Je ne parle pas Persan mais cette lettre oui.
Curieuse de ce qui est autre , j’ai tout de même décacheté  cette lettre voilée comme un dormeur qui rêve tout haut.

Dans la lumière voilée d’un flacon de Chanel j’ai lu la lettre à haute voix.

Jamais poésie n’avait atteint un tel degré d’émotion.

J’ai égrené les mots comme on égrène une poignée de vieux pissenlits.

Les mots comme des bagnards s’évadaient de l’enveloppe et  parlaient des nouvelles du ciel .

D’ordinaire étourdie de nature j’oubliai immédiatement ce que je lisais mais là comme si je passais un torchon sur une vitre embuée je relis de mémoire  la fine écriture en lettre d’or posée comme des tuiles sur un monastère .