21 février 2015

Défi #339

Souvenirs d'un vieux porte-manteau !

 

Porte manteau

Nous attendons vos trouvailles

à samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

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Participation de Nhand

QUELQUE CHOSE DU PARADIS

 

 

Le paradis n'est pas ici...
Le ciel se moque de la terre
Et quand il nous tombe dessus,
C'est pour nous hurler sa colère.

Le paradis n'est pas ici...
Le ciel ne pense qu'à sa pomme
Et quand il nous crache dessus,
Ce n'est pas pour être économe.

Moi, je ramasse les pépins
Qu'il égare au pied des sapins,
Puis, je les plante et les arrose
Pour qu'ils me donnent quelque chose
Du paradis ;
Je vous le dis,
C'est ainsi – ne lui en déplaise –
Qu'au lieu d'enrichir le malaise,
En attendant les grands honneurs,
Je cueille des petits bonheurs
Sous les nuages
Et leurs outrages.

Le paradis n'est pas ici,
Mais il est un peu là quand même,
Entre le chagrin, le souci,
La mitraille et le chrysanthème...
Le reconnaîtrez-vous aussi ?

 

 

LOGO NH-PF

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Des morceaux de paradis par bongopinot

 

Je pense que le paradis n'est pas sur terre

Mais des morceaux y tombent sans bruit

Nous offrant ainsi un peu de son mystère

Doux comme du velour et sucré comme un fruit

 

Le paradis n’est sûrement pas sur terre,

Mais tous ces petits bouts débarqués m'ont éblouie

Ils consolent et apaisent nos mauvaises heures

Descendus doucement d’un ciel d’étoiles bleu nuit

 

Partout des petits jardins de bonheur

Qui se seraient simplement échoué et invité

Mais qu'il faudra parfois chercher des heures

Pour profiter de cette olympe amenuisé

 

Déposé sur terre pour nous donner un peu de joie

Que l’on partage tout au long de notre vie

Pour nous permettre de supporter les jours froids

Les peines, les malheurs et la maladie

 

Ils sont dans ce champ de belles marguerites

Et dans toutes ces choses que l’on aime

Ils sont dans nos plaisirs et nos fêtes

Ils sont partout et également en nous-même

 

 Et même si le paradis entier n’est pas ici

On peut bien si on veut s’en construire un

Et le garder dans nos maisons bien à l’abri

On peut si on le souhaite chacun avoir le sien

 

 Voilà je m’en vais construire mon paradis

Pour y mettre tous mes petits moments de bonheur

Pour supporter un peu mieux mon destin étourdi

Ne vous moquez pas au risque de briser mon cœur

 

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Eclats du paradis (Joe Krapov)

DDS 338 Eclats du Paradis


S'il faut montrer, ce samedi,

Quelques fragments de paradis,
Tant pis si ça paraît étrange :
Voici comment je vois les anges !

D 96 09 23 Saint-Pol de Léon - Défilé - Danseurs volants 2


Moi, je n'en fais pas un mystère

Mon paradis est sur la Terre !
Un bord de mer en Finistère
Et la Bretagne est Univers !

D 96 09 04 Coucher de soleil à Plouescat


Ceux qui rêvent jusqu'à plus soif

D'un séjour de paix éternelle
Grand bien leur fasse !

D 96 09 28 Saint-Pol de Léon - Petits sauniers de Guérande


Désolé si ça les décoiffe :

Je préfère à ça les dentelles,
Les sourires et le temps qui passe...

D 96 09 31 Saint-Pol de Léon - Contrejour de coiffe fouesnantaise


...Sans que l'on ait à regretter

La longueur de l'éternité !

