02 avril 2016

La vérité est dans le chat-pot (Rêves de plume)

 

Huguette observe son fils jouer dans le jardin.
- Et toi, Bob, qu'est-ce que tu choisis comme souvenir de  papy Henri ?
- J'aimerai bien son chat-pot pour ranger mes billes.
- Mais papy n'a jamais eu de couvre-chef .
D'un haussement d'épaule le bambin désigne le pot de fleur en forme de chat qui crèche dans le massif, à moitié caché par les herbes
- Le chat-pot répète-il .
- Ah comme tu veux mon chéri, il est un peu cassé, fichu. Allez,  il est à toi !
- Mais enfin, c'est de la bombe ce chat-pot, murmure Bob ravi !
Sa copine Charlotte, celle qui a des cheveux ailes de papillon tenus par une barrette, ( il a le béguin ) va prendre une claque en voyant cette merveille.
Il pousse un peu la cloche à melon et approche le pot pour le vider. Il faudra le porter jusqu'au cabriolet et il n'a pas envie de prendre une calotte en salissant tout.
Toc, toque le petiot .. Il est lourd ce pot . Tiens des pièces brillantes, c'est écrit Napoléon. Son copain qui vient du Panama et qui collectionne les pièces lui en donnera peut être quelques calots ..

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Beurk (Vegas sur sarthe)


Au palais de Beurk-Igname, la nouvelle s'était répandue comme une traînée de gélatine à la menthe sur un camembert chaud et bien vite les 800 employés de la royale demeure furent rancardés que la Kwin allait avoir un nouveau galure.
Le cireur de pompes du majordome en chef le tenait de la seconde camériste chargée de faire couler le Roger & Gallet  dans les bains royaux: sur la royale coiffeuse elle avait découvert la recette de ce qui s'avérait être un nouveau galure fruité.
Soixante années que la Kwin portait le chapeau comme autant de couronnes et ça n'avait pas suffi à rassasier son appétit de coiffures; ce dessert portatif serait la 5 000ème Windsor touch à couvrir la Chef.
Il est vrai que soixante ans sur le trône ça vous dessèche le fondement mais ça ne protège pas la tête pour autant, surtout dans un pays où il pleut des chats et des chiens !
Et puis comment ne pas aimer les chapeaux quand on raffole du Dubonnet ?

Pourtant tatillonne pour ne pas dire chiante ou “pain in the ass” à propos des produits de saisons, elle avait convoqué son royal cuistot en plein hiver pour lui commander un galure comestible façon fraisier, un Strawberry Hat version gariguette avec English cream et Chantilly qui s'accorderait avec son tailleur “Crushed strawberry” ou fraise écrasée.
“Cut the mustard” lui lança t-elle, non pas pour qu'il aille couper de la moutarde mais pour qu'il réponde prestement à ses attentes.
Ainsi la Kwin avait décidé de bouffer son chapeau, de se réserver pour les cérémonies à rallonge un petit en-cas sur le crâne qu'elle attaquerait discrètement avec cette petite cuillère “diamond jubilee 1952-2012” qui ne quittait jamais son sac à main.
Quand on règne entre autres sur les îles Tuvalu et la Papouasie Nouvelle Guinée on ne peut pas être tout à fait comme tout le monde.
 
Dans un communiqué Lord Philip Montagne-Fermée – ou Mounbatten pour les anglais –  dit Fifi d'Edimbourg pour les copines avait fait le commentaire laconique “Yuk” c'est à dire “Beurk” en français pour qualifier la dernière lubie de Lilibet ou “ma petite saucisse” comme il l'appelait familièrement... si tant est qu'on puisse être familier avec une Kwin, même quand c'est votre nana.

Toujours est-il que lorsqu'en janvier et par 31 degrés les papous virent débarquer la Kwin de son avion avec un bitos dégoulinant de Chantilly, ils ne purent que s'écrier ce qui est devenu aujourd'hui leur devise: “God save and cover the Kwin”.


* Misses Kwin veut dire Queen en Papouasie-Nouvelle-Guinée

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A l'ombre (Clémence)


Je pourrais étaler, comme de la confiture, ma culture à propos du chapeau. Mais de la confiture sur un chapeau melon, sur un sombrero ou un adorable bibi, cela ferait mauvais genre...

