21 novembre 2015

Défi #378

Laissez-vous inspirer

par cette photo :

 

Terrible énigme

Nous attendons vos participations à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

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James Bond par bongopinot

 

C'est un véritable séducteur

Et tout autant bagarreur

Un permis de tuer

Et de la volonté

 

Il est sans attache

Il a du panache

Il est très fort

Il côtoie la mort

 

Et de jour en jour

Et ce sans détour

Affronte ses ennemis

Même la nuit

 

Des mains qui tuent

Armes pointues

De la science fiction

Pour toute distraction

 

Ce n'est qu'un film

Pour certains sublime

Avec Effets spéciaux

Et Gadgets à Gogo

 

C'est au ciné

Que vous le verrez

Alors venez

Si vous le voulez

 

Son nom est BOND

James BOND

Matricule zéro zéro sept

Belle allure belle silouhette.

 

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Bons baisers de l'Iowa (par joye)

Au service de Sa Mapéstie, je relevai le défi. On ne vit que deux fois, et qui serais-je moi de ne pas y répondre avec mes doigts dorés ? Voyez-vous, ce n’est pas moi, la Dr Non, après tout, et pas ma façon de vivre et laisser, quoi. Je lançai alors cette opération tonnerre, rien que pour vos yeux, ou, au moins les yeux d’or de l’homme que je devais sauver.

Je m’en souviens bien, c’était la veille d’une grosse tempête de neige, et le célèbre sieur Walrus, l’homme aux yeux d’or, jouait au casino Royale. On essayait de lui voler son flingue, et c’était à moi de le sauver. Non, jouer n’est pas tuer et tuer n’est pas jouer, mais le monde ne suffit pas et il fallait que cet espion qui m’aimait continue comme l’homme au pistolet d’or, à tout prix.

Arrivée au casino, je volai l’uniforme d’une serveuse de cocktails, et  je repérai mon héros en train de se disputer avec un croupier. Oui, je vis Walrus, mais quelque chose n’allait pas -- je croyais voir son spectre.

Je lui offris alors un martini, secoué, pas mélangé.  Il le prit et le but d’un trait. Alors, je le frappai avec mon plateau. Il tomba comme une bûche. Mon pied sur sa gorge, je le menaçai :

- Si tu meurs aujourd’hui ou si tu meurs un autre jour, cela m’est égal, mais dis tout de suite ce que tu as fait avec le vrai Walrus !

- Gaaaaaaaaaaaurbmeurmbeurgaaaaaaaaaah, bredouilla-t-il, alors j’enlevai mon pied de sa pomme d’Adam.

- Parle, espèce de con ! lui criai-je. J’ai un permis de tuer si tu ne dis pas tout de suite où se trouve Walrus…

Accordé un petit quantum of solace, comme disons nous les anglophones, le malfrat à mes pieds avoua tout. Je l’égorgeai alors avec le rasoir caché dans mon talon haut. Après tout, même chez les criminels, on ne vit que deux fois.

- Demain, on ne meurt jamais, hein ? ricanai-je en faisant mes au revoir au cadavre.

***

Un peu plus tard ce soir-là, je me retrouvai dans le jet de Walrus au retour à Bruxelles. Mon héros et son pistolet d’or étaient un peu chiffonnés, mais intacts. J’avais même réussi à sauver son chien adoré qu’il appelait Octopoussi, pour rigoler.

- Allez, ma’am Moonraker, me dit Walrus, caressant le toutou sur ses genoux, comment sus-tu que ce n’était pas moi au casino ?

- Je sus parce que toi, tu ne bois que la bonne bière belge, mon ami, et parfois un petit whiskey écossais. Quand l’autre but le martini, je savais que c’était un imposteur !

- Autrement dit, répondit Walrus, en souriant, ce cocktail-là, était dangereusement vôtre ! Ah, ah, les diamants sont éternels ! Et moi, ligoté et caché derrière la grosse roue de roulette, t'ai-je bien entendu dire 'Watch this skyfall' ?