D 96 09 02 Coucher de soleil à Plouescat

 

Photos prises à Plouescat et Saint-Pol-de-Léon (Finistère) en juillet 1996

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L’enfer est le paradis (EnlumériA)


— Ça serait quoi pour moi, la définition du paradis sur terre ? C’est ça que vous me demandez ?
— Oui, monsieur. C’est exactement ça.
— Eh bien… de prime abord, j’ai bien une idée qui me vient à l’esprit, mais…
— Mais ?
— C’est-à-dire que c’est assez intime.
— Intime ? Vous voulez dire qu’il s’agit d’une…
— D’une dame, tout à fait. Vous comprendrez ma discrétion.
— C’est une dame que l’on connait ?
— En effet, monsieur. De plus, elle est mariée. Fort mal, mais le fait est là.
— Je vois. J’ose croire, cher ami, qu’il ne s’agit pas de mon épouse ?
— Non, monsieur. Soyez rassuré. Il s’agit d’une jolie femme.
— Vous êtes vexant, monsieur.
— Non. Ne croyez pas cela. Il se trouve simplement que nous avons des goûts différents.
— Soit. Mais cela ne répond pas à ma question.
— Qui était ?
— Votre paradis sur terre, monsieur ! Enfin ! La mémoire vous fait-elle défaut à ce point là ?
— Ah oui ! Cela me revient. Pardonnez-moi. Cette dame dont je parlais. C’est qu’elle m’occupe l’esprit, vous savez.
— Oui, certes. Mais nous n’allons pas y passer le réveillon. Votre réponse, monsieur. Nous avons tous répondu. C’est à votre tour de jouer le jeu… et sans finasser, s’il vous plaît.
— L’enfer, monsieur.
— J’ai peur de ne pas comprendre.
— L’enfer de la bibliothèque, voyons. Vous connaissez mon amour immodéré pour les livres.
— Les livres, bien sûr. Il est vrai que vous avez la réputation d’être un rat de bibliothèque.
— Tout juste, monsieur.
— Et je me suis laissé dire que la bibliothécaire était on ne peut plus avenante.
— Par le diable ! Je suis démasqué. Vous êtes malin comme un chat.
— À bon chat, bon rat, monsieur.


Évreux, le 20 février 2015
 

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oxygène (par joye)

 

 Si t’es un homme

Ou même tout comme

Tu marches sur la terre

Tant qu’à faire

Et tu erres

Dans le planisphère

Pour trouver de l’air

Ou même un petit peu d’oxygène

 

Comme dans un paradis brisé

Tout comme un paradis brisé

 

Si t’es une femme

Amalgame :

Hey nana, tu es infâme

On te met tout le blâme

Et pour mieux péter le drame

Tu bosses et puis tu rames

En faisant toutes tes gammes

Pour juste un petit peu d’oxygène

 

C'est comme un paradis brisé

Tout comme un paradis brisé

 

Et puis enfant ou bestiole

La vie n’est pas plus drôle

Abattoir ou viol

En buvant du pétrole

Si tu chopes la rubéole

Tu crèv'ras comme un rag-doll

Et sans un petit peu d’oxygène…

 

Comme un paradis brisé

Ce maudit paradis brisé

 

Alors, Dieu es-tu là

Sous ta stupide pergola ?

Mon dieu ne vois-tu pas

Qu’on est déjà raplapla

Pour une histoire de gaga

Et un jardin loin de ça...

Car il te manquait de l’oxygène

 

Comme dans un paradis brisé

Tout comme un paradis brisé

Parce que ton paradis brisé

N’est plus là pour te catéchiser

 

Juste un petit peu d'oxygène

 

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Participation de JAK

ja01

Le Paradis, que ne m’a-t-il pas fait rêver ??? Dans mon enfance un chemin pentu, pas loin de la ville y menait péniblement. Tous les Jeudis,  avec les copains, filles et garçons,  nous nous y accédions  pour découvrir, on ne  savait trop quoi.

Chaque fois c’était la même  sensation d’une expédition  vers l’inconnu. En bordure du chemin pierreux,  des arbres aux ramures excentriques nous lorgnaient  nous tendant  leurs bras tortueux. Nous en  cherchions un  accessible, pour l’escalader, et,  de sa cime découvrir la cité qui s’agitait à nos pieds, refaisant, du haut de cette citadelle, un monde, et celui-ci alors, nous appartenait.

