24 septembre 2016

Défi #422

S'échapper !

 

S'échapper

 

Ne vous perdez pas quand même !

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com

 

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Un long chemin par bongopinot


Tu n’as plus beaucoup d’espoir ici
Tu sais qu’il vaut mieux fuir ailleurs
Avancer pour faire reculer ta peur
Trouver un endroit entrevoir une éclaircie

Alors tu quittes ton pays en décadence
Sans te retourner sans même un adieu
Puisque la fortune sourit aux audacieux
Tu dois tout tenter et saisir ta chance

Et te voilà seul sur la route de l’exil
Tu cultives ton optimisme à chaque difficulté
Tes petites victoires sont les kilomètres effectués
Tu avances en douceur dans ce monde hostile

Pour que ta vie prenne un autre tournant
Tu oses et tu te confies au hasard
Tu crois en ta bonne étoile de veinard
Tu sais que ta vie ne sera plus comme avant

Et te voilà arrivé dans un pays d’accueil
Les squats dans des entrepôts désaffectés
Est-ce le prix à payer pour un peu de liberté
Toi qui rêvais d’être accepté qu’il est dur le réveil

Mais tu ne baisses pas les bras
Tu tapes aux portes tu crois en toi
Et un jour une main se tend tu trouves un toit
La chance était là et tu as su la saisir ce jour-là

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L’audace et la lune (Alain André)

 

Jacques SEGALA lors d’une interview : « Si t’as pas ta Rolex à 40 ans, t’as raté ta vie ! » » J’ai une Seiko et une Festina et j’ai 70 balais ! Ça marche pas, M’sieur Ségala ? »  Non ? j’suis sans doute pas assez audacieux ! Je suis con comme la lune ?
Parce que j’ai peut-être raté ma vie, mais je ne  suis pas aussi méprisant envers les ceusses qui n’ont pas pu se payer un costard à 1200 euros comme le jeune Macron ! Ben, pas assez audacieux, c’est sûr ! Tiens, il y en a qui ont vendu leurs potes, voire même père et mère pour bouffer dans la gamelle, ils te marchent sur les arpions et ils te disent même pas pardon : « Qu’est-ce que tu branles sur mon parcours, toi le sans dents ? »  Ben, c’est sûr que si t’es ambitieux vaut mieux avoir de l’audace, hein ? Pour faire fortune, c’est déjà pas facile, et puis, faut pas hésiter à leur écraser la tronche, aux pauvres !
Ce qui m’a inspiré ce petit texte que j’ai mis vite fait en musique :
  

Je n’ai pas de Rolex, je suis con comme la lune
Je n’ai pas su trouver,  les chemins d’la fortune
J’ai pourtant bourlingué ! Mais je suis dans la lune !
Parce qu’en vérité, moi je viens de la lune

Pas de mars ou Vénus ou  d’la cuisse à Jupiter
J’n’ai pas su résister aux appels des belles brunes

Elles m’ont tout pompé, je retourne sur la lune
Je n’ai pas eu d’audace,  pour gagner de la thune

J’ai pourtant bien aimé, vivre sans une thune
Je n’aurais pas troqué tout cela pour une fortune


Bah, ce n’est pas tout à fait vrai, il y avait aussi des blondes dans le lot !

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Grandes vacances (Thérèse)


Bien souvent, pendant le mois d'août, nous partions en vacances à la mer pendant une semaine ou deux. Maman avait déplié ses cartes routières et, patiemment, avait étudié tout le parcours jusqu'au terrain de camping choisi pour l'occasion. Après le fastidieux et délicat chargement des bagages dans le coffre de la voiture, Papa se mettait au volant pour toute la durée du trajet tandis que Maman surveillait avec attention le bon déroulement de l'itinéraire sur le plan qu'elle avait soigneusement détaillé en différentes étapes. A cette époque on ne connaissait pas encore le GPS...


Une fois arrivés à destination, et malgré la fatigue du voyage, on ne pouvait pas échapper à l'inévitable corvée de l'implantation de notre tente. Et ce n'est qu'après l'installation de tous nos bagages dans notre nouveau domicile que nous pouvions prétendre à partir explorer le bord de mer.


Nous allions alors à la découverte de notre nouveau territoire, ramassant de-ci, de-là, des joyaux abandonnés par le ressac. En effet, mon plus grand plaisir était de parcourir la plage pour trouver les plus beaux coquillages, les plus rares dans leur forme ou leur couleur. Bien souvent, les vagues dévoilaient aussi de drôles cailloux qu'elles avaient polis et façonnés au fil du temps et c'était pour moi comme des bijoux dignes de rentrer dans ma collection de trésors inestimables. De temps en temps, l'un d'entre eux, éclaboussé de soleil, aimantait mon regard, et c'était comme une pépite d'argent qui miroitait dans l'eau. Au hasard de nos promenades, on trouvait parfois de longues plumes noires et blanches oubliées par des mouettes.