Alors, je contourne, je louvoie, je dévoie….

Je ne parlerai pas de chapeau. Non !  
Je tirerai mon chapeau à ces artisans de l'Equateur qui, avec une patience légendaire, travaillent la palme de Carludovica palmata.
Je prendrai dans mes mains, leurs mains aux doigts torturés qui tressent de magnifiques Panama.
Je m'insurgerai de la modicité de leur salaire, quelques dollars pour des heures ou des journées de travail.

Je tirerai également mon chapeau à tous ces héros qui œuvrent dans l'ombre, pour notre plaisir, pour notre sécurité, pour notre bien-être, pour l'avenir que je voudrais sans nuages.
Je tirerai encore mon chapeau à tous ces héros qui ne défraient pas les chroniques, qui n'affolent pas la Toile ni les réseaux sociaux.

Chapeau, oui, chapeau à vous ...

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Participation d'Emma

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Chap' au hasard pour une jolie rousse (Cavalier)

« Alors là Cavalier, pour une fois, Chapeau ! »

Je vais vous conter l’histoire d’un tableau que j'ai réalisé.

Pour vaincre ma solitude, je me suis inscrit à un atelier de loisir créatif, vous savez de ceux que l’on trouve dans les centres culturels de nos jolies villes...

Suite au cours sur le pastel sec que j'ai suivi, avec le groupe de l’atelier, et aux conseils avisés de KatyL, que je remercie - en passant -, j'ai travaillé un soir sur  le pastel gras. Donc ce "dessin" (?) est une première pour moi. Et pour l'utilisation d'un Canson couleur, aussi.

Depuis, des questions existentielles sur le hasard, parfois heureux ou malheureux, en création, m’assaillent, le jour comme la nuit.

Chapeau ! Comment 200 milliards de neurones peuvent-ils dessiner un visage aussi beau ? (Désolé mais c'est pas moi, ce sont mes neurones, je dis bien, sinon voyez avec mes parents, Pierre et Lucette, pour vous plaindre – oui, Cavalier, ce n’est qu’un pseudo, voyez-vous...  LOL). Sans gommer ne serait-ce qu'une seule fois ? De la chance me direz-vous. Due au hasard ? Oui, en fait je le pense. Le hasard fait bien les choses, souvent, c'est bien connu.


Mais revenons, si vous le voulez bien, aux prémices de notre histoire. L’atelier ce soir-là misa tout sur un travail en binôme. Donc, il me fallait un modèle et,... Le hasard des mises en binôme fit qu’une très jolie femme, que je ne voyais, ne reluquais, qu’au fin fond de la pièce de l’atelier habituellement, se retrouva avec moi. Et moi avec Elle. J’en bafouillais fort des pastels.

Elle, Leila, oui Leila, brossa mon portrait, que je ne vous montre, et moi je commençais à lui brosser le sien. Puis, Elle mit un joli chapeau, se plaça de profil, prit la pose, et ce fût à tomber !

Le hasard se remit à l’œuvre, vous savez que je ne suis pas très doué en dessin, mes traits sont grossiers, ma main, gauche, et la droite ne vaut pas mieux...

Voyez donc ici mon avant-dernier dessin :                       

IMG-0724-b
Pierre-Luc ; Pastel sec

Oui, je sais le chapeau est un peu raté, mais bon...

Mais, oui, le hasard frappa et j’en fus ébaudi. L’amour sonnait à la porte, exacerbant, sensibilisant, mes yeux et mes mains, entre autres, et j'en passe. Super pratique pour poser palette... mais bon...

Je vous passerais bien aussi sous silence les détails de ma réalisation technique, mais vus les commentaires assez laconiquement un peu salés, postés au dernier défi, ici, je ne vous ménagerai... non mais...

Le pastel gras une fois mis j'ai voulu éclaircir un peu le visage que je trouvais trop sombre (satanés neurones, bandes d'incapables). J'ai pris mon cutter - un coupeur en canadien français - et j'ai gratté de la craie pastel sec blanche que j'ai mise dessus. En soufflant, et tassant tout, tout doux. Sur le gras. Beuh. Je vais quand même pas lui mettre du fard. Ou de la poudre aux joues à la belle. HELP !?? Les zartistes pros du pastel gras ??? Enfin... bon...


