15 novembre 2014

Défi #325

Le CAHIER

 

Cahier

Ancien ou nouveau ...

contenant des souvenirs, des découvertes ...

 Bonne recherche à tous !

Vos envois sont attendus à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

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Participation de Célestine

Pause

 

ce01



J’étais lascivement affouagé à la terrasse des deux Filons, sirotant ma levantine aux frais rayons d’un maigre soleil de mai. C’était ma pause. Quand l’Albert a débarqué en courtaudant à fond l’émule et en suant comme un camembert sur un puchoir.

- Chef ! Chef ! Y a une bande de freloches qui viennent de s’ faire serrer par l’patron du Grand Biprix. Faut qu’ vous z’y v’niez ! I’z’ont défoncé le rayon des biclous au fortran et au nummulitique !

- Arrête de mutir comme un goret qu’on égorge, y a pas urgitude !

- Mais si chef ! Faut z’y donner des coups d’podion dans l’pluvier à c’t’engeance ! Pour leur z’apprendr’ les bonn’s manières !

- Pfffff…j’ai soupiré. C’qui faut pas faire ! Et là, j’ai assommé l’Albert d’un coup d’bigo dans le musoir.

-  Et v’là l’travoul !  J’ai dit aux badauds médusés. Ma pause, c’est sacré !

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Chaman bouche un coin ! (Joe Krapov)

Personne n’a jamais courtaudé le Malin mais tout le monde tire le diable par la queue. C’est sans doute que ventre affamé n’a pas d’oreille. La faim justifie que les moyens aillent se vendre tandis que les grands se gobergent. Ce que les petits gagnent, n’en parlons pas. Pourquoi les appellerait-on gagne-petit, sinon ? Tout ça pour dire qu’à cette époque plutôt opaque et peu épique je faisais le vigile dans un supermarché. Hé, quoi, il faut bien vivre ! S’il n’était de mâchicoulis, que ferait la colichemarde ? Que les péronnelles mutissent, peu me chaut : du début à la fin de mois, je croûte. Crise !

Tout était calme ce matin-là. J’ouvrais un oeil numillitique et surveillais les caisses et les têtes de gondoles pas assez vénitiennes à mon goût quand la cliente chic est entrée. Choc !

Elle avait le type asiatique, était coiffée d’une drôle de toque. Elle n’avait ni balantine, ni sacvuittone, ne poussait nul Caddie ®. Elle semblait un cadeau, ça semblait du gâteau, un carton. Trop facile, trop gracile, trop belle pour être honnête ! Claudiquant, Cafougnettesque, Roubaisien, je la pris en filature, j’emboîtai le pas à sa mise.

Je la filai à provisions car, c’est peu de le dire, elle avait avantages à foison. Elle avait beau être toute seule il y avait déjà bien du monde au balcon. Tout en lui filant le train, je surveillais ses arrières en même temps que César Franques mais elles n’étaient alors que Gauloises et partirent enfumées. N’allez pas pour autant faire de moi une freloche car plutôt que par les siennes, à Madame Bellepaire, j’avais été séduit par son allure fière et bien intrigué je le jure par cela qu’elle jurait et semblait intrigante. Oui, professionnellement j’aime que l’on me hameçonne, que Madame me sonne pour que je la soupçonne. J’adore savoir ce qui se trame et suis pour cela capable de suivre le fil d’une histoire jusqu’à son travoul même ! Et voilà le travoul, m’exclamé-je souvent quand la cliente un peu dinde vite son sac de New Delhi pour dévoiler le corps dudit. Délicieux délit, adorable larcin pour Larsan, chambre jaune, dame en noir, détective au parfum, rapine qui n’alla pas plus loin qu’aux arpents du magasin.

Mais là, bizarrement, non. Pas de poches à sa levantine, pas d’emplettes, pas d’embrouilles, pas même de farfouille au rayon des chaussettes. Pas même l’air d’être en repérage, la perruche. Je commençai à me dire que je faisais fausse route, allais vers la déroute, pédalais dans la yourte ou même dans la choucroute. J’allais m’en retourner à mon poste de guet pas gai quand la fille aux yeux bridés, aux pommettes mongoloïdes et à la toque toquée pivota sur elle-même et me dit :

- Cessez de me suivre ou j’appelle un agent !
- Allez-y, je suis là, répondis-je en exhibant mon badge.
- Eh bien quoi ? me fit-elle. Vous avez un problème ?
- Vous… Vous m’attirez ! bredouillai-je. Vous scintillez comme une étoile, vous allez sans bile comme une comète. Oh ma chourie, chourie ! Voulez-vous Philéa l’anglaise avec moi ?