Quand nos parents commençaient leurs achats de cartes postales pour envoyer aux amis, j'en choisissais toujours une en plus pour la rajouter à ma collection. C'était bien souvent un coucher de soleil flamboyant ou une envolée de goélands sur fond d'océan.


Quand on revenait à la maison, on étalait tous nos trésors sur la table de la cuisine et on triait nos trouvailles, des étoiles dans les yeux. Ma soeur mettait de côté les coquillages qu'elle assemblerait par la suite en collages minutieux pour en faire des paysages japonais, des sculptures aériennes ou des danseuses orientales. Certains d'entre eux décoreraient des boîtes en carton, les transformant en écrins à bijoux des mille et une nuits.
Quant à moi, je n'étais pas aussi experte qu'elle pour assembler, coller et vernir. Aussi, tout simplement, au fil des années de ma tendre enfance s'est accumulé un trésor dans un coffret que je garde jalousement dans ma chambre.


Quelquefois, j'ouvre celui-ci pour reconsidérer mes si lointaines années ; je caresse les galets, je recompte les coquillages, je compulse les cartes postales, je redécouvre les fleurs séchées et je fais un saut dans le passé. Je revois la si belle Côte d'Opale, Merlimont, Fortmahon, la Bretagne extraordinaire avec ses îles et ses côtes sauvages, Bréhat, la Baie des Trépassés, les rochers roses de Ploumanac'h ;  je revois Noirmoutier et Saint-Jean de Monts ; et puis la Corse, cette île aux mille merveilles, de Calvi à Bastia en passant par Ajaccio, Sartène et Porto Vecchio, cette île qui, depuis, est toujours restée dans mon coeur.
Alors je vois la mer caresser la grève de ses vagues, alors je sens le soleil me réchauffer le corps de ses rayons, alors j'entends les mouettes crier dans le vent, et me vient aux lèvres comme un goût salé.

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La chance sourit aux audacieux (Walrus)

 

C'est le genre de commentaire que peut faire celui qui vient de franchir d'un bond décidé l'ouverture béante du gouffre.

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Mais que disent ceux qui s'écrasent lamentablement au fond ?

 

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La plainte du gentleman par joye

La plainte du gentleman

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Famille Thénardier, je vous hais ! (Joe Krapov)

Ils continuent de ne pas s'embêter, à l'Université de Rennes 3 ! L'équipe de chercheurs un brin farfelus formée par le Pr Isaure Chassériau et les trois frères Park (Luna, Jurassic et Central) envoie toujours dans le passé son véhicule-robot baptisé Tornado afin d'en ramener des trésors (?) non parvenus jusqu'à nous. Il en est ainsi du poème ci-dessous, un  pastiche de Victor Hugo écrit par André Gide et que l'auteur a sans doute jugé bon de déchirer un peu avant de recevoir le prix Nobel de littérature en 1947. Remercions l'Université de Rennes 3 d'avoir récupéré ce document très intéressant pour l'histoire littéraire du XXe siècle.

FAMILLE THENARDIER, JE VOUS HAIS ! (un poème retrouvé d’André Gide)

AEV 16-17-02 dubout5

Si tu veux foutre le bordel
Au nouvel an chez ta belle-doche
Tu débarques en porte-jarretelles
En brandissant un tournebroche
Garni de blanches tourterelles !

Surtout, n’fais pas dans la dentelle,
Au nouvel an chez ta belle-doche !
Vas-y déguisé en poubelle
Avec des restes de cantoche
Dans ta chevelure poivre et sel ! 

AEV 1617-02 5176981

Comme Lady Gaga l’infidèle
Tu te recouvres de bidoche,
Tu joues au vieux Polichinelle
Et tu accroches en haut de l’échelle
Les plus turbulents des mioches moches
De ta belle-sœur Isabelle.

C’est fastoche de faire un festoche
De mauvais goût un peu cruel !
Je sais d’infâmes ritournelles
Extraites des « Fiancés de Loches »

Du genr’ « Le chat d’la mère Michel
Mixé dans la pâte à brioche » !

 A la petite Pimprenelle
Tu confisques sa vieille totoche,
Tu la lui caches dans l’eau d’vaisselle
Et à sa grande sœur, la gazelle
Qui crèche rue du Maréchal Foch,
Pendant qu’elle touille son vermicelle
Tu lui roules deux ou trois galoches !

