COUCOU !

Vous l’ai-je dit, Ami, aujourd’hui c’est la fête
La fête des oiseaux accourus de partout
Le merle, le pinson et la bergeronnette
L’hirondelle éperdue et le gentil coucou

Le coucou, dites-vous ? Chère, il n’est point là
Il aime se cacher, c’est son écho qu’il lance
On croit l’entendre ici. Regardez, le voilà !..
 Eh non ! Ce dégourdi taquine le silence

Invisible et moqueur, du bout de sa lorgnette
Il regarde et se rit de tout ce tralala
Une Fête d’oiseaux ! Qu’ils jouent des castagnettes !
Lui s’en va investir le nid rond d’un chouca

Fi de l’usurpateur, Ami, puisque la fête
Autour de nous pépie, gazouille et se balance
La colombe roucoule et jase la nonnette
Le printemps est partout comme un matin d’enfance

Nous allons à pas lents.  Donnez-moi votre bras
Le long des chemins creux s’en vient le soir si doux
Le concert enchanté se disperse déjà
Tandis qu’au loin s’éteint l’adieu bref du coucou