Elle haussa les épaules, me traita de vermisseau et s’en fut tandis que, Fu Manchu déconfit et confus, je regagnais mon poste de vigile près des caisses.

Cinq minutes plus tard je la revis qui faisait sagement la queue pour payer son achat. Ca ne manquait pas de sel : elle avait acheté un puchoir, la Messaline des steppes de l’Asie centrale. J’avais juste oublié que quelquefois le cow-boy Marlboro dîne. Elle ramassa sa monnaie et sortit, me jetant au passage un dernier regard méprisant : « Un coup de dédain jamais n’anoblira le bazar » a dit le poète.

Je la suivis des yeux. Elle traversa la rue, s’arrêta sur le trottoir d’en face, se retourna et regarda le magasin. Elle répandit le sel en cercle autour d’elle. Elle posa le bout de ses doigts écartés les uns des autres de chaque côté de sa tête, contre ses tempes, elle ferma les yeux et se concentra.

D’abord il ne se passa rien. Puis petit à petit un brouhaha sembla s’élever depuis le fond du magasin. Délaissant ma sorcière bien aimée, bien haineuse voire vénéneuse, je me tournai vers le foyer d’agitation. Les clients s’étaient tous immobilisés, surpris par le phénomène. Au début c’est venu depuis le rayons chips et puis ont suivi les gâteaux apéros et les friandises en sachets. Les paquets se sont gonflés d’air, émettant une série de bruits secs mais restant rebondis à la limite de l’éclatement. Puis un premier paquet s’est élevé dans les airs entraînant les autres à sa suite. Lentement ils se sont approchés des caisses, sont restés suspendus à trois mètres de hauteur et ont attendu là tandis qu’ici et là, tous les autres articles du magasin, dryades, acétabules, vol-au-vent, boîtes de conserves de concert gagnaient l’oblast des monts célestes. Bientôt les surgelés entrèrent dans la danse et gagnèrent l’Altaï. A la fin le magasin ne fut plus qu’un désert de Gobi sans plus rien à gober pas même le boulgour et clients, caissières et vigiles sidérés assistèrent à ce vol à flanquer le bourdon. A quoi ça rime si le Nesquik hisse l’écorce à Coffe (J.-P.) ?

Enfin tout le fourbi, rangé en file indienne se mit à zonzonner par-dessus les portiques antivol qui n’avaient jamais si mal porté leur nom que ce jour-là. Les premières marchandises s’engouffrèrent dans la porte à tambour qui devint un manège plus coloré encore qu’un medley de chansons de Walt Disney. Dehors, stupéfiés, les passants du Centre commercial regardaient hébétés la boutique se vider sous les yeux du videur qui bientôt le serait lui aussi, vidé, de la boîte.

Le patron sortit de son bureau et, comme si je n’étais qu’un costume, m’alpagua :

- Mamadou Lambatar ! Qu’est-ce que c’est que ce foutoir ?
- C’est un hold-up, patron ! Un casse de haut vol !
- Qui a fait ça ? Et pourquoi personne n’a prévenu la police encore ?

Je regardai dehors. Avec toutes les marchandises à sa suite, la Mongole fière s’était envolée !

DDS 324 Mongolfière

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Plus ça change, plus c'est la mème-chose (par joye)

defic'est du francais, ca

 batmanniveau

 

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Chez Augustine par bongopinot

Dans la région du Levantine

Sur la route de Travoul

Un magasin chez augustine

Ou tous les samedis il y a foule

 

Je courtaude tous les jours à l’accueil du public

Je reçois souvent des gens mécontents debout sur mon puchoir

Et toutes ces personnes nummulitiques

Ont intérêt aujourd'hui, à ne pas me décevoir

 

Quand soudain, arrive un homme fébrile

L'homme venait de voir deux vols dans ce magasin

Il a surpris un voleur et pas des moins agiles

Et il me raconte ce qu'il a vu n'ayant rien à faire ce matin :

 

"J'ai aperçu un homme en habit de prestidigitateur

Cela ne m'a pas surpris Il y avait un cirque cette semaine

Il parlait tranquillement au kiosque à bijoux, à un vendeur

Et a dissimulé au nez de celui-ci une médaille et sa chaine

 

Puis je l'ai revu dans le rayon informatique

Il regardait avec attention ordinateur et une belle petite sacoche

Et subrepticement, tranquillement il  les a muti sous sa cape

Puis sans demander son reste il a pris ses jambes à son cou de freloche".