La séance s’acheva. A 21 heures pétantes, on rangeait nos cartons. Oui, on ne vient avec des valises...

Sur un coin de table, je griffonnais rapidement un petit poème, que je lui glissais subrepticement (dur à écrire, ça), en sortant.

Ebahie, le lisant, tout en marchant, Elle me suivit vers nos voitures. Je montais dans la mienne, entendant des voix fortes, un genre d’altercation, une sorte d’exclamation en fait.

Un grand escogriffe brun, de velours, un gorille, une armoire à glace, criant haut, et comme s ‘éventant avec mon poème, me montra son poing.

Chapeau les couples d’aujourd’hui. Ha, 1968 ! Bon...

Agoni, à fond la caisse, je rentrais chez moi, par de nombreux raccourcis, me retournant un peu de temps à autre, à peine...

Allez savoir pourquoi, je ne suis jamais retourné aux cours, la flemme de suivre des cours du soir, sans doute.

Mais, je vais vous lire quand même mon petit poème :

 

Leila, Hespéride blues

Moi je t’enlèverai un jour en ton pays
Toi mon tendre soleil, ma douce Leila
Connais-tu mon royaume aux citronniers trahis
Qui pleurent ton absence aux larmes à cappella ?

Aux orangers dorés, aux lauriers élancés
Aux myrtes amadoués. C’est là que tu viendras
Contre moi te blottir et m’aimer... enlacés
Sous les colonnes d’or, les statues cathedra

Mon jardin d’Hespéride où l’immortalité
Gloire de notre amour et sa virginité
Nous feront un manteau hors nos soleils brûlants
Une couche fleurie sous nos corps déferlants
 

leila
Pierre-Luc ; Leila, pastels gras

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Participation de Fairywen

Le chapeau du magicien

 

Tout le monde connaît le chapeau du magicien, celui d’où sortent colombes, lapins et autres foulards. Et si les enfants ouvrent de grands yeux émerveillés, les adultes, eux, étouffent un sourire attendri, car ils savent que tout ceci n’est qu’illusion, que le magicien n’est en réalité qu’un prestidigitateur, un illusionniste qui nous embrouille pour mieux nous détourner des « trucs » de ses tours – pour notre plus grand plaisir.

Bon.

Désolée de vous dire ça, mais une fois de plus, les adultes se trompent…

Car le chapeau du magicien est bel et bien magique, il n’a pas de double fond, pas de liaison cachée avec la table en dessous – laquelle n’a pas de trou communiquant avec le chapeau –, rien de tout cela. C’est juste un vrai chapeau magique, un chapeau que les magiciens reçoivent lorsqu’ils ont fini leur initiation et qu’ils obtiennent le droit de se faire passer pour des illusionnistes aux yeux des humains, qui, pour la plupart trouvent confortable de ne pas croire en la magie.

Mais les enfants, eux, savent, et un petit nombre d’entre eux n’oublie pas en grandissant que la magie est bien réelle, et que le chapeau du magicien n’a ni double fond ni ouverture en contact avec un trou dans la table sur lequel il est posé…

Défi 396 du samedi 26 mars 2016

 

 

 

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CHAPEAU ! (Lorraine)

 

            J’ai vu tantôt un de ces chapeaux chers au poète Paul Géraldy (1885 – 1983) qui, en connaisseur, les qualifiait de « grands chapeaux qui font les yeux plus noirs, les joues plus roses et qui cachent si bien les fronts ! ».

            Il avait, celui-là, des allures de bonze, un air si comiquement incliné et dévot à la fois  qu’en sa vitrine il évoquait à lui tout seul l’antique Chine.  Le voyez-vous, mauve et noir, mystérieux, parfumé, guettant la femme aux blonds cheveux , la petite tête qui lui prêtera sa vie, ses secrets, ses rendez-vous ?

            Qui coiffera-t-il de son ombre arrondie en coupe, à quel visage donnera-t-il un teint alangui et des lèvres tendres ? Il parera celle pour qui il est né ; on le verra au vernissage, il prendra le thé, s’attardera dans les salons, acceptera discrètement une invitation galante et s’ennuiera le lendemain, de 2 à 5 heures sur le guéridon d’une antichambre. Et il oubliera les mots d’amour, tout bonnement, parce qu’il n’est qu’un petit chapeau frivole, sans plus. 

