26 novembre 2016

Défi #431

Et si vous vous laissiez inspirer

par cette photo !

Faire la roue

 

A tout bientôt les ami(e)s

à samedidefi@gmail.com

 

 

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Tout s'entrechoque (petitmoulin)


Tout s'entrechoque
En sourdine
Rumeur de lâche faiblesse
Écho lancinant du regret
Pétri dans la glaise
Béance de la mémoire
Où s'abîment la défaite
Et la passion déchue

Muse captive
De l'ombre rivale
Sur quel mur de froide
Solitude
Poses-tu ton regard ?

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Le penseur de Rodin par bongopinot

bo


Le penseur de Rodin
Mais à quoi pense t-il ?
Il pense à son jardin
Et à des choses plus subtiles

À la porte de l’enfer
À la souffrance au désespoir
Au centre de l’univers
À la montagne du purgatoire

 Mais aussi à des choses plus futiles
Il se demande s’il pleuvra demain
Si ce monde lui sera hostile
S’il y aura des embuches sur son chemin

Et il rêve à des choses plus drôles
À une divine comédie
Où il aura le beau rôle
Il imagine une parodie

Il se voit en Italie
Il sent le parfum d’une rose
Il évoque Meudon et Paris
Mais son bronze semble morose


Il se souvient des poètes
Il regarde passer la vie
Il n’est pas toujours à la fête
Assis sur nos soucis

Il pense aux tempêtes
Aux misères et aux guerres
Sans tambour ni trompette
Mais que peut-il bien y faire

Tous les jours il nous contemple
Son menton appuyé sur sa main
Et tout son intérieur tremble
Sa peine n’a pas de freins

Il juge sans ombrage
Que l’égalité n’est plus de service
Que la fraternité pointe au chômage
Il ressent toute l'injustice


Il s’interroge encore et toujours
Depuis longtemps et pour longtemps
Penseur poète mystère de nos jours
Par tous les temps par tous les vents

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A quoi penses-tu ? (Laura)

 
« A quoi penses-tu ? »  Te demande-je  souvent
« A rien, me réponds-tu, je savoure cet instant. »
Comme je t’envie cette capacité de vivre au présent
Alors que tu  es mon homme-machine à lire mes pensées
 
Comme j’aimerais arrêter de penser à ce que je dois faire,
A ce que m’a dit untel  et auquel je n’ai pas eu le réflexe
De dire la bonne réponse alors ça mouline, mouline à perpétuité
Là -haut et pendant ce temps, il passe sans pouvoir le rattraper
 
« A quoi pense t-il cet homme sublimement sculpté par Rodin ?
Cette œuvre vue il y a peu sous le ciel de son musée parisien
Ce musée fermé, rénové avec talent et rouvert pour notre plaisir
Plaisir de la pensée pure incarnée dans le bronze d’un homme-désir
 
Comme j’aimerais saisir cet instant de pure jouissance du regard
Le toucher est interdit mais mes doigts brûlent de suivre  les courbes
De cet homme-art, à la suite  de Puget, célébré  comme un phare
Par Baudelaire à voir avec Wilde dans des expositions passionnantes
 

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Pense-bête (par joye)

je crois bien

Paris : Coucou, Cousin, tout va bien ?

Cleveland : Bah oui, ici, c’est le pied, quoi.

Paris : Toujours rancunier ?

Cleveland : Moi, rancunier ? Quelle idée !!

Paris : As-tu jamais su ce qui t’est arrivé ?

Cleveland : Eh ben, oui, hein, j’étais là ! C’était un groupe de terroristes.

Paris : Ah oui, ces salauds du Daech, hein ?

Cleveland : Ben non, banane, c’était en 1970 déjà.

Paris : En 1970 ?!? Mais qu’est-ce qu’on protestait à cette époque-là ?

Cleveland : Tu as toujours été nullos en histoire. La guerre en Viêt-Nam…

Paris : Viêt-Quoi ?  Ah, oui…Indochine…

Cleveland : Nan, idjot, Indochine est ton groupe de rock préféré.

Paris : Ah oui, j’ai oublié. Bon, ben, pourquoi ne l’a-t-on pas opéré ?

Cleveland : Ils disent que c’est pour commémorer le fait historique. Perso, je pense…

Paris : …tu penses quoi ?

Cleveland : Qu’ils ne voulaient pas dépenser le fric.

Paris : Ah, j’imagine bien. Après tout, c’était avant l’Obamacare.

Cleveland : Eh oui. C’mec, il va nous manquer.

Paris : Je pense bien.

Penseur de Rodin de Cleveland, altéré par une bombe artisanale le 24 mars 1970

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Vraiment pas raffiné ! (Joe Krapov)

PR 107 ans 2


PR Sculpteur


penseur-rodin-toilettes

Mettre un cautère sur une jambe de bois, c'est un peu comme panser un rondin !

