25 mars 2017

Contrepèteries (Vegas sur sarthe)


“Dis, pourquoi les nouilles c'est si long?”
“Parce qu'elles arrivent à pied par la Chine”
“Tu déconnes!”
“J'déconne... c'est juste une contrepèterie”
“Dis, c'est quoi une contrepèterie?”
“C'est un jeu de mots où tu permutes des syllabes ou des lettres... comme dans Auberge de Vendée”
“L'auberge de Vendée? Celle des Sables d'Olonne où t'avais pas arrêté d'draguer la serveuse?”
“Oublie, c'est juste un exemple de contrepèterie”
“Dis sérieusement, alors pourquoi les nouilles c'est si long?”
“Parce que c'est des mille-pattes alimentaires”
“Beurk! Des mille-pattes alimentaires!”
“C'est comme les langoustines, t'es pas obligée de manger les pattes”
“Dis, tu t'ficherais pas un peu d'ma poire?”
“Non! Comment tu crois qu'on fait les nouilles sautées? On les met au bord du plat, on leur tend une carotte, de l'oignon et de l'ail et elles sautent grâce à leurs pattes!”
“Là, tu me mais farcher”
“Hein?”
“Tu me mais farcher”
“Et ça veut dire quoi?”
“Ben... c'est ma contrepèterie à moi”
“C'est pas drôle, ça veut rien dire”
“Ah bon?”
“Dis, c'est vrai que t'es vraiment nouille!!”

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Paysages de pâtes (Laura)

 

En Champagne, comme ailleurs je pense, mon paysage de pâtes d’enfant sage est constitué de cheveux d’ange et des pâtes en forme de lettres de l’alphabet, du vermicelle dans du lait et des coquillettes.

Lorsque j’ai quitté mes parents pour la première fois pour une chambre de bonne au sixième étage (sans ascenseur, toilettes sur le pas de la porte, pas de douche bien-sûr) à Paris, j’avais juste un butagaz (interdit) pour faire la cuisine, c’était assez rudimentaire. Faisais-je des pâtes ?

J’en ai cuit dans mon deuxième appartement car j’étais un peu mieux équipée : une cuisinière, un four. Je mettais des pâtes dans un plat, des œufs et du gruyère et je faisais gratiner le tout au four. Mon plat de Reims.

J’ai du manger des pâtes chez des copines (j’en avais peu) et chez des copains (j’en ai eu pas mal) mais je me souviens plus de ce qu’on buvait que de ce que l’on mangeait…

J’ai toujours eu des chéris cuisiniers, des hommes qui n’avaient pas besoin de femme pour s’occuper d’eux.

 

Avec mon mari, nous avons découvert les ravioles dans la Drôme où nous avons vécu et dans l’Isère voisine d’où elles sont originaires, je crois. Allez à Romans voire le paysage et manger des Ravioles. Je n’en trouve plus en paquets mais fraîches en plaque, elles sont très bonnes.

 

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18 mars 2017

Défi #447

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Al dente, surcuites ou bien en collier,
au sens général ou particulier,
chinoises, italiennes, japonaises,
allemandes, vietnamiennes ou françaises,
ou même à la crème d'andouille,

parlez-nous des Nouilles !

 

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Participation de Jaqlin

 

Toute petite enfant, quand j’entendais prononcer «  Montbazillac » par mon père, je savais qu’il y avait un évènement marquant à la clé. Je savais bien qu’il était question d’un vin. Qu’avait-il donc de si différent des autres, pour que mon père le prononçât avec un accent de pure délectation ?

Je ne crois pas qu’il fut jamais un grand connaisseur, ni un grand amateur, mais ce vin, moelleux  à souhait, convenait tout à fait à son palais essentiellement sensible aux pâtisseries et sucreries en tout genre.

Aucun évènement jugé important, aucune fête familiale n’échappait au partage d’un Montbazillac dont il surveillait scrupuleusement l’approvisionnement régulier.

J’ai eu droit, sûrement encore plus jeune que dans mon souvenir( !), au biscuit trempé dans un verre de  ce vin liquoreux à la robe mordorée.

J’y ai sans doute goûté trop jeune, j’apprécie guère le Montbazillac, je consens juste à sa consommation avec un bon foie gras.

