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Assis misérablement depuis des heures devant la porte de l’atelier   à se geler le cul sur le marbre froid, GILDRIC  est impatient de connaître son maître.

Jean Honoré son père a sympathisé l’année dernière avec Monsieur GUTEMBERG  qui ouvre aujourd’hui une imprimerie .

Mais ce matin rien n’encourage ce jeune garçon devant la porte close .

Jusqu’ici paysan dans la BOSSE  GILDRIC , craint  de faire défaut aux attentes du futur maître .

C’est le résultat d’une éducation tronquée inachevée , incomplète et il prie pour ne pas avoir à payer

Son manque de bases.

Ça  fait maintenant trois heures qu’il a posé ses pieds  sur le port d’Amsterdam.

Il a rêvé là les pieds dans l’eau  au creux de ce petit matin et sa curiosité de jeune macque

 Le rendait sensible à ce nouvel environnement .

Au milieu des beignets à la viande , et dans la fraîcheur du matin qui lui mordait les tempes GILDRIC se demandait combien de temps il resterait dans cette ville .

Puis il sympathisa avec un petit groupe de marins à peine plus âgés que lui , ruisselants de cordialité , avec d’étranges bonnets sur la tète.  GILDRIC les suivit jusqu’à cette porte toujours fermée .

Vêtu d’une tunique blanche et qui portait d’énormes paquets, un  jeune homme déposa devant l’atelier la marchandise .

Veille à ce que Monsieur Gutenberg ait tout le papier qui lui faut, puis il disparut dans une ruelle adjacente ..

Les colis étaient mal emballés et GILDRIC  put se faire une idée sur la texture du papier .

C’était un petit quartier chaud  avec des jardinets et des toits pentus.. En fin de matinée une silhouette massive et grise traversa en face le grand canal.

C’est lui se dit immédiatement GILDRIC , c’est le Maître Gutenberg..