PR jeu d'échecs

- Je ne me rappelle plus. C'est à lui ou c'est à moi de jouer ?
- Je ne me souviens plus. J'ai les blancs ou les noirs ?

PR occupé 2

- Jamais moyen d'être tranquille, par ici !

PR occupé 3

 - S'il frappe encore une troisième fois, ça va ch...

PR piaf

 A tous les oiseaux de passage qui me demandent 
ce que je fais là je réponds : "Je médite, piaf !".

Photos empruntées sur le web et détournées par mes soins.

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Participation de Thérèse


Aujourd'hui me vient encore cette drôle d'impression, comme une certitude, l'intime conviction

- que nous sommes de purs esprits enfermés dans des corps
- que seul compte l'esprit
- que le corps, simple véhicule, n'a aucune espèce d'importance
- que nos esprits se retrouvent en un seul, à la fin de nos vies terrestres
- que nous avons perdu la mémoire de nos origines...

Peut-être la retrouvons-nous au moment de partir...

Je laissais mon esprit divaguer au hasard et le pourquoi de la vie s’est immiscé de nouveau.
C’est un peu comme le bouchon d’un pêcheur qui s’amuse avec l’onde, à disparaître et revenir dans une autre échelle d’espace-temps, comme la ficelle d’un cerf-volant qu’on cherche à retenir, à rattraper, et qui s’échappe, glisse de ta main.
C’est comme si mon esprit cherchait à s’ouvrir sur une vérité, comme une inconnue oubliée que je devrais connaître, la sensation viscérale d’une chose importante qui nous concerne tous, la certitude de quelque chose d’incommensurable, de tellement grand qu’il ne peut être contenu dans un seul esprit humain sans doute.
Peut-être avons-nous en chacun de nous une parcelle de ce savoir oublié, qui rejoint une mémoire collective, un peu comme les fourmis, et qui tente de ressurgir par intermittence.
Une entité ?...  
Je crois que nous sommes un seul et même esprit éparpillé à travers l’Univers.

Ça peut paraître prétentieux mais je crois que nous sommes Dieu..
Ce dieu que nous nous plaisons à affubler de tous les noms,
ce dieu pour qui tant d’innocents sont mutilés ou sacrifiés sur un autel imbécile,
ce dieu que nous invoquons ou que nous renions tour à tour selon nos humeurs.

Et nous reviennent, par bribes, des morceaux de cette mémoire collective à mesure que s’ouvre notre esprit, comme des rais de soleil qui cherchent à trouer des nuages obscurs.

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Le Musée Rodin (Pascal)


« Bonjour mesdames et messieurs, bienvenue au Musée Rodin… A votre droite, vous pouvez découvrir le Penseur… »

« Germaine, viens voir !... Y a le Penseur de Machin ! Oui, de Rodin !… ‘Tain, quand il coule un bronze, le père Rodin, c’est pas pour de rire ! Son œuvre, c’est tout musclé, tout veiné, tout membru ! L’avait mangé quoi, l’artiste ? Du lion ?... S’il voit les penseurs comme cela, je ne m’imagine même pas ses athlètes !... Pas un ne rentrerait dans son moule !... Représenté sur son trône, l’a fière allure, le penseur !... Il est quoi ?... Du bide à tifs ?  Mais non, c’est une statue, il n’a pas de poils sur le ventre… Du-bi-ta-tif ?!... Si tu veux… A quoi il pense ?... Ben, quelle question ! Regarde ! Y pas de PQ autour de lui ! L’a omis le détail, le concepteur des cagoinces !... Eh ben, il n’est pas dans la merde !… Ha, ha !... La boucle est bouclée !... Maintenant, ce sont les pigeons qui lui chient dessus !... Moi, tous les matins, je fais le penseur !... Quoi ?... Comment ?... On s’en fout ?!... J’encombre ?!...Dis, Germaine, t’as payé combien pour voir cette… connerie… ?... »  

… Cet homme robuste, qui pourrait tenir le monde à bout de bras, reste bizarrement  prostré dans cette position attentiste. C’est comme si la somme de ses muscles saillants ne pouvaient pas répondre à tous ses questionnements, comme s’ils étaient complètement inutiles, réduits à l’impuissance, dans cette posture de méditation. Ce chef-d’oeuvre dantesque, je pense qu’il est là, en équilibre instable, entre brutalité et délicatesse, entre virilité et complaisance. Quand la vigueur est vaine, quand l’intelligence doit prendre le pas sur la force brutale, le corps rend les armes au profit de la réflexion. La saine dualité entre le corps et l’âme est la fabrique de l’Intelligence…  

« Papa, papa !... Il est tout nu, le monsieur !... »