Il y avait aussi à quelques pas,   un immense comble, un abime,  broussailleux que  les ronces avaient capté  et transformé en   un  royaume sinistre. L’enfer ?  Nous imaginions l’antre de quelque Diable-Sorcier, mais au grand jamais nous ne l’aurions exploré pédibus. Seuls nos yeux s’y activaient et  le scrutaient, sans cependant y  déceler la moindre  trace de l’autochtone sorti de notre imaginaire… le mystère demeurait entier…

Les anciens certifiaient     que le soir venu il s’y tramait des choses étranges… Une Dame blanche y rodait…. Mais notre courage émérite ne nous permettait pas d’aller en vérifier la véracité aux heures tardives. Nous avions, devant  cette énigme  menaçante,  une curiosité bien velléitaire. 

Je n’ai jamais su pourquoi cette grimpette se   nommait  rue du Paradis, mais pour nous c’était l’ouverture vers la porte d’un  éden imaginaire qui nous captivait  et concrétisaient nos angoisses de pré adolescents.

Et nous étions heureux d’être tous ensemble. N’était-ce pas là, le plus beau des Paradis.

 

 

Puis l’âge venant, j’ai pensé que le paradis, paradigme éternel de la soif de bonheur, n’existait pas. Trop de souffrances semblaient l’interdire.

Alors,  je n’ai pas cherché à savoir si il existe, je me suis contentée de savourez chaque moment.

Telle est a été et demeure ma  conception, et je cultive toujours, peut-être naïvement,  quelques coins paradisiaques,

 

Finalement,

Brin de  Paradis,  ou embuche    embarquée  sur les  rives du Styx,  à chacun son choix.

 

 

Le Paradis l'ami Georges l'a si bien chanté

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DES MORCEAUX DE PARADIS (Lorraine)

         Des morceaux de paradis émaillent la prairie, Jules Renard les a vus et, en voulant les rassembler pour en tisser une belle nappe miroitante et lisse, il s’est rendu à  l’évidence : jamais il ne reconstituerait le paradis initial, il manque des morceaux, il n’y a sur la terre qu’un paradis brisé.

         Depuis, pénétrée de cette découverte, je tente de m’y conformer. Je longe la rivière au soleil et je fuis l’ombre, je bondis sur les petits nuages d’azur et fais volte-face quand veut m’emporter l’orage ricanant ; je parle à mon chat et je le caresse quand il s’approche éperdu, au sortir d’un cauchemar félin. Son ronron est un minuscule bris de bonheur mais je le reçois comme une grâce.

         Je dénombre chaque jour une brisure de paradis, je l’attache à ma boutonnière et il m’aide à vivre.

         Je ne retrouverai plus le paradis de mes vingt ans. Mais je sauve précieusement ( si précieusement !) les miettes de paradis brisé quand le hasard m’en fait cadeau : une petite main d’enfant dans la mienne, une vieille romance lancée aux passants par l’orgue usé de Barbarie, un sourire qui rencontre le mien, l’espoir d’une visite. Et la certitude que chacun de nous avons notre petit coin de paradis quotidien si tout simplement nous réapprenons à « voir » ce que est vraiment beau et à « entendre » le chuchotis des arbres et le chuchotis du cœur.

 

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le paradis (Lilou)

 

Et voilà c’est arrivé… c’est bien ce que je craignais, qu’un jour, à force de nous concocter des défis chaque samedi, on se retrouverait en classe de philo. Disserter sur le paradis en miette, en morceau ou en entier comme si on parlait de thon en boîte.

Pas de radis ce n’est pas le paradis que ce soit sur terre ou sur mer ; et pas de radis pour acheter son brie c’est à pleurer des seaux… qui mord ne dine pas…

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