- Eh non, sieur Walrus, en l'achevant, je crois que j'ai dit "Watch this guy fall!"

bons baisers de l'Iowa

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Raymond (EnlumériA)

 

Raymond représentait la quintessence du loser, inconscient et fier comme une teigne, bête à manger du fifre par paquet de douze. Pour commencer, laissez-moi vous décrire le spécimen. Imaginez une sorte de Jiminy Cricket d’un mètre quatre-vingt et des poussières, dégingandé comme une poupée de fil de fer, jambes arquées et bedaine raisonnablement proéminente –  Abus de bière à bon marché et pizzas kebab au Nutella. En fait, le lascar ressemblait à un polichinelle famélique la scoliose en moins. Ah oui ! J’avais omis de vous décrire son nez grognon et son menton en ganache toujours rasé à la va-comme-je-te-pousse. À contrejour, le profil du bonhomme évoquait le cul d’un poisson-lune.

Avec ça, une dégaine, visez-moi l’artiste ! Ses collègues disaient de lui qu’il se fringuait au surplus kosovar ; dans ses meilleurs jours. Pour Raymond, un relooking aurait été le défi du siècle. Burn-out assuré pour Cristina Cordula.*

Raymond travaillait comme archiviste dans une boîte obsolète proche de la faillite dont le patron, un vieux birbe paternaliste, n’avait rien compris à la révolution numérique. L’entreprise stockait tout ce qui était stockable dans de vastes cartons entassés au petit bonheur la chance sur d’interminables rayonnages et selon une méthode alphanumérique datant de 1912. Pour certains produits, le système fonctionnait encore. De l’archivage, le vieux était passé progressivement à ce qui s’apparentait le plus au métier de garde-meuble. Allez donc numériser des ustensiles de cuisine, des décors de théâtre, des spicilèges de taxidermiste ou une collection complète de charrettes à bras.

Un matin grisâtre, aux alentours de pastis moins le quart, Raymond réceptionna cinq cartons grossièrement scotchés. Sur chacun d’eux, on avait collé une étiquette sur laquelle étaient indiquées de laconiques informations. Au moment où Raymond hissait le dernier carton sur l’étagère n°12 de la cellule B de l’allée ZG du niveau 4, quelque chose attira son attention.

« 007-J.B. Access. Text. 1998 »

Raymond redéposa le carton sur le sol et observa l’étrange étiquette d’un œil décontenancé pendant 37 secondes précisément. Il renifla, remit en place une mèche de cheveux gras et soudain n’eut d’autre recours que d’enfoncer ses poings dans les poches de sa blouse bleue. Ce geste le rassurait.

Une épiphanie sommaire raviva le surmulot paresseux qui vivait dans sa tête et qui depuis un certain temps déjà lui servait de conscience. Ce n’était pas le modèle le plus performant mais Raymond s’en contentait.

Ces trois chiffres et les initiales J.B., ça lui dessinait comme un chatouillement à la troisième circonvolution à droite juste au-dessus du corps calleux. Bon sang ! Mais c’est… Yeah ! Le surmulot jubilait sous la calotte crânienne de Raymond. James Bond ! Le héros de son enfance auquel il s’identifiait lorsqu’il allait voir ses aventures au Lutétia avec sa mère. À l’époque, le petit garçon délaissé était loin d’imaginer les émois humides de maman, l’œil rivé sur la pilosité pectorale de Sean Connery et la cuisse frémissante.

Raymond jeta rapidement un coup d’œil alentour. Personne. Le doigt gourd et la lippe tombante, il déchiqueta l’étiquette et éventra le carton. Aucune vergogne dans cet acte contraire à la déontologie. C’était plus fort que lui et même le surmulot fit semblant de ne rien voir en enfouissant son museau entre la troisième et la quatrième circonvolution.

Lorsqu’il entrevit le contenu du carton, Raymond décrypta le reste de la référence – Un peu par inadvertance, il fallait bien le reconnaître. « Access. Text. » Accessoires textiles. À l’instar d’un obstétricien dément, Raymond délivra le carton démoli de son rejeton. Un superbe smoking. Suivait une paire de lunettes noires qu’il négligea pour s’intéresser au nœud papillon et à la paire de souliers vernis.

Comment vous dire ? Le surmulot, ayant perdu toute pudeur, exécutait une polka de tous les diables au risque de dévaster la cervelle de Raymond comme un couple amoureux la couche nuptiale.

