Si j’ai tendance à remettre au lendemain ce que je pourrais faire à l’instant ? Oui. Pourquoi ?

-      Parce que je suis une impulsive sollicitée par quantité d’intérêts aussi divers que disparates : (écrire un poème, un message, nourrir mon chat Milord qui miaule impérieusement, ranger la table du déjeuner, dresser ma liste de courses, décider d’aller à la Bibliothèque dans l’après-midi, écouter à l’instant même « Le 3ème Homme » qui berce si savoureusement ma mélancolie, l’écouter une deuxième fois,  lire la consigne de « Samedidéfi » et commencer à cogiter, dresser ma liste de cadeaux de Noël, repenser à la consigne et aligner quelques mots, répondre au téléphone, relire les quelques mots et les trouver boiteux, barrer, remplir une deuxième fois le bol de Milord, boire un verre d’eau et me demander très sérieusement ce qui m’empêche de continuer à écrire la consigne, puisque c’est ce que j’aime le mieux et que rien, mais vraiment rien, ne m’en empêche !?...

-      Comment je résous le problème ? Le plus souvent comme aujourd’hui : je m’assieds carrément devant l’ordi en envoyant au diable toutes les bonnes ou mauvaises raisons d’écrire ou non et ma procrastination prend les voiles. Je suis, en effet, (d’après Wikipedia) du sous-type Emotif « qui agit seulement quand il est porté par l’enthousiasme et sur ce qui lui apporte des satisfactions immédiates ».

-      Si ces distinctions de la procrastination me conviennent ? Pas vraiment. Quand je pratiquais encore ma profession, je ne me posais aucune question, je n’hésitais pas, je me mettais au boulot, point .Envie ou pas, pluie ou soleil, je n’avais pas le loisir d’être procrastinatrice.  Et c’était beaucoup plus efficace !

-      D’où je conclus que si l’on ne change pas, en tous cas on évolue : la fatigue, la solitude, l’âge influencent la personnalité. Que reste-t-il de mon passé ? L’impulsivité. Voilà pourquoi je termine à l’instant la consigne et l’envoie sur-le-champ à Samedidéfi.