Quand au cœur de ma nuit aux mâchoires écumantes,
Je cherche, pantelante, ta main sous le drap,
Dans la percale fraîche de ta tendresse aimante.
Je la saisis comme on s’accroche à un mât.

Là, dans le creux de nos paumes jointes,
Tête à tête,
Cœur à cœur,
Par la longue ligne de notre vie ensemble,
Tu me ramènes aux rivages du jour,
Vers la terre ferme et si consolante
De ton indéfectible amour.