 

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La Caisse de Monbazaillac (joye)

J’avais supporté du mieux que j’avais pu les mille injustices de Nanardo ; mais, quand il en vint à l’insulte, je jurai de me venger. Vous cependant, qui connaissez bien la nature de mon âme, vous ne supposerez pas que j’aie articulé une seule menace. À la longue, je devais être vengé ; c’était un point définitivement arrêté ; — mais la perfection même de ma résolution excluait toute idée de péril. Je devais non seulement punir, mais punir impunément. Une injure n’est pas redressée quand le châtiment atteint le redresseur ; elle n’est pas non plus redressée quand le vengeur n’a soin de se faire connaître à celui qui a commis l’injure.

Certes, ce Nanardo, ivrogne et goinfre, fut une cible facile, je vous le concède, volontiers. Toutefois, l’énormité de son crime méritait une correction sévère, une correction que seulement moi, sa victime, saurait réaliser, alors, je pris toutes les précautions : il ne soupçonnait rien. Je devins son meilleur ami, un camarade de la coupe, comme on disait. Et un beau jour après plein de nuits bourrées, je lui fis savoir que je venais de recevoir une superbe bouteille de Monbazillac.

Je me souviens de ses yeux quand je le lui racontai. Ils luisaient comme une flaque d’eau de vie versée sur un comptoir par un barman paresseux. La bave imperceptible montait à ses lèvres, et ses bajoues de porc rougeâtres tremblaient d’anticipation.

- Vous et moi, on se le goûtera ensemble, n’est-ce pas, Nanardo ? lui fis-je dans une voix moelleuse.

- Euh oui, oui, oui, il faudra se le goûter, très certainement, bredouilla-t-il.

- Mais vous, vous êtes déjà éméché, Nanardo, ce serait peut-être une erreur de boire ce vin exquis quand vous ne savez pas l’apprécier. Revenez demain, à jeun, et puis on se fera des gâteries…

Le feu s’éteint immédiatement dans ses yeux de porc. Mais il me connaissait assez pour savoir que j’étais formel. Alors, le lendemain, il revint, tellement sobre que je le regrettais presque. Malheureusement, sa cohérence était fondamentale à sa punition. Alors, j’étouffai ce petit lancement moral. J’aurais ma vengeance…

Le lendemain, il parut à l’heure convenue. Je l’invitai à s’asseoir. Je notai qu’il le fit difficilement. Je savais qu’il voulait vraiment m’arracher la bouteille afin de la porter à sa bouche et la vider d’un trait. Je vis, non sans plaisir, ses mains qui tremblaient d’envie. Il avait raison. Un bon verre de Monbazillac, douce comme une demoiselle timide, est un des plus grands plaisirs de la vie, mais pas plus que celui dont joui un vengeur.

Je pris pitié sur mon compagnon, et je lui versai un petit verre, de taille correcte, afin qu’il ne se doute de rien.

Il le prit et attendait que je remplisse mon propre verre. Je refusai. « Non, non, mon ami, cette dégustation est pour vous et pour vous seul. Je me retins simplement le plaisir de vous contempler en train de boire. »

Tout comme prévu, il le but avidement et tendit son verre pour en reprendre. Je me demandais s’il l’avait même goûté dans sa hâte.

Et puis, son visage me dit que ses papilles sevrées ne le trompaient pas.

- Comment est-ce que vous le trouvez, cher ami ? lui murmurai-je ?

- Euh, à vrai dire, eh ben…

- Eh ben ?

-Eh ben, votre Monbazaillac, j’hésite à vous le dire, cher ami, mais votre Monbazillac, euh…ça a un sacré goût d’urine.

- Un goût d’urine ?

-  Bah oui, d’urine…mais sucré, quoi.

- Ah. D’urine ! Mais parfaitement, mon ami ! C’est normal !

- Normal ? Comment ça, normal ?

- Bah, vous savez bien, cher Nanardo, vous avez dû oublier…vous savez bien que je suis diabétique.

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Participation de Venise


L’autre jour , je me suis levée , j’ai saisi une flûte enchantée

J’y ai déposé  une cuillère à café de pétale de rose  et deux dés à coudre de monbazillac et je suis partie .

