« A quoi penses-tu ? »  Te demande-je  souvent
« A rien, me réponds-tu, je savoure cet instant. »
Comme je t’envie cette capacité de vivre au présent
Alors que tu  es mon homme-machine à lire mes pensées
 
Comme j’aimerais arrêter de penser à ce que je dois faire,
A ce que m’a dit untel  et auquel je n’ai pas eu le réflexe
De dire la bonne réponse alors ça mouline, mouline à perpétuité
Là -haut et pendant ce temps, il passe sans pouvoir le rattraper
 
« A quoi pense t-il cet homme sublimement sculpté par Rodin ?
Cette œuvre vue il y a peu sous le ciel de son musée parisien
Ce musée fermé, rénové avec talent et rouvert pour notre plaisir
Plaisir de la pensée pure incarnée dans le bronze d’un homme-désir
 
Comme j’aimerais saisir cet instant de pure jouissance du regard
Le toucher est interdit mais mes doigts brûlent de suivre  les courbes
De cet homme-art, à la suite  de Puget, célébré  comme un phare
Par Baudelaire à voir avec Wilde dans des expositions passionnantes