestion sourit
Et pour l’hiver fini la mauvaise mine

C’est pour cela qu’on la fête
Et on la met à l’honneur
D’une voix discrète
Pour un peu de bonne humeur

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Witloof Frommi Tuyau (joye)

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Participation d'Emma

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Et en même temps (Joe Krapov)

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- L’endive et le chicon ? s’emporta le commissaire Van In en reposant bruyamment ses couverts dans son assiette de carbonade entièrement vidée. Mais c’est n’importe quoi, ce que tu racontes-là, Guido !

L’endive et le chicon, c’est comme Istanbul et Constantinople ! Combien de kilomètres pour aller de Leningrad à Saint-Petersbourg ! Combien de temps faut-il pour aller de Lutèce à Paris ? De Lugdunum à Lyon ?

Endive et chicon, c’est étourneau et sansonnet ! C’est Bossuet et aigle de Meaux ! C’est aronde et hirondelle ! Krapoverie et déconnade ! Don Diego de La Vega et Zorro ! Docteur Jekyll et Mister Hyde ! Hermès et Mercure ! Aphrodite et Vénus ! Macron et Jupiter ! Bonnet blanc et blanc bonnet ! Jus vert et vert jus ! Chou vert et vert chou !

L’endive et le chicon ! Qu’on me saupoudre de mimolette râpée si je blasphème mais on tombe sur la tête, là, Guido ! C’est Isaac Newton et Gotlib ! Pourquoi les paquebots belges ont-ils trois cheminées ? Parce que les transatlantiques ! Le nonsense et l’absurde ! Dat is allemaal vijfenzeventig ! C’est échanger quatre trente sous pour un dollar ! Six of one and half a dozen of the other !

L’endive et le chicon ! Quelle différence entre une montagne ?

L’endive et chicon ! Le topinambour et la truffe du Canada ! Le bombyx du mûrier et le ver à soie !

L’endive et le chicon ! N’importe quoi et Port’nawak !

- Mais enfin, Pieter, protesta Hannelore, qu’est-ce que c’est que ces salades ? Il n’a jamais été question ni d’endives ni de chicons ? Guido te disait qu’il était allé aux Maldives faire un stage de chi kung ! Tu deviens de plus en plus sourd, ma parole ?

- Non, ce n’est pas ça, Hannelore, protesta Versavel. C’est juste qu’après trois Duvel et deux bouteilles de vin rouge il n’a plus tout son entendement !


- N’avoir plus son entendement et être sourd, c’est un peu pareil, non ? répondit-elle désolée en contemplant son conjoint qui avait entre-temps piqué du nez dans son assiette. Comme le tournesol et l’héliotrope ? Le haddock et l’églefin ?


- Le chicon et l’endive ?

N.B. Les trois personnages de ce sketch imbibé sont empruntés aux romans policiers de Pieter Aspe dont l’action se déroule en général à Bruges. Ou à Brugge ?

P.S. 1 Si vous allez un jour en voiture à Bruges (ou à Brugge ?) sachez que pour revenir à Lille il vous faudra prendre la direction de Rijsel. Lille et Rijsel, vous l’avez deviné, c’est comme l’endive et le chicon ! ;-)

P.S.2 Evidemment, tout ceci vous est transmis « From Rennes (From Condate ?) witloof » !

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Au Nord, c’étaient les chicons (Laura)


Au Nord, c’étaient les chicons
En salade ou en gratins
Au Sud, c’étaient les melons
De toutes les formes et couleurs

Au Nord, il y a plusieurs Nord :
Le Nord où je suis né, en Champagne
Et celui où j’ai été adopté : le département
Anobli en région Hauts de France

Au Sud, il y a plusieurs sud
Le Sud –Est où nous nous sommes aimés
Et le Sud-ouest où nous avons habité
Et le Maroc où on nous a accueillis

Au Nord, il y a le Nord du Nord
Et le Nord du Sud, qui commence à Lyon
Voire plus bas selon les sudistes
Pour lesquels je suis une nordiste

Au Sud de Lyon, il y a St Etienne
Snobé par les nordistes et les sudistes
Qui ne font qu’y passer, du Rhône
A la Loire puis la mer et ses plages

Au Nord, il y a de si belles places
Qu’on n’y sent pas la pluie
Qui ne tombe pas tant que ça
Moins que les sourires et la fête

Au sud, il y a le Maroc qui me manque
Ses fraises en toutes saisons qui sont des points
Rouges dans le bleu du ciel alors que les melons
Sont des boules jaunes, vertes et orange près du soleil.

Au Nord, c’étaient les chicons
En salade ou en gratins
Au Sud, c’était les melons
De toutes les formes et couleurs

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Participation de Venise


Un vent jeune et dynamique souffle dans la cuisine de mon grand père , cuistot dans l’ancien relais de poste d’ARLES , havre des toreros, il garde inchangé sa recette d’endives au Pastis qu’il servait à ELCORDOBAS, COCTEAU, HEMMINGWAY, PICASSO.

Une note orientale avec du sésame et de la coriandre cuites à sa façon dans un fond de Pastis.
Ce suprême d’endives était souvent accompagné d’un carré d’agneau avec sa gelée au Muscat de quoi vous faire tourner la tête !!.
A l’ombre des platanes, et du bosquet de peuplier dans ma maison natale je revois mon grand pére Cyprien fredonnant des chansons de Maurice chevalier , sous le regard goguenard de Monsieur Pagnol en personne .

Tiens pour  demain je mijote une soupe de favouilles avec des petits croutons d’ail si vous passez par ici faites comme les col verts qui se perdent en Provence posez-vous sur la terrasse je vous servirai le défi samedi arrosé d’un muscadet !!

 

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