Ni une ni deux. Raymond rejeta sa vieille blouse pour endosser le costume de l’espion que sa mère aimait. Les chaussures annonçaient une pointure en dessous et le smoking renâclait aux entournures. Quelle importance ? Raymond n’était plus lui-même. Il était l’Autre. Celui que maman regardait. Celui auquel elle repensait dans la solitude de son lit, certains soirs troublants. Et là, le surmulot rougit violemment.

Lorsqu’il entra dans le bureau des secrétaires, une série de gloussements stupéfaits l’accueillit. Dans la réserve, ses collègues l’observaient avec cette lueur de stupeur ironique que l’on lit parfois dans l’œil du badaud blasé. Gros Louis, le plus ancien des archivistes, l’interpela en s’étranglant de rire. Et Raymond, perdu dans sa rêverie incestueuse ne répondait rien. Le sous-chef intervint et tenta de le raisonner. Mais non. Le surmulot avait pris son congé. À la place de Raymond, il n’y avait plus qu’une carcasse balbutiante au regard perdu qui, mimant un pistolet, pointait sa main droite vers le plafond.

Lorsque deux messieurs très gentils en blouse blanche vinrent le chercher, l’archiviste les toisa avec mépris et dit : « Appelez-moi Mond. Ray Mond. »

 

* Présentatrice de l’émission Nouveau Look pour une Nouvelle Vie sur M6.

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Participation de Venise


j'avais abandonné l'idée d'être un hors la loi insouciant.
j'ai craché dans les genevriers et j'ai sifflé doucement entre mes dents de bonheur.
Du haut de mes septs ans devenir james bond allait  surement compliquer ma vie .
Mais j'y étais prêt.
Ce que je savais de james bond je l'avais appris à la télé ;
fini de s'identifier à des rebelles  ébouriffés qui mélageaient un verre de lait avec du jus d'orange!!!

C'était james bond mon coyotte adoré.
Pourquoi jouer la prudence quand on veut changer le monde ?.
Je voulais qu'un jour les gens passent devant chez moi en disant , ici à vécu james bond.

Mais j'étais affligé d'un étrange symdrome  du stress et la moinde bataille de pigeons sur un trottoir me faisait sursauter.

A dire vrai je ressemblais  plus à un poisson globe ou à un hercule de  dessins animés .
diffice alors de  faire croire que je pouvais être le james bond des magazines.
Ma conscience me murmurait de laisser tomber le projet .
ma conscience a pursuivie ,il te faut une porte de sortie james bond est une impasse pur toi.

Ma seule réaction a été de hocher la tête et de jeter un regard circulaire sur la rue .


ces pensées avaient déclenché une hyperventilation et j'avais dû mettre la tête dans mes genoux.
les mains pressées sur les oreilles , je restais assis afin de reflechir à ce destin qui m'attendait.
j'étais perdu comme si j'étais rentré au beau milieu d'un mauvais film dans une salle de cinéma .
Il m'avait pourtant semblé  facile d'imiter james bond .
c'est mon voisin qui m'a sorti d'affaire en me disant .
Est-ce que tu peux sortir les chiens dans le parc?

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Participation de Laura

 My name is Bond
Je glisse sur l’onde
Entouré de belles blondes
Ou de brunes girondes
Je voyage dans le monde
Entier, parfois je vagabonde
Je n’arrête pas une seconde
Secret mais avec faconde
Je mène la fronde
Contre la bête immonde
Normal, je suis Bond

James BOND !

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James (Walrus)

Toujours courant, il traversa un endroit délabré

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puis déboucha dans un parc

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où des oiseaux d'acier picoraient le gazon.

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Le sol était parsemé de symboles étranges.

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Il s'engouffra dans une ouverture

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et se mit à grimper

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des marches, encore des marches qui sonnaient sous ses pas; des marches devant,

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des marches derrière.

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Sa course circulaire entre les solives parallèles générait un éclairage psychédélique qui lui filait la nausée.

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"Quel décor pour un film !" se dit-il, parvenant tout en haut, tandis que son poursuivant entreprenait lui aussi de faire sonner les marches métalliques.

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Oui, il allait faire un grand Bond !