… Cette sublime nudité lui procure l’intemporalité. Nul costume, nul chapeau, nulle cape, ne l’emprisonne dans un siècle éteint. Nulle extravagance d’apparence ne perturbe le visiteur qui pourrait se défiler dans des fanfreluches vestimentaires. Admettez ce mal-être. Sa pensée devient la nôtre, ses réflexions deviennent les nôtres, son ankylose nous pèse ; entre nous, ne sentez-vous pas une relation s’instaurer, presque intime, à cause de cette nudité dérangeante ? Ne vous sentez-vous pas connectés avec ce personnage énigmatique ?... Ce penseur, c’est nous. Il est notre reflet réfléchissant, l’écho des sujets insolubles qui gravitent pendant nos méditations ; il fouille dans notre propre pensée ; je crois que c’est lui qui nous visite…   

« En tout cas, il est plus baraqué que toi, ce bonhomme ! Et en plus, il pense !... Deux bonnes raisons pour dire que ce n’est certainement pas toi qui as servi de modèle… »

… Cet homme, sur sa bande d’arrêt d’urgence, mesure le passé et l’avenir dans ce présent d’éternité ; il est comme un petit oiseau posé sur une branche, attendant un autre froissement d’aile, un autre coup de vent, une autre chanson d’oiseau pour s’enfuir. Cet être d’airain qui pense, offre à la statue une condition humaine et nous ne voyons plus un édifice, une œuvre, une sculpture, non : dans nos esprits, nous l’enfantons comme notre contemporain. Mieux : une projection, le prolongement de nous-mêmes. Il est un arrêt sur image, une sensation posée devant notre curiosité, une allégorie questionneuse, un paradoxe évident, où le poids du métal, sa froidure, en contradiction avec la légèreté de sa pensée brûlante nous déstabilise un peu plus…  

« Parlons-en du poids du bronze !... Si ce n’était pas malheureux de gâcher du bon métal pour le couler dans des pseudo-œuvres contemporaines !... A cette époque, il devait bien y avoir autre chose à faire, avec ce métal ! Pourquoi pas des canons ?!... Il arrivaient, les boches ; on n’était pas loin de la guerre de quatorze !... »

« Il est comme toi quand tu attends que j’ai fini de repasser ta chemise ! Je me demande à quoi tu penses ?!... »

… Rodin, pour créer son Dante, s’est largement inspiré d’« Ugolin » de Jean-Baptiste Carpeaux et de Laurent de Médicis, sculpté par Michel-Ange. Pendant cette posture attentiste, on admire la finesse des détails, l’imposante musculature déployée et l’inutilité de cette force par opposition à cette attitude. Donner du mouvement à une statue, c’est un art mais lui offrir la pensée, c’est du génie. Pendant la Comédie, devant la Porte, il est Dante observant les neuf cercles de l’Enfer, décidé à transcender sa souffrance par la Poésie. Ici-bas, réfléchir à sa condition, c’est apprivoiser le diable, c’est continuer de soupirer pour survivre à son hypocrite existence…  

« Mon Amour, penses-tu à moi quand l’endormissement accapare tes rêves ? Vois-tu les ricochets de mes sourires comme les cercles concentriques du Paradis de Dante ? Est-ce que tes sentiments illuminent la force de ton allant ?  Quand je suis près de toi, est-ce que je suis plus forte que tes préoccupations les plus souterraines ? Mon Amour, vois-tu dans mes pensées ?... »

« A force de se geler les fesses, le Dante,  il va attraper des hémorroïdes… »

« Il est dix-huit heures… Mesdames, messieurs, le Musée Rodin ferme ses portes. Réouverture demain à neuf heures…

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Miracle de la pensée recyclée (EnlumériA)

 

D’après vous, quel rapport y a-t-il entre Michel Delpech et un singe en batiste virevoltant de neurone en synapse jusqu’à ce que sommeil s’en suive… Ou pas. Quelle alliance peut bien se nouer entre un Saint Jean-Baptiste buvant chez Lorette et le quintet Cinq Jean bassistes interprétant Quand j’étais chanteur sous les fenêtres de Marianne — Dieu ! Qu’elle était jolie ! — accompagné d’une armée de douze singes de retour de l’île de Whight et pis et pis…

Du coup, je ne sais plus à quoi je pensais, moi. Ah oui ! J’étais au lit à cultiver une insomnie carabinée et une sourde envie de…

Maintenant que j’y pense, c’est ballot pour un insomniaque d’avoir sa chambre à l’étage et les toilettes au rez-de-chaussée. Quelle poisse ! Le temps d’arriver en bas, l’envie sera passée, le sommeil revenu et Michel Delpech ma foi…

Le temps de remonter, pensif et somnolent, et le manège reprendrait dans cette stupide caboche qui me tenait lieu de capharnaüm à pensées et de réserve à phrases toutes fêtes et lieux communs dignes des transports du même nom.

Autant rester assis tranquillement sur le trône, songeur, à faire mes gammes et à attendre le…

Ah ! Voilà que ça vient ; ponctué par un puissant bâillement et un vent… capricieux.  

Mais maintenant que j’y pense…

Reste-t-il du papier-toilette ?

Penses-tu !

 

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