Je vous écris de Grèce.

        Ici un silence aimable règne sur la rue encore chaude.

        A travers les barreaux des fenêtres fleuries, on peut voir le barbier assis à l’intérieur

Il a l’air harassé.

Un clochard plus loin mange une pastèque et du fromage de chèvre..

ATHÈNES  poudroie sous les feux de l’été.

Les Athéniens les plus démunis et mon dieu comme ils sont nombreux

Se retrouvent le matin blaireau à la main  devant le lavabo sur le même pallier.

Ils sont toujours prêts à nous aider, et nous tendent une poignée de  gros sel

 un morceau de miroir

L’après midi, on assiste à la sieste collective dans les rues d’Athènes

Ici on vit entre ciel et broussailles à l’ombre des dieux  au milieu des poules et de gros blocs de glace prêts à être vendus.

Passé un certain degré de pénurie, on croit qu’ici plus rien ne se négocie.

Alors que tout est l’occasion de faire affaire jusqu’à des chaussures trouées.

 

A cinq heures du soir le soleil d’Aout me troue encore les paupières pendant que les grecs sortent de terre une brochette de melon à la main.

Ici prive du nécessaire ., il ne reste que l’essentiel…….

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