Je pourrais étaler, comme de la confiture, ma culture à propos du chapeau. Mais de la confiture sur un chapeau melon, sur un sombrero ou un adorable bibi, cela ferait mauvais genre...

Alors, je contourne, je louvoie, je dévoie….

Je ne parlerai pas de chapeau. Non !  
Je tirerai mon chapeau à ces artisans de l'Equateur qui, avec une patience légendaire, travaillent la palme de Carludovica palmata.
Je prendrai dans mes mains, leurs mains aux doigts torturés qui tressent de magnifiques Panama.
Je m'insurgerai de la modicité de leur salaire, quelques dollars pour des heures ou des journées de travail.

Je tirerai également mon chapeau à tous ces héros qui œuvrent dans l'ombre, pour notre plaisir, pour notre sécurité, pour notre bien-être, pour l'avenir que je voudrais sans nuages.
Je tirerai encore mon chapeau à tous ces héros qui ne défraient pas les chroniques, qui n'affolent pas la Toile ni les réseaux sociaux.

Chapeau, oui, chapeau à vous ...