Un soleil fou fouettait le sang de l’arbre.

L’univers tout entier s’inquiétait que cet arbre ne sache rien.

De la mort de Charlie.

Il n’y avait pas de minute à perdre pas de seconde à retenir.

Pour que l’ombre  de Charlie travaille son ventre d’arbre.

On fond du jardin je les ai vu arriver avec leur pharmacopée religieuse.

Charlie entendit le froissement de la lame au dessus de sa tête.

Et puis plus rien.

 La nuit a alors commencé à tomber  et dans nos cœurs l’anxiété s’est faite souveraine.

La lune  laissa tomber une larme et quand la larme s’assécha les gentils chassés du temple sont venus par milliers.

Ces gentils qui n’ont jamais rencontré  DIEU et qui vont quand même fleurir les cimetières

Enjoués, rieurs, plaisants ,  les gentils portaient sous l’arbre le rire de Charlie enveloppé d’une lumière printanière .

On ne veut rien  cisailler de la pointe d’encre disaient-ils  On veut continuer à dessiner comme on taille une branche pour extraire la flèche qu’elle promettait.

J’ai surpris alors le marchand de DIEU dans l’épine des roses dans le rire étain des enfants de Syries

Alors a commencé  la veille des gentils qui affluaient par milliers pour conduire la langue française à sa pointe d’aubépine.

Toute la fabuleuse force de la vie est dans l’aiguillon de nos irrévérences, de nos désobéissances à ce DIEU des marchands.

Nous ne savons pas vivre mais qui le sait ?

Nous ne savons pas écrire, mais qui le sait ?

Nous ne savons pas où aller, mais qui le sait ?

Les gentils ne sont pas à un centimes prés d’erreur, d’ébauches et d’errance.

Il serait cocasse qu’‘un dieu mendiant ait pu demander la mort de Charlie.