- Chérie, t'as pas vu mon Vargas ?

- Lequel ? (à question idiote, réponse idiote, je les possède tous)

- Le petit !

- Ah, y en a un petit ?

- Ouais, y en a un petit, mais c'est bon, je vais continuer à le chercher...

Faut dire que chez moi, retrouver un livre, c'est pas de la tarte ! Et l'inquiétude augmente en proportion inverse de l'épaisseur de l'opuscule. Et celui que je cherchais n'était pas bien épais, vous voyez l'angoisse.

Sans vouloir faire le mauvais esprit, s'il y a bien un adage qui s'applique au livre, c'est celui qu'on utilise en général pour les amours déçus : "Un de perdu, dix de retrouvés". Même qu'à force de contempler ces anciens amis dont on avait oublié jusqu'à l'existence, on en vient vite à oublier celui qu'on cherchait. Mais ça n'empêche pas de continuer.

Vous angoissez pas, j'ai fini par le retrouver. Je l'avais glissé sous l'avant de l'imprimante, ce qui évite qu'elle crache dans l'enthousiasme du travail accompli ses documents sur le sol.

Et pourquoi donc cherchais-je ce livre enfin retrouvé me demanderez-vous ?

Parce que Fred Vargas est une chercheuse (en archéologie de surcroît) et que je savais pouvoir compter sur elle lorsqu'il s'agit d'évoquer le désespoir de la perte et le bonheur des retrouvailles.

Un petit extrait ?

vargas001

"Critique de l'anxiété pure", ça s'appelle.