La jungle bourdonnait depuis deux jours. Des gosses allaient venaient , les yeux lumineux et les oreilles grandes ouvertes.

Ils grimpaient au sommet des plus grands baobabs pour accrocher des décorations insolites pendant que d’autres dans des courses frénétiques criaient : les voilà ils arrivent .
Les femmes s’activaient en riant, et les hommes habituellement distants et froids se mêlaient volontiers à cette ambiance festive .

Puis tous devinrent silencieux , bouche bée à suivre des yeux l’immense cortège des animaux .
Les éléphants  d’abord avec leur trombone d’or allumant la voute céleste .C’était donc cela le fameux  orchestre du rift. Les sons  crépitaient hauts et clairs alors que les girafes dans leur somptueuses  vestes en pie franchissaient la rivière au son de leur flute .
Le village avait glissé hors du monde emporté par le velours profond des voix des singes qui entonnaient un chant miraculeux . Nul bruit ne venait de la nuit ,sinon les grands accordéons des lionnes alanguies dans la dune .

Comment des bêtes aussi sauvages étaient elles  aussi  musiciennes au point d’emporter les hommes dans ce navire troublant .

Mystérieusement reliée aux secrets de l’Afrique , la faune sauvage , comme une arche musicale avançait dans le rift.

La tête lourde les rhinocéros  prenaient appui sur des claviers et balançaient le haut  du corps , ils réussirent à lever leur lourdes paupières  pour faire un  signe aux zèbres de garder le rythme .

Un jeune homme maigre aussi maigre qu’un clou criait  sur la piste :les chasseurs , les chasseurs arrivent ,,,fuyez.

Derrière les hautes herbes sèches  prés d’arbres faméliques une trainée de poussières annonçait  la chasse des blancs .

Les animaux échangèrent un regard consternés avant que le Viel éléphant prenne une balle en plein front .

On entendit crier un blanc :« ces foutues  bestioles sévanouissent à la vitesse du vent « 

Les antilopes furent les premières à riposter .Puis les zèbres , les autruches à  coups de sabots  attaquèrent le convoi de jeeps.
Les léopards ont fini par avoir le dessus et le dernier chasseur à genoux implorait  qu’on l’épargne .
Une  corne aigue comme un sabre avait traversé la peau du blanc et un long filet de sang s’écoulait de sa peau blanche .

« Alors comme ça nous bêtes sauvages sommes inutiles « demanda l’ oryx au chasseur blanc .

Vous navez quune obsession en finir avec le monde sauvage et sa musicalité .

‘On tépargne à condition que tu intègres  à vie lorchestre du rift.

Le blanc était un homme pratique , pas excentrique pour un sous !!il se saisit des deux disques d’or’ en forme de timbale que lui donna  un buffle et depuis on peut voir et entendre l’orchestre du rift  traverser l’Afrique et un homme hurlant à plein poumon la beauté de ce monde sauvage .

Un jour l’orchestre du rift eu une visite  d’un imprésario.

Le temps qu’il s’approche de l’orchestre le léopard était sur lui .Déjà l’impresario courait vers la Ford mais le fauve le saisit par la gorge de toutes ses forces  pendant un temps interminable.

C’est le chasseur blanc qui intervint avec ses cymbales d’or .

L’impresario épouvanté saisit le bras du chasseur , le malheureux était encore sous le choc.

« Il ny a que la menace que vous comprenez « dit le léopard .

Nous sommes libres et nous le resterons .

Depuis dans la faune sauvages on entend la nuit le grand orchestre du rift faire trembler l’Afrique . La dernière vision que j’emporte de l’Afrique c’est cet orchestre  composé de géants chantant des mélopées lancinantes, d’un point d’eau à un autre .