Notre espèce est venue à bout de tout, ou presque, du tigre de Bali à l'ours de l'Atlas, en passant par le dodo (dronte) de Maurice et le lièvre de Majorque. Elle est tellement efficace dans son côté destructeur que selon certains, elle a fait entrer notre planète dans sa sixième extinction de masse.

Le "presque" de ma pemière phrase est directement lié au thème de la semaine, car ce que nous n'avons pas été, et ne sommes toujours pas, capables d'éradiquer fait partie du monde microscopique et même submicroscopique.

Au début, nous avons cru pouvoir venir à bout des microbes, mais l'usage sans mesure ni discernement des antibiotiques a provoqué l'apparition de souches résistantes et nous sommes aujourd'hui bien démunis de moyens d'action contre elles. Nous en reviendrons bientôt aux temps bénis des grandes épidémies.

Et le plus grave n'est pas là, le plus grave se situe à un niveau de taille encore inférieur : les virus. Ces êtres hybrides, à cheval sur la vie et le monde minéral (car certains cristallisent, comme la mosaïque du tabac), sont les plus sournois des adversaires et les plus réactifs à nos attaques. Ebola ou HIV, leurs petits noms sont synonymes de grandes trouilles.

Comme dit un de mes compatriotes (Lou Deprijck) "On verra tout à l'heure si vous n'avez pas peur !"

 

Et vous devriez, car, comme à chaque grande extinction, la vie certes survivra, mais nous pas. Via ses plus infimes manifestations, elle aura eu raison de notre espèce, et avec elle de tout ce qui avait fait sa fierté, son orgueil.

Même l'œuvre de Marcel sera réduite à rien (comment ça, "ça ce n'est pas une catastrophe" ?)