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Mais suis-je assez loin  de cette potion magique ?
Suis-je assez loin pour qu’il me cherche sans fin  ?

Là bas il y avait trop de miroirs , qui me souriaient indéfiniment .

Atterrir sur cette terre un verre de monbazillac à la main n’est pas facile .
Mais c’est le sort que je lui réserve .
Parfois j’essaie de me persuader que je me suis trompée d’époque

C’était pas comme ça que j’avais rêvé ma vie .
Il arrivera j’en suis convaincue  nu de la voix lactée ivre des arôme de ce vin
Parlant de l’été qui ne viendra pas , de ces vignobles généreux qui courbent leur chevelure dorée dès le passage de la rosée .

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Mais on ne quitte pas un enfant me dit la pluie
Décidément tu n’y comprends rien répéta le vent dans les branches des peupliers .
Reviens alors qu’il en est encore temps bois ce verre de Monballizac et cours lui murmurer ton amour fille ingrate .!!

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À la vôtre par bongopinot


Après quelques mois de repos
Bientôt la vigne va s’éveiller
Et suivre gentiment son tempo
Pour tous nous émerveiller

Salon des vins, de la cuisine élaborée
Pour les amoureux de la table
Rencontre avec des gens passionnés
Pour un temps bien agréable

Une fête, un anniversaire
En famille ou entre amis
Un verre rend moins austère
Et nous offre un doux répit

On se réunit autour d’un verre
Pour un moment de convivialité
Avec bien sûr le sang de la terre
Tous installés à la terrasse d’un café

Un petit verre de monbazillac
Après une balade autour d’un lac
A la fin de la soirée un cognac
Allongé dans son hamac

Et pourquoi pas un petit pineau
En admirant le paysage
L’herbe verte et les moineaux
Qui sont toujours de bons présages

Après quelques mois de repos
En avril la vigne va s’éveiller
Et suivre gentiment son tempo
Pour que l’on puisse l’admirer

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Participation de JAK

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Ah, Paris ! (Walrus)

 

Lorsque j'étais en rhétorique (c'est à ce genre d'expression qu'on comprend que mon âge est déjà bien avancé), j'ai participé à un concours organisé par une fondation de défense (et illustration) de la langue française et, bien sûr, j'ai figuré parmi les lauréats, ce qui prouve que j'écrivais vachement mieux alors qu'aujourd'hui.

Le prix consistait en un séjour d'une semaine à Paris.

Comme la chose avait été organisée entre des Belges et des Français, il y avait forcément eu un twist linguistique quelque part et les Français chargés de nous recevoir et de nous piloter et qui s'attendaient à voir débarquer un groupe de profs de français sont tombés sur une bande d'ados ce qui n'a pas manqué de les surprendre.

Mais tout était déjà (parfaitement je dois le souligner) organisé et nous avons eu droit à la totale, je cite dans le désordre et en en omettant beaucoup : le musée de l'Homme, le palais de la découverte, le planétarium, la tour Eiffel, Henri IV de Pirandello au TNP de Vilar encore logé à l'époque dans le Palais de Chaillot, les installations du Figaro (bélinographe, linotype, marbre, rotatives), le musée Grévin, les Archives nationales, les toits de Notre-Dame, les usines Renault encore sur leur île Seguin à Boulogne-Billancourt, Henri Tisot imitant de Gaulle dans l'autocirculation au Caveau de la République, du théâtre avant-gardiste dans un bistro rive gauche, des chansonniers, la cafeteria du Lido, des lentilles (les premières de ma vie) au restaurant universitaire, le Louvre (désert), Claude Luter à la Huchette, les flics avec mitraillette (déjà) sur les quais du dernier métro à Levallois (nous logions à la Maison des Jeunes de Courbevoie), le Sacré-cœur et son funiculaire, le Clairon des Chasseurs de la place du Tertre...

Et le Monbazillac dans tout cela? M'apostropherez-vous brutalement...

Sur le zinc d'un bistro de Versailles, en descendant de la plate-forme arrière d'un autobus brinquebalant (vous savez avec le contrôleur et sa chaîne avec poignée pour chasse d'eau...), avant la galerie des glaces, la chambre du Roi et les grandes eaux (les fallait bien pour éliminer le sucre...)

 

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