 

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L'Affuire 978-MANRV-35700-AJT (Sebarjo)


 

ARCIMBOLDO_Artichaut

 

 

Affuire 978-MANRV-35700-AJT
Vol à la Ture dans l'opucerie Super Nuva,
Place de l'étuile, Tyucanmen , Planète Jupitür : idiume : Niu françu

 

 

Dispofusion de Mudame Cruyeuse :

Je le jure je derouais tôte la véruté sans mutir une siole fois, crachu géré !

C'étuit sémadi durnier, m'utant levantine de bonne hure comme à monabutide, je susse partu fesaire mes cursus et arravis dauvant la duvansture de Supernuva davant son nuverture, sans niôle busoin de me prousser ni mûme de courtauder. Il dovut être dans les nouf hures moins suptonte. J'attendus donc pusciemment que l'hure turne, plonjue proufondémente dans mes pansues, l'esprut nummulitique. A nouf hures putantes, Supernuva ouvrut ses purtails. Il n'y avuit que pus de monde encure, c'est purce quoi je la visu tôte de glu. C'étuit au ruyon des lugubres et fructuses. Elle turnuyait sa tohûte dans tôtes les sciences comme une freloche, ce qui me mut la pièce à l'oroille. Issio, Je la visu surtoir de son puchoir un grand travoul nabullesque à la loume biênue aigoisée avec luquel elle piqûra un grond artuchiaux, coumme dans le puème ''L'hure du Creum'' de Moras Kerim, scribouillu en viau françôme (ayah oui minus de rin j'ai des litres et c'est pas sôlument purce quoi j'ai de la buteille!) Pur ce qui fut des mulons, des cucombres, des curnuchoux, des betaruves, des pumes de ture, des caruttes de suble, des battaviaux, de la mûche et des laitûes, et j'en pusse et des muyères, je n'ai rien vis.

C'est pas que j'usse pas de cure mais pour l'artuchiaux, je susse surtaine de mui , je la visu, je la visu de mes proputes zyeutes ! Crachu géré dé nuva !

 

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Participation de JAK

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Oui m’sieur l’agent je l’ai vu comme je vous vois  ce cyclope  NUMMULITIQUE.

Il courrait à travers tous  les  TRAVOULS  pour les  bonder d’emballages bien trompeurs, prometteurs de  garantie bio, de bonheur sans fin, (il suffit pour cela de remplir son caddie.) C’est un finaud.  Il n’a d’yeux que pour me voir et pour mieux me COURTAUDER, moi,  LEVANTINE  Gogo, pour me dévorer toute crue en me fascinant par ses  offres promo incontournables

Il m’a bien prise pour une FRELOCHE, une vraie de vraie Boloss  il veut me faire voir la lune en plein jour. Cet aigrefin m’a chouravé  mes épiceries d’antan. Celles-là mêmes où je pouvais MUTIR  à plaisir, sentir, toucher, comparer, tester ;  là  où je n‘étais  pas une proie, mais un quidam estimé et reconnu.

Oui m’sieur l’agent, je vous l’assure, je l’ai vu,  de mes propres yeux, vu.
Il est grand je vous dis,  c’est un monstre, une sorte de PUCHOIR, avec des tentacules agrippeuses.
Il a dépouillé  les épiceries de ma jeunesse  rien n’est plus pareil. 


Avec lui m’sieur  l’agent, fini l’odeur des épices,  je ne rêve plus, désormais  engloutie dans les méandres du trop plus. Liquéfiés, la convivialité, le timbre poste à l’unité, la demi-baguette, mon débitant avec son  béret bien ancré la clope au bec, les commérages, les derniers potins.

