C'est quoi ce barbu enrubanné ? On le croirait tout droit sorti de la nuit de mai, sauf que c'est une lyre et pas un luth son instrument et, côté baiser, je m'abstiendrai.

C'est pas l'Apollon du Belvédère (ou d'ailleurs) non plus, l'est toujours glabre et frisé et a une furieuse tendance à se balader à poil, le dieu à la lyre.

Alors ? Un aède grec ? Un poète romain ? Un barde celte ? Un troubadour ? Un trou vert reverdi, comme disait l'Ernestine de Tillieux ? Un griot ?

De toute façon, même en dehors du ruban et de la barbe, il est anachronique, ça se voit à son smartphone et à sa perforatrice, en bas à gauche.

Bref, on ne sait pas trop qui il est.

Mais on sait qu'il suit le conseil de Boileau dans son art qui n'a de poétique que le nom : "Vingt fois sur le métier (dans le coin de la tente) etc, etc" et on sait ce qu'il fait : il nous polit et repolit une ode en l'honneur de la plus américaine de nos contributrices dont c'est l'anniversaire aujourd'hui, j'ai nommé :

 

joye !

 

joye