AEV 1617-02 dubout6

Si tu veux foutre le bordel
Au nouvel an chez ta belle-doche
Tu viens avec la varicelle,
Avec la peau qui s’effiloche !
J’ai un pote qui boss’ dans l’cinoche,
Il connaît toutes les ficelles
Du maquillage gore qu’on s’accroche
Pour faire trembler les jouvencelles !

 Si t’es du genre intellectuel
Tu viens avec Aldo Ripoche !
Il jouera sur son violoncelle
Le « Concerto pour la main gauche »
Du dénommé Maurice Ravel
Ou de frondeuses tarentelles
Composées par Gérard Filoche :
Y’a pas plus chiant comme saltarelle ! 

AEV 1617-02 albert-dubout-le-prince-des-humoristes-7-m

Si ta famille, par les bretelles,
T’envoie ramasser une gamelle
Sur le pavé de la place Hoche
Tu as gagné ! C’est dans la poche !
Tu ne paieras plus la gabelle
De cette sinistre bamboche :
Tu ne fais plus partie des proches !

Et l’année prochaine, à Noël
Moët et Chandon plein la valoche,
Caviar de Russie à la pelle,
Tu pourras te taper la cloche
Sans te farcir les sales caboches
De ces messieurs et demoiselles !


Tu pourras te faire un cinoche,
Mireille Darc dans « La grande sauterelle »,
Un film avec Juliette Binoche,
Un vieux polar avec Bébel
Ou rester devant ta téloche
En te gavant de caramel !

AEV 1617-02 62d7064d

Famille, je vous Gargamelle !
Vous ne méritez que taloches,
Horions et coups de manivelle !

Et je signe, sans anicroche :
Gavroche, rebelle de la Bastoche.

 

 

Les illustrations sont d'Albert Dubout et empruntées ici et là sur le web. Merci à l'artiste et aux généreux partageurs.

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AUDACE FORTUNA JUVAT (JAK)

AUDACE FORTUNA JUVAT   ?????

 

 

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La fortune sourit aux audacieux, la fameuse formule latine, Il est vrai que si l’on tente tout, on aura plus de chance d’arriver à obtenir un résultat.
Combien de fois n’a –t-on entendu dire : je n’ai pas de chance je n’ai jamais gagné au jeu, oubliant de rajouter’ je n’ai jamais rien tenté.’
L’audace, la hardiesse, ne sont pas non plus, toujours des garanties de réussite. Cependant alliées à la persévérance, sûrement elles donnent leur fruit : la réussite
Tel le cas des chercheurs, qui a défaut de devenir fortunés, obtiennent des résultats probants, qui eux vont bénéficier à tout le monde.
Dans la mythologie grecque on trouve des héros entreprenants qui n’ont pas eu toujours du succès
La tentative courageuse de voler pour échapper du labyrinthe, a coûté cher à Icare …. On sait tous ce qui lui est arrivé.
Et celui-ci un peu plus récent….
Né dans un milieu bourgeois, son père procureur, la voie était tracée : Il deviendra sûrement un excellent magistrat. Son tempérament est impétueux, sa fougue oratoire l’emmène dans toutes les audaces.
De l’audace, de la résolution il en a, et pour vaincre, faisant front il dit :
« Il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France sera sauvée ! »,
Mais l’infortuné périt sur l’échafaud le 16 germinal an II, Il s’appelait Danton.
 
AUDACE FORTUNA JUVAT  un vaste sujet hypothétique qu’il nous faudrait étudier, et si le mot fortune veut dire possession, la phrase de Confucius me convient tout à fait
« Un homme heureux est un homme qui se contente de peu (Chinois, Confucius) »
 
Mais j'en vois rétorquer, si personne n'avait avancé dans la vie, on en serait encore à la bougie !
Oui, mais étant donné le désastre où nous en sommes, nous les humains, je me pose des questions !
Oui, je n'aurais pas d'ordinateur, pour communiquer avec vous,
Oui je serais peut-être sous mon pommier en train de me régaler de pommes véreuses et non calibrées n'ayant jamais entendu parler de pesticide !

AUDACE FORTUNA JUVAT la controverse existe à chacun sa propre philosophie.

 

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Ose (petitmoulin)


Ose le chemin vacant
Ose la preuve Ose le doute
Ose le cri Ose le silence
Ose la rencontre Ose la solitude

Ose jusqu'à la cime
La haute branche
De ton désir

Ose

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