Dorénavant  on est  urgemment pressés de passer à la caisse, plus besoin de  monnaie sonnante et trébuchante,  une carte en plastique suffit. On fait la queue pour payer, mais las, usés, fatigués, avachis sur un caddie plein à ras bord de choses inutiles bien branchouilles,  ignorant  les ceusses autour de nous  qui nous ressemblent,

Mais M ’sieur l’agent , dites-moi, vous avec votre matraque magique  qu’est ce que vous pourriez faire pour stopper ce monstre ?

Existe – t-il un bureau de doléances pour dénoncer tous ses méfaits, qui chamboulent les chalands à l’insu de leur plein gré ?

 Oui M’sieur l’agent, voila que je chougne,* mais je m’inquiète pour le futur. J’en suis  toute ablagée*.
À cha peu* toutes les épiceries de mon village disparaissent,  mêmes les belles  librairies s’exilent dans des rayons où les livres sont, malheureux,  bien seuls dans une  cargaison de pseudo best-sellers d’écrivaillons. Fini de  tourner les pages  des bouquins, feuilleter le dernier sorti, humer la fragrance du vieux papier, d’avoir un conseil éclairé,  mille  choses qui méritaient le déplacement.

Et je suis triste.   Dans ma rue principale, ce galopin à laissé des vitrines béantes, pleine d’un vide  qui me sidère.
Et je pleure.   Que sont devenus mes bazars  et autres devantures d’antan ?  C’était  un peu plus cher, mais  en contrepartie on ne s’encombrait pas de choses superflues qui nous tendent si bien les bras chez le Giant et qui sournoisement alourdissent la note.

 Ah oui M’sieur l’agent  vous me dites de  déposer une main courante, ce n’est pas ma main que j’aimerai déposer……mais bien mon pied

ja02

Levantine Gogo pour Défi #324

 

*parlé gaga

Ablagée        accablée.

Chougne      Gémir, pleurnicher.

A cha peu        petit à petit, l'un après l'autre

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Ils étaient deux (MAP)

Oui, ils étaient deux Monsieur le Commissaire !

 

Non, je ne pourrais pas les reconnaître, ils avaient un puchoir sur la tête

 Il y en avait un grand comme vous qui donnait des ordres à l'autre plus petit comme …  tiens un peu comme votre adjoint ! Il lui a dit « Bouge toi les fesses, les flics vont radiner ! » d'une voix nummulitique que je reconnaîtrais entre mille !!! L'alarme sonnait, personne n'osait bouger car le grand nous menaçait avec sa freloche !

 

On n'entendait pas une mouche mutir, je vous le dis!!

 

Ils ont embarqué toutes les levantines dans la grande vitrine et les trois travouls qui étaient restés sur le comptoir quand une cliente en choisissait un pour l'anniversaire de son mariage !

 

Et hop ils se sont courtaudés à toute vitesse du côté de la gare ! Il y avait un monde fou dans la rue et quand j'ai retrouvé mes esprits, j'ai essayé de voir où ils avaient bien pu passer, j'ai juste remarqué par terre un puchoir que l'un d'eux avait perdu dans sa course ! Ça pourrait peut-être vous mettre sur leur piste !!!

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Participation d'Emma


C'est moi que j'suis la nonne* du fourlineur**

Oh, M'sieur l'agent, vous pouvez toujours courtauder, vous ne l'attraperez pas. Il a filé derrière les puchoirs, il a dû s'y désaper, et à cette heure il doit être loin ! Tiens vous devriez visiter les puchoirs,  je suis sûre qu'il y a planqué ses freloques !
J'l'avais r'péré d'puis un moment, c'te grand travoul!
A quoi j'ai vu que c'était un travoul ?  ça se devine à vue de nez, y'a pas une femme qui met encore des faux cils de nos jours, à part les levantines de Bollywood et des feux de l'amour.
Ça, ses mollets musclés et ses escarpins au moins du 54, j'ai bien compris que c'était un travoul, malgré toutes ses freloques.
Il était là à muter les bijoux en respirant fort comme un nummulutique, ça sentait le mauvais coup.

A vot'service !

Allo, Alfred ? Tu peux sortir des toilettes, ils sont partis dans les puchoirs. Passe par les jouets. Dans une heure, j'ramasse le sac dans la gaine des fluides, j'te r'trouve à la maison. à'c'soir !


…………………


* nonne : Aide du tireur, compère, complice, acolyte du fourlineur.
** fourlineur  Voleur à la tire, avec adresse, qui vole dans les poches, dans les foules et sur les étalages des marchands.

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