             Ce temps-là s’est envolé, même si les chapeaux font quelquefois une offensive qui a son petit succès une saison. Puis ils retournent, penauds, dans leur armoire, où on les oublie définitivement.

 

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Une tête à chapeau (Laura)

J'ai toujours connu ma grand-mère coiffée et maquillée surtout pour sortir et ce jusqu'à quelques semaines avant sa mort vers 90 ans. Elle portait aussi souvent un chapeau. Dans la ville de l'Est où nous vivions, s'habiller comme elle de couleurs vives  avec un chapeau  distinguait- voire dérangeait- plus que dans certaines plus grandes villes dans d'autres coins que j'ai connues par la suite. C'est peut-être grâce à elle ou par opposition  à mes peu ouverts concitoyens que j'ai pris l'habitude de mettre des chapeaux et de m'habiller avec des couleurs vives. Ma grand-mère me disait que j'avais une "tête à chapeau" et personne ne m'a jamais dit le contraire. Si je n'ai pas  teint mes cheveux comme ma grand-mère et bien que je ne maquille guère, j'ai mis ma féminité dans des bijoux plutôt voyants et souvent colorés aussi. J'aime coordonner ou opposer les coloris entre mes vêtements, mes chapeaux et mes bijoux. J'avoue aller parfois vers le total look en nuances de roses ou verts par exemplaire, ma couleur préférée étant l'orange. Même dans la grande ville où je vis, on me regarde parfois de travers et à ce moment là, je pense à ma grand-mère avec sa veste et son chapeau bleu pervenche et je me dis: Tiens toi droite, souris et marche.
 

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Ten Shillings six Pence (Walrus)

 

... soit une demi guinée, c'est le prix du modèle de chapeau que porte le Chapelier fou dans Alice au pays des merveilles.

Je parle du livre de Lewis Carroll et des dessins de John Tenniel, bien sûr, pas de Walt Disney ni de Johnny Depp.

De toute manière, pour ce qui est de travailler du chapeau, nous avons tout ce qu'il faut chez nous. J'en connais même une de folle qui peut remplir les trois rôles de la "tea party":

 

Alice devant son thé

c03

 

Le chapelier fou

c02

 

 

Le lièvre de mars

chapeau02

 

Nous avons également Elvis Pompilio qui, pour parfaire l'illusion, déménage régulièrement sa boutique.

pompilio

 

 

Au fait, savez-vous d'où vient cette association fréquente entre les chapeliers et la folie ?

Simplement parce que les poils arrachés à la peau des animaux (lapins, agneaux, castor) étaient traités par des sels de mercure pour en faciliter le feutrage. Beaucoup de chapeliers présentaient donc les symptômes de l'empoisonnement au mercure : pertes de mémoire, insomnie, fatigue, délire.

Qu'est-ce qu'on dit à tonton Walrus ?

Chapeau !

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Chapeau ! (Marco Québec)


Dis maman
Qu’est-ce qu’elle a sur la tête
La reine Elizabeth
Un gâteau ou un chapeau
 
Reste poli mon garçon
Et ne t’occupe pas du chapeau de la voisine
 
Dis maman
Au sujet de la voisine justement
Mes amis disent
Qu’elle travaille du chapeau
 
Ne répète jamais cela mon garçon
Sinon tu devras avaler ton chapeau
Et aller t’excuser
 
Mais maman
Je n’ai rien fait
Pourquoi je porterais
Le chapeau
 
Rappelle-toi mon garçon
Ce que dit ton papa
Que celui à qui le chapeau va
Le porte
 
Mais dis-moi plutôt
Comment s’est déroulé
Ton match de hockey
 
Ah oui ! La partie a démarré
Sur les chapeaux de roues
Et j’ai fait un tour du chapeau
 
Voilà qui est très bien mon garçon
Je suis fière de toi
Et je te tire mon chapeau
 

En complément: Si le chapeau te fait, une chanson de Daniel Guérard, chanteur québécois dans les années 1960

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