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007 (Marco Québec)

Si j’étais James Bond
Je travaillerais

Au service secret de Sa Majesté

Je saurais qu’il est Permis de tuer
Rien que pour vos yeux

Que Tuer n’est pas jouer
Que Demain ne meurt jamais
Que Les diamants sont éternels

Si j’étais 007
Je te dirais : Meurs un autre jour

Car On ne vit que deux fois
Je pourrais Vivre et laisser mourir
L’Homme au pistolet d’or

Mais je ne suis pas l’espion
Dangereusement vôtre
Créé par Fleming
Qui était lui-même espion

Montres-bracelets
Voitures et gadgets
Conquêtes féminines
Ce n’est pas mon monde

Je ne suis pas Bond
Je joue dans un film
Qui n’est pas à l’affiche
Et je m’en contrefiche

 

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My name is Bond... Jean Bond ! (Vegas sur sarthe)


Mon nom est Bond, Jean Bond... oui, je sais Jean Bond ça fait sourire et il y en a même qui n'hésitent pas à se foutre de ma gueule, même si j'ai l'air d'un parfait gentleman.
C'est tout le problème de notre foutue langue française par rapport à l'english.
En France si je m'appelais Léonard Dix câpres ou encore Mathieu Démon, on se foutrait encore de ma gueule; à l'inverse un anglophone ne rira pas d'un type qui s'appelle Jean Dujardin ou John Of-the-garden, même si le personnage prête à rire.
Alors pour faire taire les rieurs je donne le change, je me suis acheté un Magnum 357 - pas une bouteille de pinard d'un litre et demi - une impression en 3D du vrai flingue du vrai James Bond et un dentifrice explosif, un stylo-bille explosif, une Rolex sous-marine explosive et puis une poupée gonflable explosive mais seulement si on la... chuut... petit secret d'agent secret.

Hier j'ai loué un smoking car j'avais été convoqué pour un casting. Je m'étais imaginé la grande foule mais finalement on n'était que deux, un certain Pierre Brossenaine et moi, Jean Bond.
A la fin on nous a dit qu'on nous rappellerait mais je sais bien que ce Pierre Brossenaine va me voler la vedette vu qu'il était accompagné d'une certaine Carole Bosquet ou Bouquet - une fille d'une vulgarité vulgaire - mais avec un joli Q... dans son patronyme.
J'avais pourtant cartonné avec ma réplique, j'avais choisi de dire “Mademoiselle Anders, je ne vous avais pas reconnue toute habillée”. Ça ne veut rien dire mais j'y avais mis toute mon âme, même si la doublure de Melle Anders recrutée pour l'occasion était binoclarde et ménopausée.

Pierre Brossenaine dont le nom collait bien à sa calvitie précoce s'est contenté de dire “T'es moche mais je vais te fourrer”.
Tout le monde savait que c'est pas du James Bond et que c'est une réplique des Galettes de Pont-Aven; tout le monde a compris qu'il ne s'adressait pas à cette Bosquet ou Bouquet avec un Q, mais j'ai bien vu que le casteur avait kiffé grave.
Je sais pourtant qu'un jour on me confondra avec lui, peut-être même qu'on le confondra avec moi car je suis comme lui, je vis au jour le jour comme lui et comme beaucoup de chômeurs aussi...
Comme lui je ne regarde ni l'avenir ni le passé, je suis ceinture blanche de judo, je joue au golf et au poker sur mon smartphone, je parle couramment le français, je ne m'attache pas aux femmes et elles ne s'attachent pas à moi non plus...
Que me manque t-il ? Juste un petit coup de pouce? A little help from my friends comme disait ce groupe english au nom de cloporte.

Grâce à mon super-écouteur Quantum explosif, j'ai surpris des indiscrétions à propos du prochain film qui s'appellera Spectre: ils auraient recruté un vieux mannequin italien, une certaine Monique Beloussi mais sans Q dans son patronyme.
Le tournage se fera au Maroc et c'est là où j'ai toutes mes chances: je parle français couramment et puis j'ai déjà tourné là-bas... un rôle de vendeur d'oranges pressé - pas les oranges mais le vendeur - dans un bric-à-brac (y disent souk) de Marrakech.
J'ai ramené les babouches en souvenir et aussi en deux mots cette habitude de manger épicé.
Je garde tous les souvenirs de mes tournages et je me dis que si je pouvais un jour ramener la petite culotte de cette Monique, je serais le plus fier des Bond.

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